Bartolomeo di David, « Immacolata Concezione, i profeti Salomone, Isaia, Ezechiele, David, i Padri della Chiesa, i Santi Gregorio, Agostino, Ambrogio, Girolamo, i Santi Giacchino e Anna, un santo francescano, Sant’Anselmo e Angeli »

Bartolomeo di David (Sienne, 1482 – 1545 ou 1546)

Immacolata Concezione, i profeti Salomone, Isaia, Ezechiele, David, i Padri della Chiesa, i Santi Gregorio, Agostino, Ambrogio, Girolamo, i Santi Giacchino e Anna, un santo francescano, Sant’Anselmo e Angeli (Immaculée Conception, les prophètes Salomon, Isaïe, Ezechiel, David, les Pères de l’Eglise, les saints Grégoire, Augustin, Ambroise, Jérôme, les saints Joachim et Anne, un saint Franciscain, Saint Anselme et anges), v. 1528-1530.

Huile sur toile, 260 x 195 cm.

Inscriptions [1]L’ordre de présentation suit celui dans lequel les citations sont lisibles dans l’œuvre, de droite à gauche et de haut en bas. :

  • (phylactère du roi Salomon) : « [TOTA] PULCHRA ES AMICA MEA ET MACULA NON [EST IN TE] » [2]« Tota pulchra es amica mea, / et macula non est [in te: / veni de Libano sponsa veni de Libano veni coronaberis de capite Amana de vertice Sanir et Hermon de cubilibus leonum de montibus pardorum / vulnerasti cor meum soror mea sponsa vulnerasti cor meum in uno oculorum tuorum et in uno crine colli tui / quam pulchrae sunt mammae tuae soror mea sponsa pulchriora ubera tua vino et odor … Poursuivre 
  • (phylactère d’Isaïe) : « ERIT LVX LVNE SICVT LVX SOLIS » [3]« [Et] erit lux lunae sicut lux solis et lux solis [septempliciter sicut lux septem dierum in die qua alligaverit Dominus vulnus populi sui et percussuram plagae eius sanaverit] (« La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, et la lumière du soleil sera sept fois plus grande (comme la lumière de sept jours), lorsque l`Éternel bandera la blessure de son peuple, et … Poursuivre 
  • (phylactère d’Ezéchiel) : « PORTA HEC CLAUSA ERIT A PECCATO E(RIT) NON APERIETUR » [4]« Porta haec clausa erit non aperietur[, et vir non transibit per eam, quoniam Dominus Deus Israel ingressus est per eam] » (« Cette porte sera fermée, elle ne s’ouvrira point, et personne n’y passera [; car l’Eternel, le Dieu d’Israël est entré par là. Elle restera fermée.] »). Livre d’Ézéchiel (Ez 44, 2). 
  • (phylactère du roi David) : « QVERETVR ET PECCATVM ILLVS ET NON IVENIETVR » [5]« [Contere brachium peccatoris et maligni;] quaeretur peccatum illius, et non invenietur. » Psaumes (9, 36). 
  • (dans le livre ouvert de Grégoire) : « QUIS BEATA VIRGO FUERIT CONCEPTA DE PROPAGATIONIS CARNIS TAMEN IPSA CONCEPTA FUIT SINE PECCATO ORIGINALI » [6]Qui était la Bienheureuse Vierge conçue de la propagation de la chair mais elle-même conçue sans péché originel.
  • (dans le livre ouvert d’Augustin) : « MAGNIFICA ILLUM, O VIRGO BEATESIMA, QUITE AB OMNI PECCATO SUPER OMNES HOMINES PRESERVAVIT » [7]« Magnifica illum, O Virgo Beatissima, quite ab omni peccato super omnes homines preservavit [; hic enim ipse apex est similitudinis] » (). Augustin, Sermo. de Nat. Virg  
  • (dans le livre ouvert d’Ambroise) : « HEC EST VIRGA IN QUIA NEC NODUS ORIGINALIS NEC CORTEX VENIALIS CULPE FUIT » [8]« Hec est virga, in qua nec nodus originalis nec cortex venialis culpe fuit » (« Voici la Vierge dans laquelle il n’y eu ni péché originel, ni faute vénielle »). Ambroise, Sermo 28, Migne, P. L. 17, Sp. 664.
  • (dans le livre ouvert de saint Anselme) : « NIHIL EST CADORIS NIHIL EST SPLENDORIS NIHIL EST HOMINIS QUOD NON RESPLENDEA IN VIRGINE GLORIOSA » [9]« Nihil est cadoris nihil est splendoris nihil est nomimis quod non resplendea in virgine gloriosa » (« Il n’y a nulle beauté, nulle splendeur, nuls noms qui ne resplendisse dans la jeune vierge glorieuse. » Anselme de Canterbury). 
  • (dans le livre ouvert d’Anselme) : « NON PUTO VERUM ESSE AMATOREM VIRGINIS QUI CELEBRARE RESPUIT FESTUM SUE CONCEPTIONIS » [10]« Non puto verum esse amatorem virginis qui respuit celebrare festum sue conceptionis » (Eadmer ou Edmer de Canterbury, Tractatus de conceptione sanctae Mariae, PL 159, 301-318. Eadmer de Canterbury (v. 1060 – v. 1126) fut le disciple, le compagnon et le biographe d’Anselme (il est l’auteur d’une Vie d’Anselme [Southern, R.W. (ed.). Eadmer, Vita … Poursuivre

