Loggia della Mercanzia, Sienne

Loggia della Mercanzia, Sienne

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La Loggia della Mercanzia est l’un des plus importants monuments de la Renaissance siennoise. L’édifice, construit au cours de la première moitié du XVe s., sur un projet de Jacopo della Quercia, elle avait pour fonction de magnifier l’accès au Tribunal de la Mercanzia, et n’émit constitué, à l’origine, que de la seule loggia ouvrant sur la via di Città grâce à ses trois larges arcades portées par quatre pilastres de marbre richement ornées.

Aujourd’hui, l’ensemble du complexe de l’ancien Tribunal de la Mercanzia, composé du palais lui-même et de la présente loggia, appartient au Circolo degli Uniti [1]Le Circolo degli Uniti (Cercle des Unis), est l’association de ce type la plus anciennement créée au monde. Il a été fondé le 13 novembre 1657 sur l’initiative de vingt-et-un gentilshommes siennois, et d’abord baptisé Nobile Conversazione de’ Signori Uniti nel Casino di Siena (Conversation des Seigneurs Unis du Casino de Sienne) ; il avait pour … Poursuivre, vénérable association inscrite dans le paysage siennois 1657.

Le décor sculpté

Sur les faces externes des pilastres se trouvent cinq statues figurent dans des tabernacles. Sur les deux pilastres situés aux extrémités sont représentés les saints Pierre et Paul, œuvres de Lorenzo Vecchietta (1458-1462) ; les trois autres statues représentent trois des quatre saints Patrons de la cité : les saints SavinoAnsano et Vittore, sculptés par Antonio Federighi (1458-1459).

Antonio Federighi, San Savino.
Antonio Federighi, San Vittore.
Lorenzo Vecchietta, San Pietro.
Lorenzo Vecchietta, San Paolo.
Antonio Federighi, Sant’Ansano.

Une tradition siennoise veut que les statues – notamment celles des saints Ansano et Victor – « froncent fièrement les sourcils, et tournent la tête vers leur droite » [2]« Con fiero e orgoglioso cipiglio volgono la testa verso la loro destra, quasi per proteggere la città dall’antica e irriducibile rivale ». Ce constat, s’il vaut pour le saint Victor, est nettement moins évident s’agissant de Pierre dont l’allure est bien davantage empreinte de modestie que de fierté, même si, en effet, il regarde sur sa droite … Il est … Poursuivre, c’est-à-dire, en direction de Florence, « presque comme s’il s’agissait de protéger la ville de l’antique et irréductible rivale ».

Les bancs de pierre

Sous la loggia, fermée par une grille depuis le XIXe s., deux bancs de marbre sont positionnés le long des petits côtés qu’ils délimitent ainsi. Celui de droite, dû à Antonio Federighi, est orné de sculptures représentant des héros de l’histoire romaine à l’époque républicaine (1459-1464), tandis que celui de gauche est l’œuvre de Urbano da Cortona (v. 1462) et son ornementation fondée sur le thème des vertus cardinales. On aura reconnu deux thèmes iconographiques chers à la cité où ils sont omniprésents, notamment à l’intérieur du Palazzo Pubblico et sur la fontaine Gaia.

Urbano da Cortona, Virtù
Antonio Federighi, Eroi Romani
Les voûtes de la loggia

Les voûtes sont ornées de fresques et de stucs fortement remaniés au XIXe s. [3]La restauration a été effectuée sur les critères de l’époque, c’est à dire de manière extrêmement invasive, et fort heureusement, hors d’actualité de nos jours. La voûte a néanmoins perdu ses caractéristiques d’origine à cette occasion. La première, à gauche, est une œuvre de Pastorino dei Pastorini (1549-1552), la seconde et la troisième sont dues à Lorenzo Rustici (1553-1563).

Notes

Notes
1 Le Circolo degli Uniti (Cercle des Unis), est l’association de ce type la plus anciennement créée au monde. Il a été fondé le 13 novembre 1657 sur l’initiative de vingt-et-un gentilshommes siennois, et d’abord baptisé Nobile Conversazione de’ Signori Uniti nel Casino di Siena (Conversation des Seigneurs Unis du Casino de Sienne) ; il avait pour emblème une méridienne accompagnée de la devise Una Moventur Varie. Le Palazzo della Mercanzia, donnant sur la Place du Campo, fut acquis au milieu du XVIIe s. afin de servir comme siège de l’Association.
2 « Con fiero e orgoglioso cipiglio volgono la testa verso la loro destra, quasi per proteggere la città dall’antica e irriducibile rivale ». Ce constat, s’il vaut pour le saint Victor, est nettement moins évident s’agissant de Pierre dont l’allure est bien davantage empreinte de modestie que de fierté, même si, en effet, il regarde sur sa droite … Il est cependant exact que les statues ont toutes leurs ragerds portés en direction de la porta Camollia qui donne sur la route de Florence.
3 La restauration a été effectuée sur les critères de l’époque, c’est à dire de manière extrêmement invasive, et fort heureusement, hors d’actualité de nos jours. La voûte a néanmoins perdu ses caractéristiques d’origine à cette occasion.
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