Fondation de Rome

Le mythe de la fondation de Rome repose sur plusieurs sources qui en rapportent l’histoire, présentées ci-dessous. Les différentes versions de ce mythe se basent sur des travaux d’historiens dont les travaux sont perdus ou subsistent sous forme de fragments.

Tite-Live

Tite-Live raconte :

« Mais les destins devaient sans doute au monde la naissance d’une ville si grande, et l’établissement de cet empire, le plus puissant après celui des dieux. Devenue par la violence mère de deux enfants, soit conviction, soit dessein d’ennoblir sa faute par la complicité d’un dieu, la Vestale attribue à Mars cette douteuse paternité. Mais ni les dieux ni les hommes ne peuvent soustraire la mère et les enfants à la cruauté du roi : la prêtresse, chargée de fers, est jetée en prison, et l’ordre est donné de précipiter les enfants dans le fleuve. Par un merveilleux hasard, signe éclatant de la protection divine, le Tibre débordé avait franchi ses rives, et s’était répandu en étangs dont les eaux languissantes empêchaient d’arriver jusqu’à son lit ordinaire ; cependant, malgré leur peu de profondeur et la tranquillité de leur cours, ceux qui exécutaient les ordres du roi les jugèrent encore assez profondes pour noyer des enfants. Croyant donc remplir la commission royale, ils les abandonnèrent aux premiers flots, à l’endroit où s’élève aujourd’hui le figuier Ruminal [1]Le Ficus Ruminalis est un figuier sauvage situé au pied du mont Palatin, à Rome, devant l’entrée de la grotte du Lupercal (*). (*) Dans la légende de la fondation de Rome, Romulus et Rémus auraient été trouvés dans cette grotte, située au pied du mont Palatin à Rome, par la louve, qui les aurait alors allaités … Poursuivre, sous lequel Romulus et Rémus furent découverts par le berger Faustulus. Son nom viendrait du fait que l’arbre, à l’origine, aurait été consacré à la déesse Rumina (*) qui présidait à l’allaitement (en latin, Ruma désigne la « mamelle » [2]Félix GAFFIOT, Dictionnaire Latin-Français, Paris, Hachette, 1934., ou, selon Plutarque, « parce que les bêtes ruminantes allaient, au milieu du jour, se reposer sous son ombre [3]PLUTARQUE, Vies des Hommes illustres, « Romulus », p. 44. » (en latin, Ruma désigne aussi la panse d’un animal et Ruminalis, le « ruminant » [4]Félix GAFFIOT, Dictionnaire Latin-Français, Paris, Hachette, 1934, qui porta, dit-on, le nom de Romulaire. Ces lieux n’étaient alors qu’une vaste solitude. S’il faut en croire ce qu’on rapporte, les eaux, faibles en cet endroit, laissèrent à sec le berceau flottant qui portait les deux enfants : une louve altérée, descendue des montagnes d’alentour, accourut au bruit de leurs vagissements, et, leur présentant la mamelle, oublia tellement sa férocité, que l’intendant des troupeaux du roi la trouva caressant de la langue ses nourrissons. Faustulus (c’était, dit-on, le nom de cet homme) les emporta chez lui et les confia aux soins de sa femme Larentia. Selon d’autres, cette Larentia était une prostituée à qui les bergers avaient donné le nom de Louve ; c’est là l’origine de cette tradition merveilleuse. Telles furent la naissance et l’éducation de ces enfants. À peine arrivés à l’âge de l’adolescence, ils dédaignent l’oisiveté d’une vie sédentaire et la garde des troupeaux ; la chasse les entraîne dans les forêts d’alentour. Mais, puisant dans ces fatigues la force et le courage, ils ne se bornent plus à donner la chasse aux bêtes féroces ; ils attaquent les brigands chargés de butin, et partagent leurs dépouilles entre les bergers. Une foule de jeunes pâtres, chaque jour plus nombreuse, s’associe à leurs périls et à leurs jeux. » [5]TITE-LIVE, Histoire de Rome depuis sa fondation (Ab Urbe condita libri [Ier siècle av. J.-C.]), Livre I, IV. En ligne : https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Tite/livre1.htm

Denys d’Halicarnasse

Dans les Antiquités romaines, Denys d’Halicarnasse, lui-même historien, cite plusieurs auteurs anciens afin de délivrer sa propre version de la légende :