Provenance : Piève des Santi Pietro e Paolo, Buonconvento.

Buonconvento, Museo d’Arte Sacra della Val d’Arbia.

L’attribution de l’œuvre à Bartolomeo di David remonte aux années 1980 [11]En 1982, Fabio Bisogni publie article consacré à l’artiste (Fabio BISOGNI, « Del cataletto di Sant’Onofrio ossia di Bartolomeo di David », dans Raffaele ARGENZIARIO et Maria CORSI [éd.], Lo specchio della storia anzi la storia allo specchio. Saggi di storia dell’arte medievale e moderna, Sienne, Nuova immagine editrice, 2016, pp. 266-281. ; elle n’est pas toujours allée de soi [12]En ce qui concerne les diverses attributions, Perini attribue le retable à Giacomo Pacchiarotti, Brogi suppose que l’auteur est Girolamo del Pacchia, Massari, il Riccio et Metz, Domenico Beccafumi. En ce qui concerne la datation, Bisogni propose ce retable comme l’une des différentes œuvres commémorant la victoire de la bataille de Camollia (1526), dont le mérite a été … Poursuivre. Derrière un titre purement descriptif et d’apparence anodine, elle révèle une iconographie d’une certaine complexité. La Vierge est représentée comme le sujet d’une « dispute » entre différents personnages sacrés, quatre prophètes, quatre docteurs de l’Église et quatre saints théologiens. Il ne s’agit pas d’une dispute au sens moderne du terme, mais d’une dispute au sens d’une révélation [13]Ce type iconographique trouve l’une de ses expressions majeures dans la Disputa del Sacramento de Raphaël au Vatican (Chambre de la Signature)., d’une clarification des choses divines au sens le plus élevé, de la manifestation d’un mystère rendu visible aux yeux des fidèles. La composition répond à une intention théologique fortement soulignée par les vers inscrits dans les ouvrages soutenues par les prophètes et les saints, tous célébrant la pureté immaculée de la conception de la Vierge. Les personnages sacrés représentés sont d’une importance considérable dans le contexte des différends qui se sont fait jour sur la doctrine de l’Immaculée Conception, en faveur de laquelle Sixte IV s’était déclaré en 1485.

Véritable inventaire de citations, l’œuvre donne à voir (et à lire) les propos que s’échangent silencieusement, mais non sans une part d’ostentation, quatre prophètes (Salomon, Isaïe, Ezéchiel, David), quatre Docteurs de l’Église (Grégoire, Augustin, Ambroise, Jérôme), ainsi qu’un saint évêque, Anselme d’Aoste, identifiable en tant qu’auteur de la citation inscrite dans le livre qu’il tient ouvert. Agenouillé au premier plan, la tête découverte, il se voit confier par le peintre un rôle particulier : portant son regard sur le spectateur, il le happe et le fait entrer dans l’image [14]Le procédé a été théorisé par . Seuls Anne, Joachim et les anges ne participent pas à la dispute dont ils ne sont que les témoins.

On retrouve les caractéristiques déjà observées dans les tondi des Testate di bara della Compagnia di Sant’Onofrio (Sienne, Palazzo Pubblico, Museo Civico) : une même vivacité dans les visages et les mouvements, des physionomies qui évoquent presque des portraits, le souci précis du réel et la minutie du trompe-l’œil comme la balustrade, les livres, les décorations. On retrouve également le même usage de la couleur. Le buste du prophète Isaïe suggère un modèle de Michel-Ange tandis que celui de Michel est plus dessiné. plus florentin et plus naturaliste. Les deux autres prophètes au dessin précis, comme gravé, rappellent Peruzzi mais on ne peut cependant exclure qu’ils aient une origine commune chez Francesco di Giorgio. Le cadre de la peinture du XVe siècle se retrouve dans d’autres œuvres siennoises de la même époque que notre Bartolomeo. Finalement, il est construit à l’image de Francesco di Giorgio dans la richesse complexe des motifs et dans le dessin au ciseau des détails. Le paysage romain avec le Colisée et un pin montre une mise à jour de la mode, étant donné qu’il s’agit d’éléments utilisés par Beccafumi, Sodoma et Peruzzi. Le retable de Buonconvento est plus archaïque que le cataletto même si la structure a pu être conditionnée par un programme iconographique aussi fortement démonstratif et peut-être aussi par les besoins d’un client et d’une destination provinciale. À Buonconvento même, dans l’église de la Miséricorde, se trouve un retable de Pietro di Domenico dans lequel la disposition de la Madone est semblable à celle du cataletto, au point de suggérer un modèle contraint pour Bartolomeo di David. Pour la datation, on peut encore une fois s’appuyer sur un fait iconographique ou la célébration de l’Immaculée Conception qui a éclaté à une certaine époque. Pour Sienne, en remontant à la date de 1532 du cataletto, une occasion de célébrer le mystère marial fut la victoire de Camollia sur les troupes de Clément VII, victoire attribuée à la protection de l’Immaculée conception, le 25 juillet 1526. De cet événement vint ordonner qu’une bannière blanche exprimant ce mystère soit portée par la seigneurie. [15]Dans les jours précédant la bataille, les invocations à la Vierge prirent un rythme presque obsessionnel. À la fin, une grande bannière en soie fut créée. La Madone y était représentée montant glorieusement dans le ciel avec la ville de Sienne en dessous. A ce même moment, le culte de l’immaculée conception s’affirme. Après la victoire, on célébra pendant trois jours … Poursuivre

« Le style de Bartolomeo se manifeste dans la lumière éblouissante, dans les profils fins et dans la ligne frémissante. La peinture tonale avec laquelle il crée les effets chromatiques du paysage correspond aux peintures qui lui sont attribuées, dont les panneaux du cataletto de Sant’Onofrio, exécutés en 1532. Un lien indissoluble s’établit avec le retable de Buonconvento. Chaque détail conduit à trouver des éléments communs dans le retable lumineux, joué sur la vaste modulation de fortes gammes chromatiques juxtaposées avec la claire intention de surprendre. La comparaison avec la figure de San Marco dans un tondo, peint au-dessus de l’arc de l’ancienne Compagnia di Santa Croce à Sienne, est également intéressante. Tout d’abord, l’esprit visionnaire est identique, mais la pose du bras est également très proche de celle de saint Joseph. Vivacité créative qui anime également le tabernacle de l’Arco delle due porte (Sienne) représentant la Vierge à l’Enfant, San Giovannino et Santa Caterina da Siena, dans lequel l’affinité avec les personnages de la toile est si appropriée qu’elle semble définitive. Bartolomeo n’est pas le seul maître siennois du début du XVIe siècle influencé par les hallucinations d’un monde visionnaire. Par exemple, il a collaboré avec Giovanni di Lorenzo, un peintre dont les œuvres semblent solidement ancrées dans la tradition du XVe siècle et dans les modèles de Sodoma. Il convient également de rappeler Giorgio di Giovanni, autre personnalité importante issue d’études tout aussi récentes. Ce dernier s’est vu rendre l’Orphée domptant les bêtes au son de la lyre, dans le château morave de Sternbeck, également attribué à Bartolomeo di David. Je me demande alors si ce n’est pas encore Bartolomeo qui peint le panneau représentant un épisode de l’histoire romaine antique comme l’évasion de Clélia (aujourd’hui Londres, collection privée) (fig. ), en raison de la confiance vigoureuse par rapport aux plus rabougris Giorgio di Giovanni, auquel il a été récemment affecté. Ce dernier, documenté de 1538 à l’année de sa mort, 1559, reste instamment lié aux souvenirs de Brescianino et de Pacchia. D’autre part, la qualité fantastique du paysage apparaît identique à celle des œuvres de Bartolomeo et les personnages présentent des caractéristiques typologiques similaires, dans la disposition en trois quarts des visages, dans les traits éblouissants de la lumière et dans la vivacité chromatique marquée par le liquidité de la couleur. Il s’agit d’une œuvre décisive dans sa carrière artistique, compte tenu également de l’excellent état de conservation. Un Bartolomeo di David participant donc aux événements romains et mis à jour sur l’actualité de Peruzzi et Sodoma, avec une liberté d’expression supérieure à celle d’autres « Beccafumiani », ou proches de Beccafumi, comme Marco Bigio et Bartolomeo Neroni dit Riccio. Bartolomeo di David peut également se voir attribuer ce tondo inédit représentant la Vierge à l’Enfant entre les saintes Catherine d’Alexandrie et Catherine de Sienne (fig. 6), il y a des années sur le marché des antiquités milanaises (7). Le tracé nerveux des profils des personnages et le dessin irrégulier et pour ainsi dire agrammatical vont dans ce sens. Mais ce sont surtout les mains dans leur sécheresse anguleuse et vues en pénombre avec des éclairs fulgurants qui témoignent de façon décisive de cette paternité. Celle de la probable sainte Catherine d’Alexandrie, couronnée, du sceptre et peut-être de la roue du martyre, qui présente le pommeau est particulièrement représentative aussi de ce poignet fin frappé d’un éclair lumineux qui dessine son profil frémissant. Les comparaisons les plus appropriées sont à nouveau établies avec le retable de Buonconvento également pour l’expression nette des trois profils féminins en relation avec l’Immaculée Conception et le Saint à droite, ainsi qu’avec les cocardes du cataletto de Sant’Onofrio, d’où l’histoire de Bartolomeo di David [16]Franco Moro, Tangenze fra Cremona e Siena : proposte per Bartolomeo di David, mise en ligne : http://www.francomoro.it/ita.old/visualizza_pubblicazione.php?id=103&pag=4&s_id=. »

[17]Arte Cristiana, n. 773, volume LXXXV, fascicolo 3-4, 1996, pp. 109-112, note 1) Olio e tempera su tela, cm 150 x 155, collezione privata ; vendita Sotheby’s, Londra, 11 dicembre 1985, lotto n. 5 con l’attribuzione a Giovan Francesco Bembo. Assegnata al medesimo artista, la tela è nuovamente apparsa nella vendita Sotheby’s a Monaco (20 giugno 1987, lotto n. 308), prima di venire … Poursuivre

Hypothèse d’une prédelle

L’abbé Carli évoque la présence d’une prédelle, aujourd’hui perdue, supposée être une œuvre de Peruzzi, démembrée et découpée en petits tableautins pour être vendue à la famille Azzoni [18]CARLI 1773, BCS C.VII.10, fol. 19v..

Notes

Notes
1 L’ordre de présentation suit celui dans lequel les citations sont lisibles dans l’œuvre, de droite à gauche et de haut en bas.
2 « Tota pulchra es amica mea, / et macula non est [in te: / veni de Libano sponsa veni de Libano veni coronaberis de capite Amana de vertice Sanir et Hermon de cubilibus leonum de montibus pardorum / vulnerasti cor meum soror mea sponsa vulnerasti cor meum in uno oculorum tuorum et in uno crine colli tui / quam pulchrae sunt mammae tuae soror mea sponsa pulchriora ubera tua vino et odor unguentorum tuorum super omnia aromata / favus distillans labia tua sponsa mel et lac sub lingua tua et odor vestimentorum tuorum sicut odor turis / hortus conclusus soror mea sponsa hortus conclusus fons signatus / emissiones tuae paradisus malorum punicorum cum pomorum fructibus cypri cum nardo / nardus et crocus fistula et cinnamomum cum universis lignis Libani murra et aloe cum omnibus primis unguentis / fons hortorum puteus aquarum viventium quae fluunt impetu de Libano / surge aquilo et veni auster perfla hortum meum et fluant aromata illius. » (« Tu es toute belle, ô mon amie ! Nulle tâche en toi ! Avec moi, du Liban, ô fiancée, avec moi, du Liban, tu viendras. Tu regarderas du haut de l’Amana, des hauteurs du Sanir et de l’Hermon, depuis les repaires des lions, depuis les montagnes des léopards. / Tu as blessé mon cœur, ma sœur fiancée. Tu as blessé mon cœur, d’un seul de tes regards, d’un seul anneau de ton collier. / Qu’elles sont belles, tes amours, ma sœur fiancée ! Qu’elles sont bonnes, tes amours : meilleures que le vin ! L’odeur de tes parfums, une exquise senteur ! / Un miel pur coule de tes lèvres, ô fiancée, le miel et le lait, sous ta langue ; l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban. / Jardin fermé, ma sœur fiancée, fontaine close, source scellée. / Tes formes élancées : un paradis de grenades aux fruits délicieux, le nard et le cypre, / le nard et le safran, cannelle, cinnamome, et tous les arbres à encens, la myrrhe et l’aloès, tous les plus fins arômes. / Ô source des jardins, puits d’eaux vives qui ruissellent du Liban ! »). Cantique des Cantiques (Ct 4, 7- 16). Voir aussi Livre de Judith (XV, 10).
3 « [Et] erit lux lunae sicut lux solis et lux solis [septempliciter sicut lux septem dierum in die qua alligaverit Dominus vulnus populi sui et percussuram plagae eius sanaverit] (« La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, et la lumière du soleil sera sept fois plus grande (comme la lumière de sept jours), lorsque l`Éternel bandera la blessure de son peuple, et qu’il guérira la plaie de ses coups. » Livre d’Isaïe (Es 30, 26.).
4 « Porta haec clausa erit non aperietur[, et vir non transibit per eam, quoniam Dominus Deus Israel ingressus est per eam] » (« Cette porte sera fermée, elle ne s’ouvrira point, et personne n’y passera [; car l’Eternel, le Dieu d’Israël est entré par là. Elle restera fermée.] »). Livre d’Ézéchiel (Ez 44, 2).
5 « [Contere brachium peccatoris et maligni;] quaeretur peccatum illius, et non invenietur. » Psaumes (9, 36).
6 Qui était la Bienheureuse Vierge conçue de la propagation de la chair mais elle-même conçue sans péché originel.
7 « Magnifica illum, O Virgo Beatissima, quite ab omni peccato super omnes homines preservavit [; hic enim ipse apex est similitudinis] » (). Augustin, Sermo. de Nat. Virg
8 « Hec est virga, in qua nec nodus originalis nec cortex venialis culpe fuit » (« Voici la Vierge dans laquelle il n’y eu ni péché originel, ni faute vénielle »). Ambroise, Sermo 28, Migne, P. L. 17, Sp. 664.
9 « Nihil est cadoris nihil est splendoris nihil est nomimis quod non resplendea in virgine gloriosa » (« Il n’y a nulle beauté, nulle splendeur, nuls noms qui ne resplendisse dans la jeune vierge glorieuse. » Anselme de Canterbury).
10 « Non puto verum esse amatorem virginis qui respuit celebrare festum sue conceptionis » (Eadmer ou Edmer de Canterbury, Tractatus de conceptione sanctae Mariae, PL 159, 301-318. Eadmer de Canterbury (v. 1060 – v. 1126) fut le disciple, le compagnon et le biographe d’Anselme (il est l’auteur d’une Vie d’Anselme [Southern, R.W. (ed.). Eadmer, Vita Anselmi. Oxford University Press / Sandpiper Books, 1972/1996.]) où il présente celui-ci comme le successeur légitime des grands saints anglais, Wilfrid et Dunstan.
11 En 1982, Fabio Bisogni publie article consacré à l’artiste (Fabio BISOGNI, « Del cataletto di Sant’Onofrio ossia di Bartolomeo di David », dans Raffaele ARGENZIARIO et Maria CORSI [éd.], Lo specchio della storia anzi la storia allo specchio. Saggi di storia dell’arte medievale e moderna, Sienne, Nuova immagine editrice, 2016, pp. 266-281.
12 En ce qui concerne les diverses attributions, Perini attribue le retable à Giacomo Pacchiarotti, Brogi suppose que l’auteur est Girolamo del Pacchia, Massari, il Riccio et Metz, Domenico Beccafumi. En ce qui concerne la datation, Bisogni propose ce retable comme l’une des différentes œuvres commémorant la victoire de la bataille de Camollia (1526), dont le mérite a été attribué précisément à l’Immacolata et, mentionnant le tableau de Giovanni di Lorenzo Cini à San Martino, qui célèbre le même événement et est daté de 1528, suggère une proximité de date avec celui-ci. Au lieu de cela, Fiorella Sricchia-Santoro (Fiorella SRICCHIA SANTORO, « Bartolomeo di David ? », Prospettiva, No. 29 (Avril 1982), pp. 32-40.), soutenue par Alessandro Bagnoli, objecte que le cadre théologique complexe du panneau, son emplacement périphérique par rapport à Sienne, l’absence de mention de la bataille de Camollia suggèrent un lien avec des événements ultérieurs des années 1530, influencés par la présence directe de Peruzzi.
13 Ce type iconographique trouve l’une de ses expressions majeures dans la Disputa del Sacramento de Raphaël au Vatican (Chambre de la Signature).
14 Le procédé a été théorisé par
15 Dans les jours précédant la bataille, les invocations à la Vierge prirent un rythme presque obsessionnel. À la fin, une grande bannière en soie fut créée. La Madone y était représentée montant glorieusement dans le ciel avec la ville de Sienne en dessous. A ce même moment, le culte de l’immaculée conception s’affirme. Après la victoire, on célébra pendant trois jours avec plus de solennité que tout autre parti. Le mystère marial a dû jouir d’un très grand culte à Sienne après la victoire, la bannière de soie peinte par le peintre Giovanni di Lorenzo Fonte del Romagna, dit que cette information se trouve dans des documents jamais publiés indiqués par celui qui s’est spécialisé dans de tels travaux. Il a également été chargé de créer la table d’autel de l’église de San Martino à Sienne qui avait été restaurée à cette époque, la table remonte à 1528 et existe toujours dans la même église. Il est très probable que la plaque reproduise en grande partie la bannière de Notre-Dame qui était représentée pour la victoire. le jour de San Giacomo Maggiore et San Cristoforo, l’église de San Giacomo in Salicotto a été construite et le panneau documenté comme par Giovanni di Lorenzo avec la Madone et les saints a été réalisé dans la même église. le retable du Buonconvento est daté de 1527, et il est intéressant de noter que parmi les œuvres disponibles et exécutées à proximité de la bataille, précisément « l’œuvre de Bartolomeo di David est sauvée, puisque les fresques de Sodoma à Porta Pispini achevées en 1532 sont maintenant complètement Des recherches ultérieures pourront révéler la figure du savant théologien qui chargea Barthélemy d’effectuer une dispute et permettront d’ajouter quelques numéros supplémentaires à un catalogue encore trop pauvre pour un artiste de cette qualité.
16 Franco Moro, Tangenze fra Cremona e Siena : proposte per Bartolomeo di David, mise en ligne : http://www.francomoro.it/ita.old/visualizza_pubblicazione.php?id=103&pag=4&s_id=
