Maîtres anonymes

Il s’agit d’artistes – peintres, sculpteurs, enlumineurs, graveur, ébénistes, ou tout autres « maîtres » – dont on ignore l’identité et le nom exacts mais dont il est possible de regrouper les œuvres selon des critères essentiellement stylistiques, au sein d’un corpus lui-même qualifié sous un nom de convention [1]Le mot allemand « Notname » (littéralement « nom de secours ») s’est répandu dans les pays anglophones.. L’attribution d’un nom de convention permet également de conférer une personnalité individuelle à un artiste autrement considéré comme anonyme et de reconnaître sa maîtrise artistique propre. La plupart des artistes désignés par un nom de convention appartiennent à l’Antiquité et au Moyen Âge, parfois au XVIe siècle ; en effet, la documentation écrite (du moins en Europe centrale) devient beaucoup plus abondante à partir de cette période, et permet généralement d’identifier les véritables noms des artistes et artisans ultérieurs grâce à ces sources [2]L’art populaire et les œuvres d’art extra-européennes constituent des exceptions à cette règle..

Ces noms de convention, de même que les œuvres constituant un corpus, peuvent varier au gré de l’évolution de la recherche en histoire de l’art. Il arrive parfois que les œuvres ainsi réunies soit finalement rendues à un peintre bien identifié.

L’art siennois connaît un certain nombre de maîtres anonymes, du plus célèbre, tel le ‘Maître de l’Observance’, qui a fait l’objet de nombreuses controverses, jusqu’au plus modeste ou particulièrement méconnu :

Notes

Notes
1↑ Le mot allemand « Notname » (littéralement « nom de secours ») s’est répandu dans les pays anglophones.
2↑ L’art populaire et les œuvres d’art extra-européennes constituent des exceptions à cette règle.

En savoir plus sur Guide artistique de la Province de Sienne

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture