
Lorenzo di Cione, dit Lorenzo Ghiberti (Pelago ou Florence, 1378 – Florence, 1455)
Porta del Paradiso (Porte du Paradis), entre 1425 et 1452.
Porte orientale du baptistère de Florence, bronze doré, ciselures, incisions, 520 x 310 x 110 cm. [1]Le poids de l’ensemble est estimé à huit tonnes.
Inscriptions :
- (dans l’encadrement de la porte de gauche, entre les Histoires d’Isaac et celles de Moïse) : « LAVREИTII CIOИIS DE GHIBERTIS […] » [2][Opus] Laurentii Cionis de Ghibertis » « [Œuvre de] Lorenzo di Cione Ghiberti […] » (Le nom de l’artiste (qui compte des « N » dont la barre diagonale est inversée) se prolonge dans l’inscription figurant sur la porte droite. Voir note 2.
- (sur la porte droite, à la même hauteur, prolongeant le texte lisible sur la porte gauche) : « […] MIRA ARTE FABRICATVM » [3]« […]mira[bile] arte fabricatum ». L’inscription en deux parties est dorénavant lisible intégralement sous la forme davantage proche de l’inscription aut celébrative que de la signature : « [Opus] Laurentii Cionis de Ghibertis mira[bile] arte fabricatum » (« Cette œuvre a été réalisée par l’art admirable de Lorenzo di Cione … Poursuivre
Provenance : Baptistère de San Giovanni [4]L’original, aujourd’hui conservé au Museo dell’Opera del Duomo, est remplacé sur place par une copie., Florence.
Florence, Museo dell’Opera del Duomo.
Œuvre de Lorenzo Ghiberti, la Porte du Paradis [5]Une première porte en bronze du baptistère, orientée vers le sud, avait été réalisée par Andrea Pisano et installée en 1336 (Histoires de saint Jean-Baptiste). Lorenzo Ghiberti venait d’achever, en 1424, la porte qui se trouve aujourd’hui sur le côté nord, celle-là même qui était issue du célèbre concours de 1401, auquel Filippo Brunelleschi avait également participé, et … Poursuivre est l’une des œuvres les plus célèbres de la Renaissance florentine. Pour sa réalisation, Ghiberti fut assisté par ses fils Vittorio et Tomaso. Luca della Robbia, Donatello, Michelozzo y collaborèrent aussi, ainsi que Benozzo Gozzoli et Bernardo Cennini [6]Bernardo Cennini, (Florence, 1414 – 1498) : orfèvre et un typographe italien, l’un des tout premiers utilisateurs de la gravure en Italie.
Ses dix panneaux représentent des histoires de l’Ancien Testament. Commandée à Ghiberti par l’Arte di Calimala après le brillant résultat de la porte avec des histoires de la vie du Christ, cette troisième et dernière porte du Baptistère représente des histoires de l’Ancien Testament. Elle était initialement conçue pour le côté nord du baptistère mais, une fois terminée, elle fut jugée si belle qu’elle méritait la place d’honneur, sur le côté est, en face de la façade de la cathédrale. [7] La structure de cette porte abandonne le schéma de composition rigide des deux précédentes portes du baptistère [7]Celle de Pisano et celle conçue par Ghiberti une vingtaine d’année avant la « Porte du Paradis »., comportant vingt-huit panneaux polylobés, pour adopter un format plus simple, plus apte à privilégier une dimension narrative : dix panneaux illustrant quarante-sept épisodes bibliques. Le format carré a permis à l’artiste de combiner plusieurs épisodes dans un seul panneau, en les disposant en perspective. Les histoires se lisent de gauche à droite et de haut en bas : elles commencent par la création d’Adam et Eve et le péché originel et continuent avec les événements de de la vie de Caïn et Abel, de Noé, d’Abraham, d’Isaac et de ses fils Ésaü et Jacob, Joseph, Moïse, Josué, David et, enfin, de Salomon. Le choix des épisodes est lié à l’exégèse biblique de la théologie chrétienne et contient notamment des préfigurations du Baptême et de la venue du Christ.
Les dix panneaux
1. Adam et Ève (fig. 1)
- Premier plan :
- À gauche, Dieu crée Adam, [8]« Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. Puis l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. » (Gn 2, … Poursuivre
- Au centre, Dieu fait naître Ève d’une côte d’Adam, que l’on voit couché. [9]« Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on … Poursuivre
- À droite, Adam et Ève sont chassés du Paradis terrestre. [10]« L’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. Et l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris. … Poursuivre
- Arrière-plan, en haut
- L’ange du châtiment leur ferme la porte du Paradis. [11]« C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » (Gn 2, 24).
- Sous l’arbre, Adam et Ève entourent le serpent. [12]« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point … Poursuivre
- Depuis une nuée, Dieu condamne Adam et Ève. [13]« Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. … Poursuivre
2. Caïn et Abel (fig. 2)
- Arrière-plan, en haut :
- À gauche, la vie paisible en famille, à proximité de laquelle Abel élève ses brebis. [14]« [Ève] enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger […]. » (Gn 4, 2).
- En haut, le sacrifice : Abel offre une brebis, et Caïn le produit de sa terre. [15]« 3 Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Éternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut … Poursuivre
- Au milieu à droite, Caïn tue Abel. [16]« Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ?Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son … Poursuivre
- 1er plan, en bas :
- À gauche, Caïn doit labourer une terre difficile. [17]« Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi. Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse […]. » (Gn 4, 9-12).
- À droite, Dieu bannit Caïn. [18]« […] Tu seras errant et vagabond sur la terre. » (Gn 4, 12).
3. NOÉ (fig. 3)
- Arrière-plan :
- Après le déluge, les animaux quittent l’Arche, ainsi que Noé et sa famille, dont descendra désormais toute l’humanité. [19]« L’an six cent un, le premier mois, le premier jour du mois, les eaux avaient séché sur la terre. Noé ôta la couverture de l’arche : il regarda, et voici, la surface de la terre avait séché. Le second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche. Alors Dieu parla à Noé, en disant : Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils … Poursuivre
- Premier plan :
- À droite, Noé offre des holocaustes à Dieu, qui les accepte et conclut avec Noé une alliance. [20]« Noé bâtit un autel à l’Éternel ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel. L’Éternel sentit une odeur agréable, et l’Éternel dit en son coeur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et je ne … Poursuivre L’arc-en-ciel témoigne de cette alliance. [21]« Et Dieu dit : C’est ici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours : j’ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre. » (Gn 9, 12-13).
