Museo Archeologico Nazionale (Museo Etrusco), Chiusi

Musée Archéologique National (Musée Étrusque), Chiusi

Via Porsenna, 93.

  • Informations :
    • Tél. : 0578 20177
    • e-mail : sba-tos.museochiusi@beniculturali.it
  • Se rendre sur place :
Présentation

Crée en 1871, et abrité depuis 1901 dans un édifice de style néoclassique, le musée conserve de nombreuses pièces archéologiques de grande valeur, distribuées sur les deux étages du bâtiment selon des critères thématiques et chronologiques. La présentation actuelle, renouvelée en 2003, conjugue l’aspect scientifique avec des moyens didactiques actuels et fait du musée l’un des plus importants pour l’étude et la connaissance de la civilisation étrusque tout au long de son développement. Une attention particulière a été réservée à la restauration des pièces exposées, qui ne sont pas seulement le résultat de fouilles systématiques, mais qui proviennent aussi des collections privées des XVIIIe et XIXe siècles. Les caractéristiques propres à la civilisation étrusque et au territoire de Chiusi sont représentés par de magnifiques vases canopes [1]Nom donné à des urnes funéraires antropomorphes, des bronzes laminés, de nombreux objets en bucchero [2]Le terme est dérivé de l’espagnol bucaro (« terre odorante »). Le bucchero est une terre argileuse très purifiée. Après cuisson le bucchero présente une tonalité uniformément noire (y compris dans l’épaisseur de la matière) et une surface brillante. La couleur n’est pas obtenue à l’aide de peinture mais grâce à un procédé de cuisson (en … Poursuivre, des sculptures taillées dans la pierre fétide [3]La pietra fetida (fr. : « pierre fétide ») est ainsi nommée en raison de l’odeur désagréable de souffre qui en émane lorsqu’on la sculpte. Il s’agit d’un type de pierre calcaire tendre (et donc facile à sculpter), typique de la zone de Chiusi., des sarcophages et des urnes en albâtre et en terre cuite, ainsi que par de riches produits d’importation, tels que les vases grecs peints et historiés, provenant de la meilleure production attique [4]Attique : en référence à la péninsule de l’Attique qui constituait le territoire de la cité-État d’Athènes. Si les artisans athéniens n’ont inventé ni la poterie, ni l’usage du tour (celui-ci était apparu à la fin du IVe millénaire au Proche-Orient et s’était répandu dans l’ensemble du bassin méditerranéen), il est cependant vrai que, … Poursuivre.

Les œuvres EXPOSÉES

Les œuvres sont présentées par périodes et selon des thématiques précises, dans des espaces ouverts, répartis sur deux niveaux.

NIVEAU SUPÉRIEUR
Entrée du Musée
Fig. 1.
  • Urne cenerarie in alabastro (Urnes funéraires en albâtre), IIIe-IIe s. av. J.-C.
    • 1. Urne cinéraire. Provenance : Montepulciano, Poggio alla sala. Sur le couvercle : Figure féminine avec l’inscription thana:cicunias:sec:fastntrusa. Sur la caisse : Protomé [5]Protomé : représentation de l’avant-corps d’un animal réel ou fictif. de gorgones.
    • 2. Urne cinéraire. Sur le couvercle : Figure masculine. Sur la caisse : Achille et Troïlus.
    • 3. Urne cinéraire. Sur le couvercle : Figure masculine. Caisse en forme de lit funèbre avec griffons et rosettes. Inscription : aule:marcni:arnthalisa.
1. Le Bronzetto du IIe s.
Fig. 2.
2. L’âge du bronze
Fig. 3.
3. L’âge du fer
4. Époque orientalisante
5. Les buccheri à petits cylindres
7. Les canopes
Fig. 4. Dans la vitrine 18, le « Canope de Dolciano ».
8. Les bas-reliefs en pierre fétide
8Fig. 5.
  • Modello (votivo ?) di tempio (Modèle [votif ?] de temple). Pierre fétide. Sur le fronton : Tête d’Akheilos [6]Akheilos : démon marin de la mythologie grecque, mi-homme, mi requin. Pour s’être vanté d’être plus beau que la déesse Aphrodite, celle-ci le punit en condamnant le demi-dieu d’une grande beauté qu’il était alors à la laideur éternelle., couverte du columen [7]Columen : terme antique utilisé en architecture pour désigner la plus haute poutre de la charpente d’un toit., VIe-Ve s. av. J.-C.
Fig. 6. Urnes funéraires en pierre fétide avec pieds en forme de patte de lion, fin du VIe – Ve s. av. J.-C.
Fig. 7. Cippes et bases de cippes en pierre fétide, fin du VIe – Ve s. av. J.-C.
  • Fig. 1. Urne cinerarie in pietra fetida con piedi configurati a zampa di leone (Urnes funéraires en pierre fétide avec pieds en forme de patte de lion), fin du VIe – Ve s. av. J.-C.
    • 1. Sur la caisse, « prothesis » (image du défunt). Sur les côtés : Banquet et Déploration funèbres.
    • 2. Couvercle à double pente avec colombes (n’appartenant pas à la caisse) ; les scènes de banquet datent du XIXe s.
    • 3. Couvercle à double pente. Sur la caisse : Banquet.
    • 4. Couvercle à double pente. Sur la caisse : Procession. Sur les côtés : Scènes de danses.
  • Fig. 2. Cippi e basi di cippi in pietra fetida (Cippes et bases de cippes en pierre fétide), fin du VIe s. – Ve s. av. J.-C.
    • 1. Cippo a forma di casa con scene di matrimonio
    • 2. Scene di danza (Scènes de danse)
    • 3. Scene di danza (Scènes de danse)
    • 4. « Prothesis » sur un lato, corteo sull’altro (« Prothesis » [image du défunt], d’un côté ; de l’autre, Cortège
    • 5. Banchetto e corteo (Banquet et cortège)
    • 6. Pantere (Panthères)
Fig. 8.
Fig. 9. Bases de cippes funéraires
Fig. 10.
  • Figure 4 :
    • Basi di cippi funerari in pietra fetida (Bases de cippes funéraires [8]Un cippe est une stèle en pierre de forme carrée ou ronde, portant une inscription. Ce petit monument servait à l’origine de borne indicatrice du tracé (par ex. d’un aqueduc romain, portant le nom de l’auteur de l’ouvrage, ainsi que d’autres indications) ou de borne-frontière délimitant une propriété. Par la suite, le terme désigne un petit … Poursuivre) en pierre fétide (fig. 2), fin du VIe s. – Ve s. av. J.-C. (fig. 2)
      • 1. Banchetto (Banquet)
      • 2. Corsa di bighe (Course de biges [9]Char antique à deux roues, attelé de deux chevaux de front, généralement utilisé pour les courses.)
      • 3. Corsa di Bighe (Course de biges)
      • 4. Lotta (Scène de lutte)
      • 5.« Prothesis » (image du défunt), d’un côté ; de l’autre, course de chars avec aurige tombé de sa monture
    • Basi di cippi funerari in pietra fetida (Bases de cippes funéraires en pierre fétide, fin du VIe s. – Ve s. av. J.-C. (fig. 3)
      • 1. Scene di danza (Scène de danse)
      • 2. Sfinge, mostro marino e scene di danza (Sphinge, monstre marin et scènes de danse). Provenance : Chiusi, Querce al Pino.
      • 3. Scene di danza (Scène de danse)
      • 4. Su un lato, assemblea di uomini (giudici di gara ?) ; sull’altro, danzatori mascherati da satiro e menade (Assemblée d’hommes [des arbitres ?], d’un côté ; de l’autre, Danseurs masqués en satyre ou en ménade)
9. La sculpture funéraire
Fig. 7.
Fig.
  • Statua maschile in pietra fetida (Statue masculine en pierre fétide, drapé dans un himation), fin du VIe s. av. J.-C.
  • Busto di donna (xoanon) in pietra fetida
  • Busto di donna (xoanon in travertino (Buste de femme [xoanon] [10]Dans la sculpture grecque archaïque, le terme xoanon qualifie une effigie de bois ou de pierre, représentée les bras collés le long du corps. À l’époque archaïque, le sculpteur procède à partir de « plans qui se croisent dans les angles et qui se développent selon les principaux points de vue, de telle sorte que l’image apparaît […] cubique », à … Poursuivre) en travertin, représentée dans l’attitude de déploration), première moitié du Vie s. av. J.-C. Provenance : Poggio Renzo.
  • Busto di donna (xoanon) in travertino (Buste de femme [xoanon] en travertin), première moitié du VIe s. av. J.-C.
Fig. 9.
  • Figure 9 :
    • Sfinge in travertino (Sphinge en travertin, partie d’un monument funéraire), VIe s. av. J.-C. Provenance : Chiusi, Bagnolo, Podere La Colmata.
    • Sphinge funeraria in pietra fetida
    • Sfinge funeraria in travertino (Sphinge funéraire en travertin, avec traces de couleur rouge sur les ailes), première moitié du VIe s. av. J.-C.
  • Les Terrecotte architettoniche (Les terres cuites architectoniques) :
    • Sfinge in pietra fetida (Sphinge funéraire en pierre fétide), milieu du VIe s. av. J.-C. Provenance : Poggio Gaiella.
    • Leone funerario in travertino (Lion funéraire en travertin), fin du VIe s. av. J.-C.
    • Leone funerario in travertino (Lion funéraire en travertin), fin du VIe s. av. J.-C.
10. Terres cuites architectoniques
11. La céramique figurée
Fig. 10.
12. Les buccheri à impressions moulées
13. Orfèvrerie et bronzes
13. Ville et territoire
14. Nécropoles
15. Tombes de la Piana
16. Nécropoles de Fonte Rotella
NIVEAU INFÉRIEUR
17. Les urnes
  • Sarcofago in alabastro (Sarcophage en albâtre). Ancienne Collection Sozzi. Provenance : Colle del vescovo ?. IIIe s. av. J.-C.