17 Arte Cristiana, n. 773, volume LXXXV, fascicolo 3-4, 1996, pp. 109-112, note 1) Olio e tempera su tela, cm 150 x 155, collezione privata ; vendita Sotheby’s, Londra, 11 dicembre 1985, lotto n. 5 con l’attribuzione a Giovan Francesco Bembo. Assegnata al medesimo artista, la tela è nuovamente apparsa nella vendita Sotheby’s a Monaco (20 giugno 1987, lotto n. 308), prima di venire esposta alla mostra di Colnaghi con l’attribuzione a ‘Scuola Cremonese’ : si veda N. HALL, « Cremonese School », dans Gothic to Renaissance. European Painting 1300-1600, Colnaghi, Londra e New York 1988, n. 20, pp. 108-109. Il dipinto mi era già noto all’epoca del contributo sul pittore Giovan Francesco Bembo (F. MORO, « Carta di tornasole : la pala di Giovan Francesco Bembo con i Santi Stefano e Francesco », Paragone, n. 439, settembre 1986, pp. 17-33) e ne sorvolai la discussione critica perché non mi convinceva la sua esclusiva matrice padana. 2) M. TANZI, Riflessioni sull’attività di Altobello Melone dopo il 1520, Annali della Biblioteca Statale e Libreria Civica di Cremona« , XXXVII, 1987, pp. 104-105, fig. 13. 3) Moro, 1986, p. 24. 4) F. BISOGNI, Del cataletto di Sant’Onofrio ossia di Bartolomeo di David, comunicazione del 2 aprile 1982 all’Accademia degli Intronati di Siena, pubblicata in Scritti di storia dell’arte in onore di Federico Zeri, Milano, 1984, I, pp. 375-388; F. SRICCHIA SANTORO, Ricerche senesi. 3. Bartolomeo di David ?, in « Prospettiva », n. 29, aprile 1982 (1983), pp. 32-40 ; A. BAGNOLI, Die Kirchen von Siena, I, 1, München, 1985, pp. 255-256, figg. 256, 260 ; A. DE MARCHI, « La mostra di Pittura italiana del Gotico e del Rinascimento a Praga », Prospettiva, n. 45, aprile 1986 (1987), pp. 74-75, fig. 9 ; F. BISOGNI, « Bartolomeo di David », La Pittura in Italia. Il Cinquecento, Milano, 1988, II, p. 637 ; F. SRICCHIA SANTORO, « Bartolomeo di David », Da Sodoma a Marco Pino. Pittori a Siena nella prima metà del Cinquecento, catalogo della mostra a cura di F. Sricchia Santoro, Siena, 1988, pp. 106-107 ; A. BAGNOLI, « Bartolomeo di David », Domenico Beccafumi e il suo tempo (catalogo della mostra), Milan, Electa, 1990, pp. 312-329. 5) La soluzione al problema era già stata anticipata per scritto (F. MORO, « Bembo, Giovan Francesco », La Pittura in Italia. Il Cinquecento, Milano, 1988, II, p. 642) e suggerita a Donald Garstang sempre da chi scrive all’epoca della mostra di Colnaghi, quando prevalse la tesi cremonese. La proposta non sembra venire accolta dal Bagnoli (1990, p. 317), nonostante la Sricchia Santoro non manchi di sottolineare la corretta paternità (F. SRICCHIA SANTORO, Domenico Beccafumi…, 1990, pp. 33,317 e 354). Anche A. DE MARCHI (« Bartolomeo di David », in Allegemeines Kunstler-lexion, 7, Munchen-Leipzig, 1993, p. 281) condivide il parere di chi scrive 6) F. SRICCHIA SANTORO, Giorgio di Giovanni, in Domenico Beccafumi…, 1990, pp. 344-365. Il dipinto (olio su tavola, cm 74 x 123,5) proveniente dall’illustre collezione del Cardinale Antonio Barberini di Roma, viene ampiamente esaminato dalla studiosa alle pp. 352-354. E’ stato anch’esso presentato, contemporaneamente all’Adorazione del Bambino, alla mostra di Colnaghi Gothic to Renaissance. European Painting 1300 – 1600, Londra e New York, 1988, n. 19, pp. 105-107, come opera di Marco Bigio. 7) Olio su tavola, misure sconosciute e attuale ubicazione ignota. Riassunto: Un dipinto finora attribuito ad un pittore cremonese degli inizi del Cinquecento offre lo spunto per comprendere gli sviluppi della pittura eccentrica a Siena tra i seguaci del Beccafumi. Così può accadere che la tela raffigurante l’Adorazione del Bambino, in passato riferita ad Altobello Melone e a Giovan Francesco Bembo, vada assegnata all’ancora poco noto Bartolomeo di David e sia illuminante per chiarire la vivace situazione culturale senese tra il terzo e quarto decennio, comune a diversi centri d’arte. Si scopre, così, che il caso in esame è significativo per dimostrare l’inconsistenza della distinzione dei confini territoriali quando ci si trovi di fronte ad artisti che pervengono autonomamente a simili o parallele conclusioni stilistiche. A Bartolomeo di David l’autore restituisce anche il Ritorno di Clelia (ora Londra, collezione privata) già attribuita all’altro pittore senese Giorgio di Giovanni e assegna una inedita “Madonna col Bambino e due Sante”. ().
18 CARLI 1773, BCS C.VII.10, fol. 19v.

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