- À gauche, Noé est devenu fermier et plante une vigne. Un jour, Noé, ayant bu trop de vin, s’endort et se trouve nu sous une tente. [22]« Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne. Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente. » (Gn 9, 20-21).
- Au centre, ses trois fils délibèrent de la conduite à tenir. [23]« Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père. » (Gn 9, 22-23).
4. Abraham (fig. 4)
- Premier plan :
- À gauche, Dieu se fait voir à Abraham aux chênes de Mambré, et trois hommes sont postés devant lui. [24]« L’Éternel lui apparut parmi les chênes de Mamré, comme il était assis à l’entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour. Il leva les yeux, et regarda : et voici, trois hommes étaient debout près de lui. Quand il les vit, il courut au-devant d’eux, depuis l’entrée de sa tente, et se prosterna en terre. » (Gn 18, 1-2). Puis Abraham leur offre l’hospitalité. [25]« Et il dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe point, je te prie, loin de ton serviteur. Permettez qu’on apporte un peu d’eau, pour vous laver les pieds; et reposez-vous sous cet arbre. J’irai prendre un morceau de pain, pour fortifier votre coeur ; après quoi, vous continuerez votre route ; car c’est pour cela que vous passez près de … Poursuivre
- À droite : Abraham part avec Isaac, son âne et deux serviteurs. [26]« Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l’holocauste, et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait dit.Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. Et Abraham dit à ses serviteurs : Restez ici avec l’âne ; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer, et nous … Poursuivre
- Dieu répète à Abraham que Sarah aura un fils. [27]« L’un d’eux [les trois hommes ; voir note 8] dit : Je reviendrai vers toi à la même époque, et ta femme Sara aura un fils. Sara écoutait à l’entrée de la tente, derrière lui. Abraham et Sara étaient vieux, d’un âge avancé, et Sara ne pouvait plus espérer avoir des enfants. Elle rit en elle-même en se disant : Maintenant que je suis usée, aurai-je … Poursuivre
- Arrière-plan :
- À droite, Abraham sacrifie Isaac. [28]« […] Dieu mit Abraham à l’épreuve, et lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai. Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois … Poursuivre
5. ISAAC, ESAÜ, JACOB (fig. 5)
- A l’arrière-plan à gauche, naissance d’Esaü et Jacob. [29]« Isaac implora l’Éternel pour sa femme, car elle était stérile, et l’Éternel l’exauça : Rebecca, sa femme, devint enceinte. Les enfants se heurtaient dans son sein; et elle dit : S’il en est ainsi, pourquoi suis-je enceinte ? Elle alla consulter l’Éternel. Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au … Poursuivre
- Au premier plan au centre, Esaü partant à la chasse est salué par son père Isaac (on le voit au fond à droite monter dans la montagne). [30]« Isaac devenait vieux, et ses yeux s’étaient affaiblis au point qu’il ne voyait plus. Alors il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui répondit : Me voici ! Isaac dit : Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. … Poursuivre
- Sur la droite au second plan, supercherie de Rebecca et Jacob. [31]« Rebecca écouta ce qu’Isaac disait à Ésaü, son fils. Et Ésaü s’en alla dans les champs, pour chasser du gibier et pour le rapporter. Puis Rebecca dit à Jacob, son fils : Voici, j’ai entendu ton père qui parlait ainsi à Ésaü, ton frère : Apporte-moi du gibier et fais-moi un mets que je mangerai; et je te bénirai devant l’Éternel avant ma mort. … Poursuivre
- Au premier plan à droite, Isaac bénit Jacob. [32]« Il vint vers son père, et dit : Mon père ! Et Isaac dit : Me voici ! qui es-tu, mon fils ? Jacob répondit à son père : Je suis Ésaü, ton fils aîné ; j’ai fait ce que tu m’as dit. Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. Isaac dit à son fils: Eh quoi ! tu en as déjà trouvé, mon fils ! Et Jacob répondit : … Poursuivre
6. Joseph (fig. 6)
- Joseph est jeté dans le puits par ses frères. [33]« Ils le virent de loin ; et, avant qu’il fût près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre : Voici le faiseur de songes qui arrive. Venez maintenant, tuons-le, et jetons-le dans une des citernes; nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et nous verrons ce que deviendront ses songes. Ruben entendit cela, et il le … Poursuivre
- Joseph est vendu aux marchands. [34]« Ils s’assirent ensuite pour manger. Ayant levé les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites venant de Galaad ; leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe, qu’ils transportaient en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : Que gagnerons-nous à tuer notre frère et à cacher son sang ? Venez, vendons-le aux Ismaélites, et ne mettons pas … Poursuivre
- Joseph est livré au pharaon. [35]« Le pharaon fit appeler Joseph. On s’empressa de le faire sortir de prison. Il se rasa, changea de vêtements et se rendit vers le pharaon. Le pharaon dit à Joseph : J’ai fait un rêve. Personne ne peut l’expliquer, et j’ai appris à ton sujet que tu peux expliquer un rêve après l’avoir entendu. Joseph répondit au pharaon : Ce n’est pas moi, … Poursuivre
- Interprétation du rêve du pharaon. [36]« Le pharaon dit alors à Joseph : Dans mon rêve, je me tenais sur le bord du fleuve. Alors sept vaches grasses et belles sont sorties du fleuve et se sont mises à brouter dans la prairie. Sept autres vaches sont sorties après elles, maigres, très laides et décharnées ; je n’en ai pas vu d’aussi laides dans toute l’Egypte. Les vaches décharnées et laides … Poursuivre
- Le pharaon rend honneur à Joseph. [37]« Ces paroles plurent au pharaon et à tous ses serviteurs. Le pharaon dit à ses serviteurs : Pourrions-nous trouver un homme tel que celui-ci, qui a en lui l’Esprit de Dieu ? Et le pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t’a fait connaître tout cela, il n’y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi. Tu seras responsable de ma maison et tout mon … Poursuivre
- Jacob envoie ses enfants en Égypte pour acheter du blé. [38]« Voyant qu’il y avait du blé en Egypte, Jacob dit à ses fils : Pourquoi vous regardez-vous les uns les autres ?» Il ajouta : J’ai appris qu’il y avait du blé en Egypte. Descendez-y pour nous en acheter afin que nous restions en vie et ne mourions pas. Dix frères de Joseph descendirent en Egypte pour acheter du blé. Jacob n’envoya pas avec eux … Poursuivre
- Joseph reconnaît ses frères [39]« Quant à Joseph, il exerçait le pouvoir sur le pays. C’était lui qui vendait du blé à toute la population du pays. Les frères de Joseph vinrent et se prosternèrent devant lui le visage contre terre. Quand Joseph vit ses frères, il les reconnut, mais il se comporta en étranger vis-à-vis d’eux. Il leur parla durement et leur dit : D’où venez-vous ? Ils répondirent : … Poursuivre, leur pardonne [40]« Joseph ne parvenait plus à se retenir devant tous ceux qui l’entouraient. Il s’écria : Faites sortir tout le monde ! si bien qu’il ne resta plus personne avec lui quand il se fit reconnaître par ses frères. Il se mit à sangloter. Les Egyptiens l’entendirent et la nouvelle parvint à l’entourage du pharaon. Joseph dit à ses frères : Je suis Joseph ! … Poursuivre et retourne chez lui à la maison de son père. [41]« Joseph attela son char et y monta, pour aller en Gosen, à la rencontre d’Israël, son père. Dès qu’il le vit, il se jeta à son cou, et pleura longtemps sur son cou. » (Gn 45, 29).