Urnes cinéraires en terre cuite polychrome, avec représentation du défunt sur le couvercle, IIe s. av. J.-C. :

1.
7.
2.
8.
3.
9.
4.
10.
5.
11.
6.
12.
  • 1-3. Scena di congedo di fronte alla porta dell’Ade (Scène d’adieux à la porte de l’Hadès [11]L’Hadès est le nom du royaume des morts dans la Grèce Antique. C’est un lieu souterrain où règne le dieu Hadès – raison pour laquelle on parle souvent de « royaume d’Hadès » ou « de l’Hadès » – pour signifier les Enfers (au pluriel). Le royaume d’Hadès est l’endroit où toutes les âmes vont pour être jugées … Poursuivre)
  • 4-5. Porta dell’Ade, fra cipressi (Porte de l’Adès, entre des cyprès)
  • 6-7. Letto funebre, con hypopodium (Lit funèbre, avec hypopodium [marche-pied])
  • 8-9. Scena di battaglia con un eroe armato di aratro (Scène de bataille avec un héros armé d’une charrue)
  • 10. Figure ammantate fra demoni, ai lati di un candelabro (Figures masquées entre des démons, aux côtés d’un candélabre)
  • 11. Maschera della Gorgone (Masque de Gorgone [12]Dans la mythologie grecque, les Gorgones sont trois sœurs (Sthéno, Euryale et Méduse). Créatures fantastiques et malfaisantes, leur regard a le pouvoir de pétrifier ceux qui portent les yeux sur elles. Méduse seule est mortelle. Selon Ovide, « célèbre par sa beauté, Méduse fut l’objet des vœux de mille prétendants, et la cause de leur rivalité jalouse ; parmi … Poursuivre)
  • 12. Maschera leonina (Masque de lion)

Urne cinerarie in terracotta policromata con raffigurazione del defunto sul coperchio (Urnes cinéraires en terre cuite polychromée). IIIe-IIe s. av. J.-C.

