Palazzo e Collezione Chigi-Saracini

Palais et Collection Chigi-Saracini

Via di Città, 89. Sienne.

Informations :

  • Tél. : 366 8642092 du lundi au vendredi de 9h à 11h, ou au 0577 22091.
  • Visites guidées uniquement.
  • Durée de la visite guidée : env. 1 heure [1]Autant dire : au pas de course.

Se rendre au musée :

Le palais

L’harmonieuse façade du palais, visible depuis la rue dont elle épouse la courbe caractéristique, a été reconstruite au XVIIe s., dans un style néo-gothique très élégant.

Au milieu du XIIe s., les Marescotti, famille noble de Sienne, érigent la tour qui existe toujours à l’extrémité de l’édifice. Leur emblème, un aigle aux ailes déployées, est encore visible sur les fenêtres trilobées de la façade.

En 1506, les Piccolimini Mandoli acquièrent le bâtiment et le modifient considérablement, dans le style de la Renaissance. C’est l’époque où sont aménagées la belle cour intérieure et sa loggia.

Au XVIIe s., à partir de 1770, Marcantonio Saracini, propriétaire des lieux, entreprend une importante restructuration qui vise à englober dans un palais unifié différentes constructions préexistantes, acquises afin d’augmenter la surface du palais et accueillir d’importantes collections d’œuvres d’art. Cette restructuration dure jusqu’en 1824, date à laquelle le fils de Marcantonio, Galgano Saracini, en hérite. L’intérieur est également rénové et modernisé.

En 1877, le dernier comte Saracini meurt sans héritier direct et la famille s’éteint. C’est à cette date qu’une autre importante famille siennoise, les Chigi, héritent du palais qui porte dorénavant leur nom accolé à celui des Saracini. Fabio Chigi meurt dans un accident de chasse ; son neveu Guido hérite de toutes ses propriétés. Dernier propriétaire du palais, le comte Guido Chigi-Saracini fait restaurer l’extérieur et l’intérieur par l’architecte Arturo Viligiardi [2]Arturo Viligiardi (Sienne, 1869 – 1936) a été élève de Louis Dupré et Luigi Mussini à Sienne et collabora avec Cesare Maccari à Rome tant comme décorateur que comme architecte. En 1905, il réalise les peintures de la Tribuna di San Zenobi au Duomo de Florence, année où il restructure également le Palazzo Chigi-Saracini. Entre 1887 et 1894, il travaille au Duomo … Poursuivre (en particulier la salle des concerts en style rococo). Ce passionné de musique y fonde en 1932 l’Accademia Musicale Chigiana à laquelle il lègue le bâtiment à sa mort en 1965.

Le palais Chigi-Saracini est aujourd’hui encore le siège de l’Accademia Musicale Chigiana. De nombreux concerts y sont donnés toute l’année et chaque été, les plus grands interprètes y donnent des cours d’interprétation musicales. Il n’est pas rare qu’en journée, le passant puisse entendre depuis la rue les musiciens en plein travail de répétition.

VESTIBULE DU PALAIS

Il constitue le passage de la rue à la cours de l’édifice. L’aspect grave et sombre de cette entrée est souligné par la présence, contre le mur de droite, d’une monumentale statue datant du début du XVIIe s. (1609), représentant Jules III, premier pape Chigi (1550-1555). Cette œuvre est due à Fulvio Signorini (Sienne, 1563 – après 1609).

COUR DU PALAIS

Une fois passé le sombre vestibule, on parvient dans la cour intérieure, de plan approximativement carré, dont les murs sont ornés de bas-relief encastrés dans la brique. On remarque très vite que les fenêtres sont toutes ornées de la devise des Saracini : Micat in vertice, littéralement : « Il/elle brille au firmament ». Cette formule réfère à l’étoile visible au sommet des trois montagnes figurées dans l’emblème de la famille, également visible à de multiples reprises sur les murs d’enceinte de la cour et que l’on retrouvera à nouveau à l’intérieur du bâtiment.