« Mais en ce qui concerne les enfants d’Ilia [6]Ilia : autre nom de Rhea Sylvia.Quintus Fabius [7]Quintus Fabius Pictor (v. 254 – v. 201 av. J.-C.) : homme d’État de la République romaine et un historien de langue grecque. Il est membre de la très célèbre famille romaine des Fabii. Son surnom Pictor est un cognomen familial qui remonte à son aïeul Caius Fabius Pictor, qui fit orner de peinture le sanctuaire … Poursuivre, dit Pictor [8]Pictor serait le premier des historiens romains, et Tite-Live le salue, de ce fait, du nom de « scriptorum antiquissimus » (« le plus ancien des auteurs (*) »). Plutarque remarque qu’il s’appuie beaucoup sur Dioclès de Péparéthos — auteur grec obscur, dont nous savons seulement qu’il a été le premier à relater la … Poursuivre, Lucius Cincius [9]Lucius Cincius Alimentus (…, v. -240 – v. -190, …) : historien romain de langue grecque du IIIe siècle av. J.-C., Porcius Caton [10]Marcus Porcius Cato, dit Caton l’Ancien (Cato Maior) ou Caton le Censeur (Cato Censorius) (*) (Tusculum, 234 av. J.-C. – Rome, 149 av. J.-C.) : homme politique et écrivain romain.

(*) Par opposition à son arrière-petit-fils, Marcus Porcius Cato dit Caton le Jeune ou Caton d’Utique.
, Calpurnius Pison [11]Lucius Calpurnius Piso Frugi : homme d’État et historien romain. et la plupart des autres historiens qui suivirent écrivent ceci : Sur ordre d’Amulius des domestiques prirent les bébés dans une corbeille et les portèrent au fleuve, éloigné environ de cent vingt stades [12]Le stade est une unité de mesure de longueur utilisée dans la Grèce antique. de la ville, avec l’intention de y jeter. 

« Mais quand ils approchèrent et qu’ils virent que le Tibre, gonflé par les pluies continuelles, avait abandonné son lit normal et avait débordé dans les plaines, ils descendirent du Palatin vers cette partie de l’eau qui était la plus proche (ils ne pouvaient s’avancer plus loin) et déposèrent la corbeille là où l’inondation touchait le pied de la colline. La corbeille flotta un certain temps, et puis, comme les eaux se retiraient par degrés de ses limites extrêmes, elle heurta une pierre et, se retournant, elle projeta les bébés, qui pleurnichaient et se vautraient dans la boue. 

« Alors une louve qui venait de mettre bas apparut : elle avait ses mamelles gonflées de lait, elle leur donna ses tétines à sucer et avec sa langue lécha la boue dont ils étaient couverts. Au même moment des bergers par hasard conduisaient justement leurs troupeaux au pâturage (l’endroit était maintenant devenu praticable) et l’un d’eux, voyant la louve caressant les bébés, fut pendant un moment béat d’étonnement et d’incrédulité en voyant cela. Puis il retourna et réunit le plus qu’il pouvait de ses camarades qui gardaient leurs troupeaux aux environs (ils ne crurent pas ce qu’il disait), il les mena voir la chose elle-même. 

« Quand ceux-ci approchèrent également et virent la louve s’occupant des bébés comme s’ils avaient été ses jeunes et les bébés s’accrochant à elle comme si elle était leur mère, ils pensèrent qu’ils voyaient une chose surnaturelle et s’avancèrent plus près, criant pour terrifier la créature. La louve, cependant, loin d’être exaspérée de l’approche des hommes, mais comme si elle était docile, s’éloigna lentement des bébés et s’en alla sans prêter attention à la cohue des bergers. 

« Alors il y avait non loin de là un endroit sacré, recouvert d’un bois épais, et d’une roche creuse de laquelle jaillissaient des sources ; on disait que ce bois était consacré à Pan, et il y avait là un autel de ce dieu. C’est à cet endroit que la louve vint se cacher. Ce bois n’existe plus, mais la caverne où coulent les sources est encore présente, construite sur le côté du Palatin sur la route qui mène au cirque, et tout près il y a une enceinte sacrée dans laquelle se trouve une statue commémorant l’événement ; elle représente une louve allaitant deux enfants en bas âge, les figures sont en bronze et d’exécution ancienne. On dit que cet endroit est un sanctuaire des Arcadiens qui autrefois y habitèrent avec Évandre [13]Évandre (*) : l’un des héros légendaires des origines de Rome. On prétend que c’est Évandre qui apporta en Italie le culte de la plupart des divinités des Grecs, qui institua les premiers Saliens (**), les Luperques et les Lupercales (***) (****). (*) Selon la tradition antique romaine, il aurait vécu au XIIIe siècle av. J.-C. (**) … Poursuivre

« Dès que la bête s’en fut allée, les bergers prirent les bébés, et croyant que le dieu désirait qu’ils soient sauvés, ils les emportèrent. » [14]DENYS D’HALICARNASSE, Antiquités romaines [Ier siècle av. J.-C.], I, LXXIX., 4. à 9. En ligne : https://remacle.org/bloodwolf/historiens/denys/livreIfr.htm.