13.
16.
18.
14.
17.
19.
15.
20.
  • 13. Scilla brandisce un remo, fra due altri geni alati (Scylla brandit un aviron, entre deux autres génies ailés). Provenance : Montepulciano, Cervognano.
  • 14. Cavallo fra due guerrieri (Cheval entre deux guerriers)
  • 15-17. Scene di battaglia (Scènes de bataille)
  • 18. Scene di battaglia : Achile che uccide il principe troiano Troilo (Scène de bataille : Achille tuant le prince troyen Troïlus [13]Cette mort est contée dans les Chants cypriens, l’une des épopées du Cycle troyen : Troïlus (ou Troïlos) est surpris par Achille alors qu’il fait abreuver ses chevaux. Poursuivi jusqu’à l’autel d’Apollon Thymbréen, il est décapité et sa tête est jetée aux Troyens qui viennent à son secours.)
  • 19-20. Reciproca uccisione dei figli di Edipo, Eteocle e Polinice (Les fils d’Œdipe, Etéocle et Polynice, s’entretuent [14]À la suite de la révélation de l’inceste d’Œdipe, Étéocle et Polynice chassent leur père de Thèbes. Ce dernier maudit alors ses deux fils et leur prédit qu’ils se diviseront et mourront de la main l’un de l’autre. Pour conjurer cette malédiction, Étéocle et Polynice décident alors de régner sur Thèbes un an chacun, en alternance. Mais Étéocle … Poursuivre)
18. Époque hellénistique
  • Scene di banchetto (Scènes de banquet), peintures pariétales. Provenance : Tombe du Colle, 470 av. J.-C.

Urne cinerarie in alabastro (Urnes cinéraires en albâtre), IIIe s. av. J.-C. :

  • 1. (Fig. ) Sul coperchio, figura maschile con iscrizione : aule:[marcu]i:crapilu. Sulla cassa, l’Assedio di Tebe (Sur le couvercle, figure masculine avec inscription : aule:[marcu]i:crapilu. Sur la caisse, le Siège de Thèbes [15]Le siège et la destruction complète de la cité grecque de Thèbes eurent lieu en décembre 335 av. J.-C. Alors que la cité se révolte contre la domination macédonienne imposée par Philippe II, Alexandre le Grand, jeune roi de Macédoine en guerre, au même moment, contre des tribus illyriennes, intervient rapidement afin de mater le … Poursuivre.
  • 2. (Fig. ) Sul coperchio, figura maschile. Sulla cassa, scena di battaglia fra Greci e Galli. Superiormente, iscrizione incisa: thana:sentinati (Sur le couvercle, figure masculine. Sur la caisse, scène de bataille entre Grecs et Gaulois. Au sommet, inscription gravée : thana:sentinati
  • 3. (Fig. ) Sul coperchio, figura femminile. Sulla cassa, il defunto tra due demoni ; alla base, iscrizione (Sur le couvercle, figure féminine. Sur la caisse, le défunt entre deux démons. À la base, inscription). Provenance : Poggio al Moro.
  • 4. (Fig. ) Coperchio displuvato. Cassa poggiante su peducci conformati a zampe ferine. Scena di banchetto e due sfingi affrontate. Sui lati, scene di banchetto (Couvercle à deux pentes. Cassais de portée sur deux pieds en forme de patte de bête féroce. Scène de banquet et deux sphinges face-à-face. Sur les côtés, scènes de banquet).
19. Chiusi romaine