Sur la droite de la cour, en provenant du vestibule, s’ouvre un portique qui longe la cour et conduit à deux chapelles privées (qui ne se visitent pas) : la chapelle San Galgano, dédiée à l’un des principaux saints siennois, construite par le comte Galgano Chigi-Saracini au début du XIXe s. et une seconde chapelle. Les fresques des voûtes du portique sont l’œuvre du peintre Giorgio di Giovanni, né à Sienne à une date imprécise et mort dans cette même ville en janvier 1559. Comme le soulignent les sources documentaires [3]Mancini, p. 114., le « porticato di Giorgio, compagno di Giovanni da Udine » (le portique de Giorgio, compagnon de Giovanni da Udine) propose un répertoire bien connu, fait de petites figures se détachant sur des fonds de couleurs vives, de faisceaux de cannes de bambou sur lesquels s’entrelacent des rameaux de vigne, de masques et autres sujets d e fantaisie hérités de la culture figurative des loges vaticanes. Les paysages au centre des ovales de la voute centrale révèlent, d’autre part, une reprise importante de motifs importés du Nord.

Accolé au centre du portique, un beau puits de pierre claire confirme, si besoin était, la richesse des propriétaires des lieux, tant il est vrai qu’à Sienne, l’eau était, et demeure, un bien rare et précieux. Sa margelle de forme octogonale comporte des panneaux sculptés d’emblèmes familiaux. Deux colonnes supportent un entablement où l’on retrouve la devise Micat in vertice et où est accroché un dispositif permettant de remonter l’eau nécessaire à l’usage domestique. La poulie et le seau sont devenus parfaitement inutiles puisque le puits est dorénavant condamné.

La partie du palais ouverte à la visite comporte une partie des salles publiques exploitées lors des sessions de l’Accademia Chigiana, qui ont lieu principalement en été : la grande salle de concerts, le musée des instruments de musique anciens, les « salles de classe » utilisées pour les cours d’interprétation (cours de piano, cours de flûte, de guitare, de chant, de composition, etc.).

On visite également les salons particuliers qui constituaient la résidence du dernier comte Chigi-Saracini jusque dans les années 1960. Les collections d’œuvres d’art sont présentées dans cet ensemble de pièces qui ont conservé leur aspect fonctionnel de demeure privée. C’est la raison pour laquelle l’accrochage, un peu suranné rend parfois difficile la contemplation, sinon la simple possibilité de voir correctement les œuvres, et s’éloigne beaucoup des principes observés dans une présentation de type muséale ; il correspond à la volonté des derniers propriétaires de la famille Chigi qui a imposé par testament le maintien en l’état de la décoration.

Au sommet de l’escalier assez raide qui, depuis la cour du palais, conduit à l’étage noble, se trouve le salon Guido Chigi-Saracini, premier d’une succession de pièces somptueuses, ornées d’une profusion d’œuvres d’art et d’objets précieux de toutes sortes.

LE SALON CHIGI SARACINI

Il s’agit de la première pièce rencontrée. Elle est située à quelques marches de l’étage noble du palais : c’est la raison pour laquelle est utilisée comme salon d’accueil pour les personnalités amenées à visiter la demeure et pour les musiciens de renom chargés des cours d’interprétation musicale.

Depuis l’escalier, l’étage noble du palais est annoncé par une loggia qui donne sur la cour et mène à la salle de concert.

LA SALLE DE CONCERTS

La visite du premier étage commence avec la Salle de concerts. Ancien grand salon du palais où étaient donnés les bals, conçue dans les années 1920 dans un style rococo vénitien, la salle, restaurée par le comte Chigi qui fit appel à Viligiardi à cette occasion, est dédié à la musique classique et accueille les événements de l’Accademia Chigiana.

Partout on retrouve les armoiries Chigi : six montagnes superposées surmontées d’une étoile. En plus d’avoir été banquiers papaux, les Chigi eurent également parmi eux un pape, Alexandre VII, qui fut le patron du Bernin [4]C’est pourquoi il existe de nombreux bâtiments à Rome avec ce blason.. Ce blason est souvent accompagné de la devise Micat in vertice (« Il brille au sommet »), une exhortation à toujours atteindre le meilleur.

À l’intérieur de la salle, au-dessus de la porte d’entrée, se trouvent les armoiries Chigi ainsi que celles de la famille della Rovere représentées par un chêne, concession faite par le pape Jules II della Rovere à la famille des Chigi en leur qualité de banquiers pontificaux.

La salle de concert communique avec deux autres petites salles ; la première est couverte de photos dédicacées et signée d’artistes, de personnalités politiques, de chanteurs et d’acteurs, tous amis du comte ; la seconde abrite une petite collection d’instruments de musique anciens, notamment un Stradivarius. Un violon avec une petite tête au lieu d’une boucle et un violon (ou peut-être une contrebasse (?) portable.