OVIDE

Ovide évoque brièvement la légende dans les Fastes :

« Le pivert, oiseau de Mars, et une louve combattent pour les arbres jumeaux, et ce secours les a sauvés tous deux. [15]OVIDE, Fastes [v. 15, ap. j.-C.), Livre III. En ligne : https://bcs.fltr.ucl.ac.be/fast/FIII.html »

Plutarque

Plutarque, dans sa Vie de Romulus (publiés dans les Vies parallèles, composées entre 100 et 120) [16]PLUTARQUE, Vies parallèles, « Vie de Romulus ». En ligne : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/romuluspierron.htm#7. raconte cette légende, qu’il lie à la fête des Lupercales :

« Cet homme [Tératius] les exposa sur le bord du fleuve ; et là, une louve accourut pour donner la mamelle aux deux enfants, et des oiseaux de toute sorte leur apportèrent la becquée. Cela dura jusqu’au jour où un bouvier s’en aperçut : tout émerveillé, il prit la hardiesse de s’approcher, et il emporta les enfants.

« […]

« C’est là que les deux enfants, posés ainsi à terre, furent allaités par la louve, et qu’un pivert venait partager avec elle le soin de les nourrir et de les garder. Ces deux animaux passent pour être consacrés à Mars ; et les Latins honorent le pivert d’un culte particulier. Aussi ne manqua-t-on point d’ajouter foi au témoignage de la mère, que les deux enfants étaient nés du dieu Mars. Quelques auteurs disent que c’était erreur chez elle : Amulius, qui lui avait ravi sa virginité, serait entré dans sa prison tout armé, pour lui faire violence. D’autres veulent aussi que le nom de la nourrice ait été, par l’effet d’une équivoque, l’occasion de cette fable. Les Latins appelaient louves et les femelles des loups et les femmes qui se prostituent : or, telle était la femme de ce Faustulus, qui avait élevé chez lui les enfants. Elle se nommait d’ailleurs Acca Larentia. Les Romains lui font encore des sacrifices : au mois d’avril, le prêtre de Mars fait, en son honneur, des libations funèbres ; et la fête se nomme Larentia.

[…]

« Les noms de Romulus et de Remus leur vinrent, dit-on, du mot [ruma] qui signifie mamelle, parce qu’on avait vu la louve les allaiter.

« […]

« Nous avons déjà parlé de la fête des Palilies. Celle des Lupercales, à en juger par le temps où elle se célèbre, est une fête d’expiation : c’est un des jours néfastes du mois de février ; et le nom même de ce mois signifie expiatif. Ce jour s’appelait anciennement Februata. Le nom de Lupercales veut dire fête des loups : cela prouve, pense-t-on, qu’elle est très-ancienne, et qu’elle date des Arcadiens, compagnons d’Évandre. Ce n’est pas là une raison. Ce nom peut venir de la louve qui allaita Romulus ; et, en effet, nous voyons que les Luperques commencent leurs courses à l’endroit même où Romulus, dit-on, fut exposé. » [17]PLUTARQUE, Vies parallèles, « Vie de Romulus ». En ligne : En ligne : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/romuluspierron.htm#7.

L’helléniste français Alexis Pierron, dans une note de sa traduction de l’ouvrage, souligne que Picus [18]Picus, fils de Saturne (ou Stercutus) et époux de la nymphe Canens : très ancien roi italique fondateur de Laurentum (*). Il engendre Faunus et Fauna, et est donc le grand-père du roi Latinus. Il est transformé en pivert (picus) par la magicienne Circé dont il a repoussé les avances (**). Une tradition différente rapporte que Picus serait un dieu rustique qui pouvait changer de … Poursuivre, un des anciens rois du Latium, que les Romains adoraient comme des dieux, passait pour avoir été changé en pivert.

