Ambrogio Lorenzetti, « Polittico della Maddalena »

Ambrogio Lorenzetti (documenté de 1319 à 1348)

La Madonna col Bambino e le sante Maria Maddalena e Marta. Polittico della Maddalena (Vierge à l’Enfant et les saintes Marie Madeleine et Marthe), vers 1342-1344.

Tempera et or sur panneau, dimensions : voir chaque panneau.

Provenance : voir chaque panneau.

Sienne, Pinacoteca Nazionale.

L’œuvre n’a été attribuée à Lorenzetti qu’au milieu du XIXe siècle. Guglielmo della Porta, à la fin du siècle précédent, avait

Reconstitution du polyptyque

La présentation actuelle des différents panneaux du polyptyque, dont l’encadrement gothique a complètement disparu, reprend l’hypothèse de reconstitution proposée par Emanuele Zappasodi (2013), selon le dispositif de présentation élaboré pour la grande rétrospective consacrée à Ambrogio Lorenzetti à Sienne en 2017-2018 (Santa Maria della Scala).

Ambrogio Lorenzetti, « Polittico della Maddalena ». Hypothèse de reconstitution par Emanuele Zappasodi.
  • Triptyque central
    • Madonna col Bambino (Vierge à l’Enfant), 100,5 x 55,5 cm (fig. 2).
      • Inscriptions :
        • dans le nimbe de la Vierge : « AVE MARIA GRATIA PLENA DOMINU[S] TE[CUM] » [1]
        • (dans le nimbe de l’Enfant) : « JESUS – CHRISTI »
        • (sur le rouleau qu’il tient à la main) : « BEATI PAUPER[ES] SP[IRITU] » [2]
    • à gauche (fig. 1) : Maria Maddalena (Marie Madeleine), 87 x 41 cm.
    • à droite (fig. 3) : Marta (Marthe), 87 x 41,5 cm.

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  • Panneaux latéraux
    • à gauche (fig. 4) : Giovanni Evangelista (Jean l’Évangéliste) , 128 x 42 cm.
    • à droite (fig. 5): Giovanni Battista (Jean Baptiste), 128 x 43 cm.
      • Inscriptions (dans le phylactère de Jean Baptiste) : « ECCE ANGNIUS DEI ECCE QU[I] TOLL[IT] PECCATA M[UNDI] » [3]

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4                                         5

  • Prédelle (fig. 6)
    • Pianto sul Cristo morto (Déploration du Christ), 49,5 x 140,5 cm. (fig. 6)
      • à gauche (fig. 7), de gauche à droite :
        • Joseph d’Arimathie ; inscription (dans le nimbe) : « SANTU[S] IOXEP. ARRI-[MATEA] »
        • Nicodème ; inscription (dans le nimbe) : « SAN – NICHODEMUS »
        • Lazare ; inscription (dans le nimbe) : « SA[N[TUS – LAÇARUS »
        • Maxime ; inscription (dans le nimbe) : « SANTUS – MASSIMINU[S] »
        • La Vierge Marie (pas d’inscription dans le nimbe)
      • à droite (fig. 8), de gauche à droite :
        • Marthe ; inscription (dans le nimbe de Marthe) : « SANTA – MARTA »
        • Marie Madeleine ; inscription (dans le nimbe de Marie Madeleine) : « SANTA – MARIA – MA[…] »

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7                                                        8

  • Panneaux latéraux de la prédelle
    • à gauche (fig. 9) : San Massimino vescovo (Saint Maxime, évêque), 46 x 39 cm.
      • Inscriptions (dans le nimbe de saint Maxime, évêque) : « SANTUS – MASSIMINUS – EPISCH[OPUS] »
    • à droite (fig. 10) : Sant’Antonio Abate (Saint Antoine abbé), 46 x 39 cm.
      • Inscriptions (dans le nimbe de saint Antoine abbé) : « SANTU[S] – ANTONIUS – EREMITA »

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[1] Ces paroles sont issues de la salutation prononcée par l’Archange Gabriel lors de l’Annonciation (Ave, gratia plena, Dominus tecum ; benedicta tu in mulieribus, …), rapportées dans l’Évangile de Luc (Lc 01, 28).

[2] Beati pauperes spiritu[, quoniam ipsorum est regnum caelorum] (« Heureux les pauvres en esprit[,
car le royaume des cieux est à eux] ». Évangile de Matthieu (Mt 05, 03).

[3] Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccata mundi. [Ecce de quo dicebam vobis: Qui post me venit ante me factus est, cuius non sum dignus
corrigiam calciamenti solvere
] (« Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde. [Voici celui dont je vous disais : Celui qui vient après moi a primauté sur moi, et je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sa sandale]). Évangile de Jean (Jn 01, 29). Les paroles sont prêtées par Jean l’Évangéliste à Jean Baptiste « voyant Jésus venir vers lui » sur les bords du Jourdain.