Il criterio espositivo della Collezione non è museale. Le stanze erano di rappresentanza; infatti il Conte abitava nella parte opposta del Palazzo dove ora ci sono gli uffici della Chigiana.

Ogni sala è dedicata ad un artista senese; le classi o aule sono dedicate ai musicisti.

Sala del Sasetta, dedicata a Stefano di Giovanni detto il Sassetta; artista molto prolifico nella prima parte del Quattrocento a Siena. 

Si parla di ‘rinascimento umbratile’ a Siena perché si continua a dipingere con i fondi oro. 

Da non perdere la piccola tavola con l’Adorazione dei magi facente parte di una pala più grande che fu tagliata in più pezzi che ora si trovano al Metropolitan Museum di New York. 

Quando vidi per la prima volta questa tavoletta ci rimasi quasi male perché mi aspettavo un’opera di grandi dimensioni. 

Certo, avrei potuto verificarlo nei testi, lo so; ma il suo fascino è fuori discussione, secondo me.

Ricorda l’opera con lo stesso soggetto di Gentile da Fabriano conservato nella Galleria degli Uffizi ed infatti, documentandomi un po’, ho scoperto che Gentile aveva soggiornato a Siena e quindi non è da escludere che il Sassetta ne fosse influenzato.

Sala del Botticelli dove c’è un collegamento con la Sala dei concerti coperta da una tenda importante; da qui infatti il Conte Guido seguiva i concerti. 

Ci sono molti mobili Settecenteschi in questa sala come nelle altre tra le quali spicca un secretaire per i gioielli.

Sala di Andrea Piccinelli detto il Brescianino dove si trova una delle opere più note dell’artista, un piccolo tabernacolo. Il Brescianino ricevette molte commissioni dalle famiglie senesi.

Sala di Sano di Pietro dove c’è un pianoforte di Franz Litz venduto da Litz ad un mercante.

Sala dedicata a Bernardo Strozzi, pittore e frate francescano, dove è esposto un ritratto di San Francesco in preghiera dipinto da Bernardo. Ci sono oggetti molto curiosi in questa sala: cuscini con il simbolo dei Chigi e i colori dell’Istrice, cuscino lavorato con il tombolo recante lo stemma di San Bernardino, scatolina di ceramica -una tabacchiera–  che pare abbia ispirato a Respighi la suite della Tabacchiera il cui spartito si trova lì accanto.

Stanza dell’ultima regina d’Italia, Maria Jose del Belgio, la regina di maggio, morta nel 2001. Maria Jose diventò amica del Conte Guido quando, entrambi giovani, seguivano lezioni di musica classica a Firenze. Lei veniva a Siena in occasione dei concerti e dormiva in questa stanza disegnata da Agostino Fantastici. Tra arredi in stile neoclassico fine ottocento colpisce una colonnetta con bacinella basculante per lavarsi.

Sala dei tre divani dove spiccano tre divani, di cui uno tondo, ricoperti da velluto rosso. In questa sala è presente una nicchia con dei bozzetti tra cui quello della statua di San Girolamo eseguita dal Bernini per la Cappella del Voto nel Duomo di Siena. Questa era la prima sala visibile al tempo di Galgano Saracini.

Aula Scarlatti con opere del cinquecento senese tra le quali il Matrimonio mistico di Santa Caterina da Siena del Beccafumi, caposcuola del Manierismo senese, e l’Allegoria dell’amore del Sodoma.

Nelle successive aule l’allestimento delle opere d’arte è Ottocentesco, le opere sono cioè sistemate una accanto all’altra ricoprendo l’intera parete e senza un criterio cronologico.

Troviamo opere del Cinquecento senese, vasi e reperti di epoca etrusca provenienti dalla provincia senese come ad esempio dei Buccheri e poi i caratteristici vasi di ceramica gialla e azzurra che venivano fatti fare nella bottega dei Chigi a San Quirico d’Orcia.

Opere del Seicento senese rappresentato da Rutilio Manetti e da Bernardino Mei

Tra le opere di Rutilio spiccano due poste una accanto all’altra che testimoniano l’evoluzione dell’arte dell’artista da manierista, nella Deposizione dalla croce, a caravaggista nel San Sebastiano

Lo stile di Caravaggio arrivò molto presto a Siena grazie al senese Giulio Mancini, medico personale di papa Urbano VIII e collezionista d’arte, che fece portare un San Giovani Battista di Caravaggio a Siena influenzando quindi l’arte senese. 