Origo gentis Romanae

Origo gentis Romanae [19]L’ouvrage intitulé Origo gentis Romanae (Les Origines du peuple romain ou L’Histoire du peuple romain), écrit en latin tardif, est un ouvrage de compilation présent dans le Corpus Aurelianum (*). L’identité de l’auteur de l’opuscule est inconnue, tout comme celle du compilateur et de l’auteur du titulus. (*) Sextus Aurelius Victor … Poursuivre, ouvrage anonyme du IVe siècle, narre ceci :

« Dès qu’il sut que la prêtresse avait accouché de deux jumeaux, le roi Amulius ordonna immédiatement qu’ils soient portés au bord du fleuve, et abandonnés.
« Ceux chargés d’exécuter l’ordre placèrent les enfants dans une petite barque, et les abandonnèrent dans le Tibre, au pied du Palatin, où un étang s’était formé, en raison des pluies abondantes. Faustulus, un porcher de la région, les aperçut en train d’exposer les enfants ; lorsque les eaux se furent retirées, il vit que la petite barque avec les enfants s’était immobilisée auprès d’un figuier. Attirée par les pleurs des bébés, une louve, qui venait de mettre bas, commença par les lécher, puis elle leur offrit ses mamelles afin de les soulager. Alors Faustulus s’approcha, recueillit les petits et les porta à sa femme, Acca Larentia, pour qu’elle les nourrisse, comme l’écrivent Ennius dans son premier livre, et (Lucius) César dans le second.
« Certains ajoutent que, tandis que Faustulus observait encore, un pivert également vola vers les enfants, le bec plein de nourriture, qu’il leur donna ; d’où la conviction que le loup et le pivert sont placés sous la protection de Mars. L’arbre, près duquel les enfants furent abandonnés dans le fleuve, est appelé « figuier ruminal », parce que sous son ombre le bétail a l’habitude de ruminer pendant le repos de l’après-midi.
« Valérius raconte au contraire qu’Amulius confia les enfants nés de Rhéa Silvia à son esclave Faustulus pour qu’il les supprime ; mais celui-ci, prié par Numitor de n’en rien faire, les donna à élever à Acca Larentia, sa maîtresse, qu’on appelait « louve », parce qu’elle avait l’habitude de se prostituer pour de l’argent. [20]Comme la louve, elle était désignée sous le nom de lupa (qui a donné le mot « lupanar »), ce qui serait l’origine de la légende.
« On sait en effet que ce terme désigne les femmes qui font commerce de leur corps, et de là vient l’usage d’appeler lupanars les lieux où elles sont logées. [21]ANONYME du IVe siècle,  XX, 2 à XXI, 2. »

Notes

Notes
1 Le Ficus Ruminalis est un figuier sauvage situé au pied du mont Palatin, à Rome, devant l’entrée de la grotte du Lupercal (*).
(*) Dans la légende de la fondation de Rome, Romulus et Rémus auraient été trouvés dans cette grotte, située au pied du mont Palatin à Rome, par la louve, qui les aurait alors allaités jusqu’à ce qu’ils soient trouvés par le berger Faustulus.
2 Félix GAFFIOT, Dictionnaire Latin-Français, Paris, Hachette, 1934.
3 PLUTARQUE, Vies des Hommes illustres, « Romulus », p. 44.
4 Félix GAFFIOT, Dictionnaire Latin-Français, Paris, Hachette, 1934
5 TITE-LIVE, Histoire de Rome depuis sa fondation (Ab Urbe condita libri [Ier siècle av. J.-C.]), Livre I, IV. En ligne : https://remacle.org/bloodwolf/historiens/Tite/livre1.htm
6 Ilia : autre nom de Rhea Sylvia.
7 Quintus Fabius Pictor (v. 254 – v. 201 av. J.-C.) : homme d’État de la République romaine et un historien de langue grecque. Il est membre de la très célèbre famille romaine des Fabii. Son surnom Pictor est un cognomen familial qui remonte à son aïeul Caius Fabius Pictor, qui fit orner de peinture le sanctuaire de la déesse Salus à Rome en 304 av. J.-C. Seuls des fragments de son œuvre ont été conservés. La liste des sept rois qu’il a établie pour la monarchie romaine est la seule liste connue, et fait autorité.
8 Pictor serait le premier des historiens romains, et Tite-Live le salue, de ce fait, du nom de « scriptorum antiquissimus » (« le plus ancien des auteurs (*) »). Plutarque remarque qu’il s’appuie beaucoup sur Dioclès de Péparéthos — auteur grec obscur, dont nous savons seulement qu’il a été le premier à relater la légende de Rhéa Silvia et des jumeaux Romulus et Rémus (**). 