7. Moïse (fig. 7)
- Moïse conduit son peuple au pied du mont Sinaï, où il monte recevoir le Décalogue, les Tables de la Loi. [42]« Moïse descendit de la montagne vers le peuple ; il sanctifia le peuple, et ils lavèrent leurs vêtements. Et il dit au peuple : Soyez prêts dans trois jours; ne vous approchez d’aucune femme. Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne; le son de la trompette retentit fortement; et tout le peuple qui était dans le camp fut … Poursuivre
8. Josué (fig. 8)
- Josué et les Israélites devant les murailles de Jéricho [43]« Jéricho était fermée, barricadée devant les Israélites. Personne n’en sortait et personne n’y entrait. L’Eternel dit à Josué : “Regarde, je livre entre tes mains Jéricho et son roi, ainsi que ses vaillants soldats. Faites le tour de la ville, vous tous les hommes de guerre. Faites une fois le tour de la ville. Tu agiras ainsi pendant six jours. Sept … Poursuivre
9. David (fig. 9)
David repousse les Philistins à deux reprises et conquiert aux Jébuséens la ville de Jébus, l’actuelle Jérusalem [44]« Le roi marcha avec ses gens sur Jérusalem contre les Jébusiens, habitants du pays. Ils dirent à David : Tu n’entreras point ici, car les aveugles mêmes et les boiteux te repousseront ! Ce qui voulait dire : David n’entrera point ici. Mais David s’empara de la forteresse de Sion : c’est la cité de David. David avait dit en ce jour : Quiconque battra les … Poursuivre dont il fait sa capitale. Il fortifie la ville et en fait un site religieux en y transférant l’Arche d’alliance. [45]« Tsadok était aussi là, et avec lui tous les Lévites portant l’arche de l’alliance de Dieu ; et ils posèrent l’arche de Dieu, et Abiathar montait, pendant que tout le peuple achevait de sortir de la ville. Le roi [David] dit à Tsadok : Reporte l’arche de Dieu dans la ville. Si je trouve grâce aux yeux de l’Éternel, il me ramènera, et il me fera … Poursuivre
10. Salomon et la reine de Saba (fig. 10)
La reine de Saba arrive à Jérusalem accompagnée d’une grande suite, « avec des chameaux portant des épices, et beaucoup d’or et de pierres précieuses » [46]« Elle arriva à Jérusalem avec une suite fort nombreuse, et avec des chameaux portant des aromates, de l’or en très grande quantité, et des pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon, et elle lui dit tout ce qu’elle avait dans le cœur. » (1 R 10, 2).. Durant sa visite à Salomon, elle pose au roi de nombreuses questions auxquelles ce dernier répond parfaitement [47]« Salomon répondit à toutes ses questions, et il n’y eut rien que le roi ne sût lui expliquer. » (1 R 10, 3).. Elle est impressionnée par la sagesse et la richesse de Salomon et lui offre « cent vingt talents d’or, une très grande quantité d’aromates, et des pierres précieuses. » [48]« Elle donna au roi cent vingt talents d’or, une très grande quantité d’aromates, et des pierres précieuses. Il ne vint plus autant d’aromates que la reine de Séba en donna au roi Salomon. » (1 R 10,10). L’épisode de la reine de Saba et du roi Salomon se trouve également en 2 Ch 9,1 -12
Les encadrements sont ornés de splendides niches contenant des personnages de l’Ancien Testament (par exemple Jason et Judith) et d’oculi d’où émergent des têtes (peut-être des prophètes ou, plus généralement, des représentations du « peuple élu »). Dans les deux bandes centrales, on peut reconnaître, à des places d’honneur, les portraits de Lorenzo Ghiberti, à qui l’inscription auto célébrative mentionnée en notes 2 et 3 rend explicitement hommage, et de son fils Vittore.
Chacun des deux battants de la porte est encadré de deux longues bandes dorées latérales, l’une en haut, l’autre en bas, et de panneaux ornés de quatre petites têtes aux angles. Les bandes horizontales représentent chacune un personnage biblique ou un prophète allongé, tandis que les bandes verticales en présentent cinq, disposées dans des niches, pour un total de vingt-quatre figures. De plus, entre les niches se trouvent quatre têtes saillantes par rangée, qui, avec celles des angles, forment également un total de vingt-quatre, dédiées à des prophètes et à des sibylles. À peu près à la hauteur du spectateur, au centre, Ghiberti a inséré son propre autoportrait ainsi que celui de son fils Vittore.
Dans les jambages et l’architrave se trouvent des guirlandes de plantes et d’animaux en bronze doré [1]. Ces guirlandes sont ornées de divers petits animaux tels que des sauterelles, des grenouilles, des cigales et des lézards, qui rappellent des citations savantes tirées de Pline et également citées dans les Commentarii : le plus grand bronzier de l’Antiquité, Myron, aurait en effet, selon l’historien romain, réalisé un monument à la cigale et à la sauterelle ; le lézard était également présent dans une célèbre statue de Praxitèle, l’Apollon sauroctonos (Paris, Musée du Louvre).
Notes
| 1↑ | Le poids de l’ensemble est estimé à huit tonnes. |
|---|---|
| 2↑ | [Opus] Laurentii Cionis de Ghibertis » « [Œuvre de] Lorenzo di Cione Ghiberti […] » (Le nom de l’artiste (qui compte des « N » dont la barre diagonale est inversée) se prolonge dans l’inscription figurant sur la porte droite. Voir note 2. |
| 3↑ | « […]mira[bile] arte fabricatum ». L’inscription en deux parties est dorénavant lisible intégralement sous la forme davantage proche de l’inscription aut celébrative que de la signature : « [Opus] Laurentii Cionis de Ghibertis mira[bile] arte fabricatum » (« Cette œuvre a été réalisée par l’art admirable de Lorenzo di Cione Ghiberti. »). |
| 4↑ | L’original, aujourd’hui conservé au Museo dell’Opera del Duomo, est remplacé sur place par une copie. |
| 5↑ | Une première porte en bronze du baptistère, orientée vers le sud, avait été réalisée par Andrea Pisano et installée en 1336 (Histoires de saint Jean-Baptiste). Lorenzo Ghiberti venait d’achever, en 1424, la porte qui se trouve aujourd’hui sur le côté nord, celle-là même qui était issue du célèbre concours de 1401, auquel Filippo Brunelleschi avait également participé, et qui était destinée à l’entrée principale du baptistère, orientée à l’est, face à la cathédrale. Satisfaits du résultat, les operai florentins, suivant une procédure inhabituelle, décidèrent alors de confier immédiatement, sans concours, la réalisation de la troisième porte à Ghiberti, de retour d’un séjour à Venise (contrat du 2 janvier 1425), destinée au côté nord. |
| 6↑ | Bernardo Cennini, (Florence, 1414 – 1498) : orfèvre et un typographe italien, l’un des tout premiers utilisateurs de la gravure en Italie. |
| 7↑ | Celle de Pisano et celle conçue par Ghiberti une vingtaine d’année avant la « Porte du Paradis ». |
| 8↑ | « Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. Puis l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. » (Gn 2, 6-8). |
| 9↑ | « Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte. » (Gn 2, 21-25). |
| 10↑ | « L’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. Et l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris. C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » (Gn 3, 22-23). |
| 11↑ | « C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie. » (Gn 2, 24). |
| 12↑ | « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. » (Gn 3, 1-3). |
| 13↑ | « Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » (Gn 3, 16-17). |
| 14↑ | « [Ève] enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger […]. » (Gn 4, 2). |
| 15↑ | « 3 Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Éternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. » (Gn 4, 3-5). |
| 16↑ | « Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ?Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. » (Gn 4, 6-8). |
| 17↑ | « Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi. Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse […]. » (Gn 4, 9-12). |
| 18↑ | « […] Tu seras errant et vagabond sur la terre. » (Gn 4, 12). |
| 19↑ | « L’an six cent un, le premier mois, le premier jour du mois, les eaux avaient séché sur la terre. Noé ôta la couverture de l’arche : il regarda, et voici, la surface de la terre avait séché. Le second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche. Alors Dieu parla à Noé, en disant : Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi. Fais sortir avec toi tous les animaux de toute chair qui sont avec toi, tant les oiseaux que le bétail et tous les reptiles qui rampent sur la terre : qu’ils se répandent sur la terre, qu’ils soient féconds et multiplient sur la terre. Et Noé sortit, avec ses fils, sa femme, et les femmes de ses fils. Tous les animaux, tous les reptiles, tous les oiseaux, tout ce qui se meut sur la terre, selon leurs espèces, sortirent de l’arche.(Gn 8, 13-19). |
| 20↑ | « Noé bâtit un autel à l’Éternel ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel. L’Éternel sentit une odeur agréable, et l’Éternel dit en son coeur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait. Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point. » (Gn 8, 20-22). |
| 21↑ | « Et Dieu dit : C’est ici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours : j’ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre. » (Gn 9, 12-13). |
| 22↑ | « Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne. Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente. » (Gn 9, 20-21). |
| 23↑ | « Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père. » (Gn 9, 22-23). |
| 24↑ | « L’Éternel lui apparut parmi les chênes de Mamré, comme il était assis à l’entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour. Il leva les yeux, et regarda : et voici, trois hommes étaient debout près de lui. Quand il les vit, il courut au-devant d’eux, depuis l’entrée de sa tente, et se prosterna en terre. » (Gn 18, 1-2). |
| 25↑ | « Et il dit : Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe point, je te prie, loin de ton serviteur. Permettez qu’on apporte un peu d’eau, pour vous laver les pieds; et reposez-vous sous cet arbre. J’irai prendre un morceau de pain, pour fortifier votre coeur ; après quoi, vous continuerez votre route ; car c’est pour cela que vous passez près de votre serviteur. Ils répondirent : Fais comme tu l’as dit. Abraham alla promptement dans sa tente vers Sara, et il dit : Vite, trois mesures de fleur de farine, pétris, et fais des gâteaux. Et Abraham courut à son troupeau, prit un veau tendre et bon, et le donna à un serviteur, qui se hâta de l’apprêter. Il prit encore de la crème et du lait, avec le veau qu’on avait apprêté, et il les mit devant eux. Il se tint lui-même à leurs côtés, sous l’arbre. Et ils mangèrent. » (Gn 18, 3-8). |