Bernardino è un caravaggista la cui firma è l’azzurro molto intenso nei panneggi come ad esempio nel ritratto di Betsabea, madre di Salomone.

Ci sono anche opere riadattate alle sale come ad esempio le basi delle consolle addossate alle pareti che facevano parte di una carrozza. Le lastre di marmo sopra sono stata aggiunte dopo.

L’ultima sala del percorso è la Sala del Conte o del Cinquecento chiamata così per il soffitto a cassettoni lavorato, dallo stile a grottesca utilizzata nella domus aurea di Nerone rimasta nascosta dopo l’incendio e riscoperta per l’appunto nel Cinquecento. Qui era dove viveva il Conte.

Rimangono fuori dal percorso la Cappella di San Galgano e l’Oratorio di Santa Cecilia, ai quali si accede dal cortile d’ingresso.

La Collection Chigi Saracini

Sur le côté gauche s’ouvre la partie privée de la demeure. On y pénètre par le salon Sassetta consacré à l’école siennoise. Au centre de cette salle se trouve un surprenant tableau marqueté de la fin du XVIe siècle, et sur les murs deux précieux petits panneaux peints par Sassetta, L’adoration des Mages et Saint Martin et le pauvre. Le parcours se poursuit ensuite à travers le Salon de Botticelli (au goût pompeux propre au XIXe siècle) qui tire son nom du tondo représentant la Vierge à l’enfant et anges, attribué au cercle de Botticelli, qui est complété par un autre tondo représentant le même sujet peint par Neroccio par Bartolomeo. Puis c’est au tour du Salon Brescianino, dans lequel sont exposés un autel avec des portes avec la Crucifixion et les Saints Agostino et Girolamo, un Portrait de jeune fille et surtout un Saint Sébastien à la peau diaphane, d’Andrea del Brescianino. 

La salle suivante, dont les murs sont décorés de porcelaine Renaissance, et au centre de laquelle se trouve un piano Bechstein ayant appartenu à Liszt, est dédiée à Sano di Pietro, dont une Madone avec les saints Jérôme et Bernardin est exposée. On parvient ensuite dans le Salon Strozzi, avec deux tableaux enrichis de cadres gothiques du siennois Mariotto di Nardo et deux toiles de la première moitié du XVIIe siècle de Bernardo Strozzi, parmi lesquelles le Portrait d’un gentilhomme se distingue par sa profondeur psychologique. Au centre du bâtiment la salle contient un Portrait d’un Sarrasin du XVIIe siècle, par Rutilio Manetti, et un croquis représentant Saint Jérôme par Le Bernin. Dans la salle Scarlatti adjacente, dans laquelle d’autres porcelaines de la Renaissance sont également exposées, se distinguent le Mariage mystique de Sainte Catherine de Beccafumi et une surprenante Allégorie de l’Amour céleste de Sodoma. Les salles intérieures sont dédiées à des musiciens (Boccherini, Vivaldi, Frescobaldi, Monteverdi, Pergolesi et Casella) et contiennent des œuvres de Salvator Rosa (dont un splendide Autoportrait), de Conca, de Vanni, ainsi que des sculptures et des bas-reliefs de l’époque gothique et de la Renaissance.

Les œuvres de la collection

Les œuvres de la collection sont présentées ici, non pas dans le sens de l’accrochage mais par périodes et, dans chacune d’elles, selon l’ordre alphabétique des noms des peintres : 

XIIIE – XIVE SIÈCLES 
XVE SIÈCLE 
XVIE SIÈCLE
XIXE – XXE SIÈCLES

Notes

Notes
1 Autant dire : au pas de course.
2 Arturo Viligiardi (Sienne, 1869 – 1936) a été élève de Louis Dupré et Luigi Mussini à Sienne et collabora avec Cesare Maccari à Rome tant comme décorateur que comme architecte. En 1905, il réalise les peintures de la Tribuna di San Zenobi au Duomo de Florence, année où il restructure également le Palazzo Chigi-Saracini. Entre 1887 et 1894, il travaille au Duomo de Chiusi où il peint les parois de la nef centrale, une partie de la contre-façade et l’abside en « fausse mosaïque » de style byzantin.
3 Mancini, p. 114.
4 C’est pourquoi il existe de nombreux bâtiments à Rome avec ce blason.

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