(*) TITE-LIVE, Histoire romaine, I, 44.
(**) PLUTARQUE, Vies des Homme illustres, « Vie de Romulus », III et IV.

9 Lucius Cincius Alimentus (…, v. -240 – v. -190, …) : historien romain de langue grecque du IIIe siècle av. J.-C.
10 Marcus Porcius Cato, dit Caton l’Ancien (Cato Maior) ou Caton le Censeur (Cato Censorius) (*) (Tusculum, 234 av. J.-C. – Rome, 149 av. J.-C.) : homme politique et écrivain romain.

(*) Par opposition à son arrière-petit-fils, Marcus Porcius Cato dit Caton le Jeune ou Caton d’Utique.

11 Lucius Calpurnius Piso Frugi : homme d’État et historien romain.
12 Le stade est une unité de mesure de longueur utilisée dans la Grèce antique.
13 Évandre (*) : l’un des héros légendaires des origines de Rome. On prétend que c’est Évandre qui apporta en Italie le culte de la plupart des divinités des Grecs, qui institua les premiers Saliens (**), les Luperques et les Lupercales (***) (****).

(*) Selon la tradition antique romaine, il aurait vécu au XIIIe siècle av. J.-C.
(**) Les saliens sont des prêtres romains voués au culte de Mars et dont la création remontait, selon la tradition, au roi Numa Pompilius.
(***) TITE-LIVE, Histoire romaine, I, 5.
(***) Les Lupercales (lat. Lupercalia) sont, dans la Rome antique, des fêtes annuelles célébrées par les luperques du 13 au 15 février, près d’une grotte, le Lupercal (situé au pied du mont Palatin), en l’honneur de Faunus, dieu de la forêt et des troupeaux.

14 DENYS D’HALICARNASSE, Antiquités romaines [Ier siècle av. J.-C.], I, LXXIX., 4. à 9. En ligne : https://remacle.org/bloodwolf/historiens/denys/livreIfr.htm.
15 OVIDE, Fastes [v. 15, ap. j.-C.), Livre III. En ligne : https://bcs.fltr.ucl.ac.be/fast/FIII.html
16 PLUTARQUE, Vies parallèles, « Vie de Romulus ». En ligne : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/romuluspierron.htm#7.
17 PLUTARQUE, Vies parallèles, « Vie de Romulus ». En ligne : En ligne : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/romuluspierron.htm#7.
18 Picus, fils de Saturne (ou Stercutus) et époux de la nymphe Canens : très ancien roi italique fondateur de Laurentum (*). Il engendre Faunus et Fauna, et est donc le grand-père du roi Latinus. Il est transformé en pivert (picus) par la magicienne Circé dont il a repoussé les avances (**). Une tradition différente rapporte que Picus serait un dieu rustique qui pouvait changer de forme.

(*) Laurentum : ville de la Rome antique aujourd’hui disparue, située à l’origine dans le Latium vetus.

(**) OVIDE, Métamorphoses, XIV, 311-440.

19 L’ouvrage intitulé Origo gentis Romanae (Les Origines du peuple romain ou L’Histoire du peuple romain), écrit en latin tardif, est un ouvrage de compilation présent dans le Corpus Aurelianum (*). L’identité de l’auteur de l’opuscule est inconnue, tout comme celle du compilateur et de l’auteur du titulus.

(*) Sextus Aurelius Victor Afer, aussi dit simplement, Victor Afer ou Aurelius Victor (v. 320 – v. 390) : historien et haut fonctionnaire impérial romain originaire de la province romaine d’Afrique. Il devient préfet de la ville de Rome en 389. Il est aussi connu pour son recueil biographique traitant des empereurs romains. Il lui a été attribué un ensemble ordinairement désigné Corpus tripertitum ou Corpus Aurelianum, qui narre l’histoire de Rome depuis la légende de Saturne et Énée jusqu’à l’empereur Constance II, et comprenant trois œuvres : le Origli gentis Romanae (Histoire du peuple romain), le De viris illustribus urbis Romae, suite de 86 biographies des grandes figures de la Monarchie et de la République romaine, et un Liber de Caesaribus. Seule cette dernière œuvre est effectivement de lui [16]. Les auteurs des deux premiers traités ainsi que le compilateur, qui a dû faire des interpolations, sont inconnus.

20 Comme la louve, elle était désignée sous le nom de lupa (qui a donné le mot « lupanar »), ce qui serait l’origine de la légende.
21 ANONYME du IVe siècle,  XX, 2 à XXI, 2.

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