| 26↑ | « Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l’holocauste, et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait dit.Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. Et Abraham dit à ses serviteurs : Restez ici avec l’âne ; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer, et nous reviendrons auprès de vous. » (Gn 18, 3-8). |
| 27↑ | « L’un d’eux [les trois hommes ; voir note 8] dit : Je reviendrai vers toi à la même époque, et ta femme Sara aura un fils. Sara écoutait à l’entrée de la tente, derrière lui. Abraham et Sara étaient vieux, d’un âge avancé, et Sara ne pouvait plus espérer avoir des enfants. Elle rit en elle-même en se disant : Maintenant que je suis usée, aurai-je encore des désirs ? Mon seigneur aussi est vieux. L’Eternel dit à Abraham : Pourquoi donc Sara a-t-elle ri en se disant : Est-ce que vraiment j’aurai un enfant, moi qui suis vieille ? Y a-t-il quoi que ce soit d’étonnant de la part de l’Eternel ? Au moment fixé, je reviendrai vers toi, à la même époque, et Sara aura un fils. Sara mentit en disant : Je n’ai pas ri, car elle eut peur, mais il dit : Au contraire, tu as ri. » (Gn 10-15). |
| 28↑ | « […] Dieu mit Abraham à l’épreuve, et lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai. Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l’holocauste, et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait dit. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. Et Abraham dit à ses serviteurs : Restez ici avec l’âne ; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer, et nous reviendrons auprès de vous. Abraham prit le bois pour l’holocauste, le chargea sur son fils Isaac, et porta dans sa main le feu et le couteau. Et il marchèrent tous deux ensemble. Alors Isaac, parlant à Abraham, son père, dit : Mon père ! Et il répondit : Me voici, mon fils ! Isaac reprit : Voici le feu et le bois ; mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Abraham répondit : Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste. Et ils marchèrent tous deux ensemble. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait dit, Abraham y éleva un autel, et rangea le bois. Il lia son fils Isaac, et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils. Alors l’ange de l’Éternel l’appela des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! L’ange dit : N’avance pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. » (Gn 22, 1-13). |
| 29↑ | « Isaac implora l’Éternel pour sa femme, car elle était stérile, et l’Éternel l’exauça : Rebecca, sa femme, devint enceinte. Les enfants se heurtaient dans son sein; et elle dit : S’il en est ainsi, pourquoi suis-je enceinte ? Elle alla consulter l’Éternel. Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles ; un de ces peuples sera plus fort que l’autre, et le plus grand sera assujetti au plus petit. Les jours où elle devait accoucher s’accomplirent ; et voici, il y avait deux jumeaux dans son ventre. Le premier sortit entièrement roux, comme un manteau de poil; et on lui donna le nom d’Ésaü. Ensuite sortit son frère, dont la main tenait le talon d’Ésaü ; et on lui donna le nom de Jacob. Isaac était âgé de soixante ans, lorsqu’ils naquirent. » (Gn 25, 21-26). |
| 30↑ | « Isaac devenait vieux, et ses yeux s’étaient affaiblis au point qu’il ne voyait plus. Alors il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui répondit : Me voici ! Isaac dit : Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. Fais-moi un mets comme j’aime, et apporte-le-moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. » (Gn 27, 1-4). |
| 31↑ | « Rebecca écouta ce qu’Isaac disait à Ésaü, son fils. Et Ésaü s’en alla dans les champs, pour chasser du gibier et pour le rapporter. Puis Rebecca dit à Jacob, son fils : Voici, j’ai entendu ton père qui parlait ainsi à Ésaü, ton frère : Apporte-moi du gibier et fais-moi un mets que je mangerai; et je te bénirai devant l’Éternel avant ma mort. Maintenant, mon fils, écoute ma voix à l’égard de ce que je te commande. Va me prendre au troupeau deux bons chevreaux ; j’en ferai pour ton père un mets comme il aime ; et tu le porteras à manger à ton père, afin qu’il te bénisse avant sa mort. Jacob répondit à sa mère : Voici, Ésaü, mon frère, est velu, et je n’ai point de poil. Peut-être mon père me touchera-t-il, et je passerai à ses yeux pour un menteur, et je ferai venir sur moi la malédiction, et non la bénédiction. Sa mère lui dit : Que cette malédiction, mon fils, retombe sur moi ! Écoute seulement ma voix, et va me les prendre. Jacob alla les prendre, et les apporta à sa mère, qui fit un mets comme son père aimait. Ensuite, Rebecca prit les vêtements d’Ésaü, son fils aîné, les plus beaux qui se trouvaient à la maison, et elle les fit mettre à Jacob, son fils cadet. Elle couvrit ses mains de la peau des chevreaux, et son cou qui était sans poil. Et elle plaça dans la main de Jacob, son fils, le mets et le pain qu’elle avait préparés. » (Gn 27, 5-17). |
| 32↑ | « Il vint vers son père, et dit : Mon père ! Et Isaac dit : Me voici ! qui es-tu, mon fils ? Jacob répondit à son père : Je suis Ésaü, ton fils aîné ; j’ai fait ce que tu m’as dit. Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. Isaac dit à son fils: Eh quoi ! tu en as déjà trouvé, mon fils ! Et Jacob répondit : C’est que l’Éternel, ton Dieu, l’a fait venir devant moi. Isaac dit à Jacob : Approche donc, et que je te touche, mon fils, pour savoir si tu es mon fils Ésaü, ou non. Jacob s’approcha d’Isaac, son père, qui le toucha, et dit : La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d’Ésaü. Il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues, comme les mains d’Ésaü, son frère; et il le bénit. Il dit : C’est toi qui es mon fils Ésaü ? Et Jacob répondit : C’est moi. Isaac dit : Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Jacob le servit, et il mangea ; il lui apporta aussi du vin, et il but. Alors Isaac, son père, lui dit : Approche donc, et baise-moi, mon fils. Jacob s’approcha, et le baisa. Isaac sentit l’odeur de ses vêtements; puis il le bénit, et dit : Voici, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. Que Dieu te donne de la rosée du ciel Et de la graisse de la terre, Du blé et du vin en abondance ! Que des peuples te soient soumis, Et que des nations se prosternent devant toi! Sois le maître de tes frères, Et que les fils de ta mère se prosternent devant toi ! Maudit soit quiconque te maudira, Et béni soit quiconque te bénira. » (Gn 27, 18-29). |
| 33↑ | « Ils le virent de loin ; et, avant qu’il fût près d’eux, ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre : Voici le faiseur de songes qui arrive. Venez maintenant, tuons-le, et jetons-le dans une des citernes; nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré, et nous verrons ce que deviendront ses songes. Ruben entendit cela, et il le délivra de leurs mains. Il dit : Ne lui ôtons pas la vie. Ruben leur dit : Ne répandez point de sang ; jetez-le dans cette citerne qui est au désert, et ne mettez pas la main sur lui. Il avait dessein de le délivrer de leurs mains pour le faire retourner vers son père. Lorsque Joseph fut arrivé auprès de ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, de la tunique de plusieurs couleurs, qu’il avait sur lui. Ils le prirent, et le jetèrent dans la citerne. Cette citerne était vide; il n’y avait point d’eau. » (Gn 37, 18-24). |
| 34↑ | « Ils s’assirent ensuite pour manger. Ayant levé les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites venant de Galaad ; leurs chameaux étaient chargés d’aromates, de baume et de myrrhe, qu’ils transportaient en Égypte. Alors Juda dit à ses frères : Que gagnerons-nous à tuer notre frère et à cacher son sang ? Venez, vendons-le aux Ismaélites, et ne mettons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre chair. Et ses frères l’écoutèrent. Au passage des marchands madianites, ils tirèrent et firent remonter Joseph hors de la citerne; et ils le vendirent pour vingt sicles d’argent aux Ismaélites, qui l’emmenèrent en Égypte. » (Gn 37, 25-28). |
| 35↑ | « Le pharaon fit appeler Joseph. On s’empressa de le faire sortir de prison. Il se rasa, changea de vêtements et se rendit vers le pharaon. Le pharaon dit à Joseph : J’ai fait un rêve. Personne ne peut l’expliquer, et j’ai appris à ton sujet que tu peux expliquer un rêve après l’avoir entendu. Joseph répondit au pharaon : Ce n’est pas moi, c’est Dieu qui donnera une réponse favorable au pharaon. » (Gn 41, 14-16). |
| 36↑ | « Le pharaon dit alors à Joseph : Dans mon rêve, je me tenais sur le bord du fleuve. Alors sept vaches grasses et belles sont sorties du fleuve et se sont mises à brouter dans la prairie. Sept autres vaches sont sorties après elles, maigres, très laides et décharnées ; je n’en ai pas vu d’aussi laides dans toute l’Egypte. Les vaches décharnées et laides ont mangé les sept premières vaches qui étaient grasses. Elles les ont englouties dans leur ventre sans qu’on s’aperçoive qu’elles y étaient entrées : leur apparence était aussi laide qu’avant. Puis je me suis réveillé. J’ai vu encore en rêve sept épis pleins et beaux qui montaient sur une même tige. Sept épis vides, maigres, brûlés par le vent d’est, ont poussé après eux. Les épis maigres ont englouti les sept beaux épis. Je l’ai dit aux magiciens, mais personne ne m’a donné l’explication. Joseph dit au pharaon : Ce qu’a rêvé le pharaon correspond à un seul événement. Dieu a révélé au pharaon ce qu’il va faire. Les sept belles vaches sont sept années, et les sept beaux épis aussi : c’est un seul rêve. Les sept vaches décharnées et laides sorties après les premières sont sept années, tout comme les sept épis vides brûlés par le vent d’est. Ce sont sept années de famine. C’est comme je viens de le dire au pharaon, Dieu montre au pharaon ce qu’il va faire : il y aura sept années de grande abondance dans toute l’Egypte ; sept années de famine les suivront, et l’on oubliera toute cette abondance en Egypte. La famine détruira le pays. Cette famine qui suivra sera si forte qu’on ne s’apercevra plus de l’abondance dans le pays. Si le pharaon a vu le rêve se répéter, c’est que la décision est ferme de la part de Dieu et qu’il la mettra rapidement en œuvre. Maintenant, que le pharaon choisisse un homme intelligent et sage et qu’il le mette à la tête de l’Egypte. Que le pharaon établisse des commissaires sur le pays pour prélever un cinquième des récoltes de l’Egypte pendant les sept années d’abondance. Qu’ils rassemblent tous les produits de ces bonnes années à venir, qu’ils amassent, sous l’autorité du pharaon, du blé et des vivres dans les villes et qu’ils en aient la garde. Ces provisions formeront une réserve pour le pays, pour les sept années de famine qui frapperont l’Egypte, afin que le pays ne soit pas détruit par la famine. » (Gn 41, 17-36). |
| 37↑ | « Ces paroles plurent au pharaon et à tous ses serviteurs. Le pharaon dit à ses serviteurs : Pourrions-nous trouver un homme tel que celui-ci, qui a en lui l’Esprit de Dieu ? Et le pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t’a fait connaître tout cela, il n’y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi. Tu seras responsable de ma maison et tout mon peuple obéira à tes ordres. Le trône seul m’élèvera au-dessus de toi. Le pharaon dit à Joseph : Vois, je te donne le commandement de toute l’Egypte. Le pharaon retira l’anneau de son doigt et le passa au doigt de Joseph. Il lui donna des habits en fin lin et lui mit un collier d’or au cou. Il le fit monter sur le char qui suivait le sien et l’on criait devant lui : A genoux ! C’est ainsi que le pharaon lui donna le commandement de toute l’Egypte. Il dit encore à Joseph : C’est moi qui suis le pharaon, mais sans ton accord personne ne lèvera la main ni le pied dans toute l’Egypte. Le pharaon appela Joseph Tsaphnath-Paenéach et lui donna pour femme Asnath, fille de Poti-Phéra, le prêtre d’On. » (Gn 41, 37-45). |
| 38↑ | « Voyant qu’il y avait du blé en Egypte, Jacob dit à ses fils : Pourquoi vous regardez-vous les uns les autres ?» Il ajouta : J’ai appris qu’il y avait du blé en Egypte. Descendez-y pour nous en acheter afin que nous restions en vie et ne mourions pas. Dix frères de Joseph descendirent en Egypte pour acheter du blé. Jacob n’envoya pas avec eux Benjamin, le frère de Joseph, car il avait peur qu’il ne lui arrive un malheur. Les fils d’Israël se joignirent à d’autres arrivants pour acheter du blé, car la famine régnait dans le pays de Canaan. » (Gn 42, 1-5). |
| 39↑ | « Quant à Joseph, il exerçait le pouvoir sur le pays. C’était lui qui vendait du blé à toute la population du pays. Les frères de Joseph vinrent et se prosternèrent devant lui le visage contre terre. Quand Joseph vit ses frères, il les reconnut, mais il se comporta en étranger vis-à-vis d’eux. Il leur parla durement et leur dit : D’où venez-vous ? Ils répondirent : Du pays de Canaan, pour acheter des vivres. Si Joseph reconnut ses frères, eux ne le reconnurent pas. » (Gn 42, 6-8). |
| 40↑ | « Joseph ne parvenait plus à se retenir devant tous ceux qui l’entouraient. Il s’écria : Faites sortir tout le monde ! si bien qu’il ne resta plus personne avec lui quand il se fit reconnaître par ses frères. Il se mit à sangloter. Les Egyptiens l’entendirent et la nouvelle parvint à l’entourage du pharaon. Joseph dit à ses frères : Je suis Joseph ! Mon père est-il encore en vie ? Mais ses frères furent incapables de lui répondre, tant ils étaient troublés de se retrouver devant lui. Joseph dit à ses frères : Approchez-vous de moi et ils s’approchèrent. Il dit : Je suis Joseph, votre frère, celui que vous avez vendu à destination de l’Egypte. Maintenant, ne vous tourmentez pas et ne soyez pas fâchés contre vous-mêmes de m’avoir vendu pour que je sois conduit ici, car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé ici avant vous. Voilà 2 ans que la famine dure dans le pays, et pendant 5 ans encore il n’y aura ni labourage ni moisson. Dieu m’a envoyé ici avant vous pour vous permettre de subsister dans le pays et pour vous faire vivre en vous accordant une grande délivrance. Ce n’est donc pas vous qui m’avez envoyé ici, c’est Dieu. Il m’a établi père du pharaon, seigneur de toute sa maison et gouverneur de toute l’Egypte. Dépêchez-vous de remonter vers mon père pour lui annoncer : Voici ce qu’a dit ton fils Joseph : Dieu m’a établi seigneur de toute l’Egypte. Descends vers moi sans tarder ! Tu habiteras dans la région de Gosen et tu seras près de moi avec tes enfants et petits-enfants, tes brebis et tes bœufs, ainsi que tout ce qui est à toi. Là je te nourrirai, car il y aura encore cinq années de famine. Ainsi tu ne seras pas réduit à la misère, ni toi, ni ta famille ni tout ce qui t’appartient. Vous voyez de vos yeux, et mon frère Benjamin le voit de ses yeux, que c’est moi-même qui vous parle. Racontez à mon père toute la gloire dont je jouis en Egypte et tout ce que vous avez vu, et dépêchez-vous de faire descendre mon père ici. Puis il se jeta au cou de son frère Benjamin et pleura. Benjamin pleura aussi à son cou. Joseph embrassa tous ses frères en pleurant. Après quoi, ses frères discutèrent avec lui. » (Gn 45, 1-15). |
| 41↑ | « Joseph attela son char et y monta, pour aller en Gosen, à la rencontre d’Israël, son père. Dès qu’il le vit, il se jeta à son cou, et pleura longtemps sur son cou. » (Gn 45, 29). |
| 42↑ | « Moïse descendit de la montagne vers le peuple ; il sanctifia le peuple, et ils lavèrent leurs vêtements. Et il dit au peuple : Soyez prêts dans trois jours; ne vous approchez d’aucune femme. Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne; le son de la trompette retentit fortement; et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d’épouvante. Moïse fit sortir le peuple du camp, à la rencontre de Dieu; et ils se placèrent au bas de la montagne. La montagne de Sinaï était tout en fumée, parce que l’Éternel y était descendu au milieu du feu; cette fumée s’élevait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence. » (Ex 19, 14-18) ; « Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant : Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements. Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour: c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne. Tu ne tueras point. Tu ne commettras point d’adultère. Tu ne déroberas point. Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. » (Ex 20, 1-17). |
| 43↑ | « Jéricho était fermée, barricadée devant les Israélites. Personne n’en sortait et personne n’y entrait. L’Eternel dit à Josué : “Regarde, je livre entre tes mains Jéricho et son roi, ainsi que ses vaillants soldats. Faites le tour de la ville, vous tous les hommes de guerre. Faites une fois le tour de la ville. Tu agiras ainsi pendant six jours. Sept prêtres porteront sept trompettes retentissantes devant l’arche. Le septième jour, vous ferez sept fois le tour de la ville et les prêtres sonneront de la trompette. Quand ils sonneront de la corne retentissante, quand vous entendrez le son de la trompette, tout le peuple poussera de grands cris. Alors la muraille de la ville s’écroulera et le peuple montera à l’attaque, chacun devant soi.” Josué, fils de Nun, appela les prêtres et leur dit : “Portez l’arche de l’alliance et que sept prêtres portent sept trompettes retentissantes devant l’arche de l’Eternel.” Puis il dit au peuple : “Marchez, faites le tour de la ville et que les hommes équipés passent devant l’arche de l’Eternel.” Lorsque Josué eut parlé au peuple, les sept prêtres qui portaient les sept trompettes retentissantes devant l’Eternel se mirent en marche et sonnèrent de la trompette. L’arche de l’alliance de l’Eternel allait à leur suite. Les hommes équipés marchaient devant les prêtres qui sonnaient de la trompette et l’arrière-garde suivait l’arche. Pendant la marche, on sonnait de la trompette. Josué avait donné cet ordre au peuple : “Vous ne crierez pas, vous ne ferez pas entendre votre voix et il ne sortira pas un mot de votre bouche jusqu’au jour où je vous dirai : ‘Poussez des cris !’ Alors vous pousserez des cris.” L’arche de l’Eternel fit le tour de la ville. Elle fit une fois le tour, puis on rentra dans le camp et l’on y passa la nuit. Josué se leva de bon matin et les prêtres portèrent l’arche de l’Eternel. Les sept prêtres qui portaient les sept trompettes retentissantes devant l’arche de l’Eternel se mirent en marche et sonnèrent de la trompette. Les hommes équipés marchaient devant eux et l’arrière-garde suivait l’arche de l’Eternel. Pendant la marche, on sonnait de la trompette. Ils firent une fois le tour de la ville, le deuxième jour, puis ils retournèrent dans le camp. Ils agirent de même pendant six jours. Le septième jour, ils se levèrent de bon matin, dès l’aurore, et ils firent de la même manière sept fois le tour de la ville. Ce fut le seul jour où ils firent sept fois le tour de la ville. La septième fois, comme les prêtres sonnaient de la trompette, Josué dit au peuple : “Poussez des cris, car l’Eternel vous a livré la ville ! La ville sera vouée à l’Eternel, elle et tout ce qui s’y trouve. Mais on laissera la vie à Rahab la prostituée et à tous ceux qui seront avec elle dans sa maison, parce qu’elle a caché les messagers que nous avions envoyés. Seulement, gardez-vous bien de toucher à ce qui sera voué à la destruction. En effet, si vous preniez de ce que vous aurez voué à la destruction, vous mettriez le camp d’Israël sous une menace de destruction et vous causeriez son malheur. Tout l’argent et tout l’or, tous les objets en bronze et en fer seront consacrés à l’Eternel et entreront dans le trésor de l’Eternel.” Le peuple poussa des cris et les prêtres sonnèrent de la trompette. Lorsque le peuple entendit le son de la trompette, il poussa de grands cris et la muraille s’écroula. Le peuple monta dans la ville, chacun devant soi. Ils s’emparèrent de la ville et vouèrent à la destruction, en le passant au fil de l’épée, tout ce qui s’y trouvait: hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu’aux bœufs, aux brebis et aux ânes. Josué dit aux deux hommes qui avaient exploré le pays : “Entrez dans la maison de la femme prostituée et faites-en sortir cette femme et tous les siens, comme vous le lui avez juré.” Les jeunes espions entrèrent chez Rahab et en firent sortir Rahab, son père, sa mère, ses frères et tous les siens. Ils firent sortir tous les membres de sa famille et les installèrent en lieu sûr, à l’extérieur du camp d’Israël. Ils brûlèrent la ville et tout ce qui s’y trouvait. Toutefois, ils mirent dans le trésor de la maison de l’Eternel l’argent, l’or et tous les objets en bronze et en fer. Josué laissa la vie à Rahab la prostituée, à sa famille et à tous les siens. Elle a habité au milieu d’Israël jusqu’à aujourd’hui, parce qu’elle avait caché les messagers que Josué avait envoyés pour explorer Jéricho. Ce fut alors que Josué jura : “Maudit soit devant l’Eternel l’homme qui se lèvera pour reconstruire cette ville de Jéricho ! Il en jettera les fondations au prix de son fils aîné et il en posera les portes au prix de son plus jeune fils.” L’Eternel fut avec Josué et l’on parla de lui dans tout le pays. » (Js 6, 1-27). |
| 44↑ | « Le roi marcha avec ses gens sur Jérusalem contre les Jébusiens, habitants du pays. Ils dirent à David : Tu n’entreras point ici, car les aveugles mêmes et les boiteux te repousseront ! Ce qui voulait dire : David n’entrera point ici. Mais David s’empara de la forteresse de Sion : c’est la cité de David. David avait dit en ce jour : Quiconque battra les Jébusiens et atteindra le canal, quiconque frappera ces boiteux et ces aveugles qui sont les ennemis de David… – C’est pourquoi l’on dit : L’aveugle et le boiteux n’entreront point dans la maison. David s’établit dans la forteresse, qu’il appela cité de David. Il fit de tous côtés des constructions, en dehors et en dedans de Millo. David devenait de plus en plus grand, et l’Éternel, le Dieu des armées, était avec lui. » 2S 5,6-10). |
| 45↑ | « Tsadok était aussi là, et avec lui tous les Lévites portant l’arche de l’alliance de Dieu ; et ils posèrent l’arche de Dieu, et Abiathar montait, pendant que tout le peuple achevait de sortir de la ville. Le roi [David] dit à Tsadok : Reporte l’arche de Dieu dans la ville. Si je trouve grâce aux yeux de l’Éternel, il me ramènera, et il me fera voir l’arche et sa demeure. Mais s’il dit: Je ne prends point plaisir en toi ! me voici, qu’il me fasse ce qui lui semblera bon. Le roi dit encore au sacrificateur Tsadok: Comprends-tu ? retourne en paix dans la ville, avec Achimaats, ton fils, et avec Jonathan, fils d’Abiathar, vos deux fils. Voyez, j’attendrai dans les plaines du désert, jusqu’à ce qu’il m’arrive des nouvelles de votre part. Ainsi Tsadok et Abiathar reportèrent l’arche de Dieu à Jérusalem, et ils y restèrent. » (2 S 15, 24-29). |
| 46↑ | « Elle arriva à Jérusalem avec une suite fort nombreuse, et avec des chameaux portant des aromates, de l’or en très grande quantité, et des pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon, et elle lui dit tout ce qu’elle avait dans le cœur. » (1 R 10, 2). |
| 47↑ | « Salomon répondit à toutes ses questions, et il n’y eut rien que le roi ne sût lui expliquer. » (1 R 10, 3). |
| 48↑ | « Elle donna au roi cent vingt talents d’or, une très grande quantité d’aromates, et des pierres précieuses. Il ne vint plus autant d’aromates que la reine de Séba en donna au roi Salomon. » (1 R 10,10). L’épisode de la reine de Saba et du roi Salomon se trouve également en 2 Ch 9,1 -12 |












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