A. Anfore commerciali dalla cisterna romana dei Forti (Amphores romaines de la citerne des Forti)

  • 1. Type Haltern 70, Bétique [16]La province romaine de Bétique (ou « La Bétique ») correspond grosso modo à l’actuelle Andalousie. Elle tire son nom du Baetis, nom latin du fleuve Guadalquivir., fin du Ier s. av. J.-C. – milieu du Ier s. ap. J.-C.
  • 2. Type Dressel 7/11, fin du Ier s. av. J.-C. – Ier s. ap. J.-C.
  • 3. Type Dressel 7/11, avec titulus pictus : C. Esulei Donati, fin du Ier s. av. J.-C. – Ier s. ap. J.-C.
  • 4. Type Dressel 7/11, fin du Ier s. av. J.-C. – Ier s. ap. J.-C.
  • 5. Forme de tradition punique, milieu du IIe s. av. J.-C. – Ier s. ap. J.-C.
  • 6. Type Dressel 7/11, avec titulus pictus : M. Antonio Chio, milieu du IIe s. av. J.-C. – Ier s. ap. J.-C.

B. Portraits

  • 1. Ritratto femminile (Portrait féminin), marbre. Provenance : secteur du Palazzo Comunale, 40-30 av. J.-C.
  • 2. Ritratto di giovane donna (Portrait de jeune femme), premier âge Antonin, marbre, 138-161 ap. J.-C.
  • 3. Ritratto di donna velato capite (Portrait de femme velato capite), marbre, 161-180 ap. J.-C.
  • 4. Testa di Dioniso giovane (Tête de Dionysos jeune), copie d’époque hadrienne, d’après un original grec hellénistique. Anciennement Collection Emilio Casuccini.
  • 5. Testa femminile con diadema, probabilmente Giunone (Tête féminine avec diadème, probablement Junon). Œuvre de l’époque d’Auguste inspirée d’originaux grecs de l’ère classique.
  • Scena di caccia al cinghiale calidonio (Scène de chasse au sanglier de Calydon [17]Le sanglier a été envoyé par Artémis à Œnée, roi de Calydon, en Étolie, pour le punir : celui-ci a en effet oublié de faire une offrande à la déesse ainsi qu’il l’avait faite aux autres dieux lors de la fête des Thalysies (cette fête semble consister en des offrandes et des sacrifices à tous les dieux). Afin de débarrasser la région de ce fléau, … Poursuivre),
.
  • Erma gianiforma (Therme janiforme : tête de silène [18]Dans la mythologie grecque, Silène est un satyre, père adoptif et précepteur du dieu Dionysos, qui l’accompagne sans cesse. Il est en outre le dieu personnifiant l’Ivresse. barbu et tête de ménade [19]Ménades, chez les Grecs, ou Bacchantes chez les Romains, sont les adoratrices de Dionysos et de Bacchus.), IIe s. ap. J.-C.
  • Statua femminile (Statue féminine). Provenance : zone de l’ancienne église du Corpus Domini, IIe s. ap. J.-C.
  • 1. Altare funerario (Autel funéraire). Marbre. Collections épiscopales. Jadis utilisé comme bénitiers dans l’église de Santa Mustiola. Seconde moitié du Ier s. ap. J.-C. L’inscription est dédiée par C. Sentius Aluax à son épouse Veneria, morte à 27 ans, après cinq années de mariage.
  • 2. Base di travertino (Base en travertin). Avec dédicace des Tresviri Perpena, Terentius et Gavius, Ier s. av. J.-C.
  • Base onoraria (Base d’une statue). Inscription dédiée au chevalier L. Tiberio Mefanate Basilio, IV s. ap. J.-C.
14. les terres cuites architectoniques
Les terres cuites architectoniques.
15. Productions romaines
Productions romaines.
16. Époque romaine
Époque lombarde
17. Nostoi. Poggio Gaiella.
Épigraphie
Collections

Notes

Notes
1 Nom donné à des urnes funéraires antropomorphes
2 Le terme est dérivé de l’espagnol bucaro (« terre odorante »). Le bucchero est une terre argileuse très purifiée. Après cuisson le bucchero présente une tonalité uniformément noire (y compris dans l’épaisseur de la matière) et une surface brillante. La couleur n’est pas obtenue à l’aide de peinture mais grâce à un procédé de cuisson (en l’absence d’oxygène) empêchant les transformations chimiques d’oxydation qui donnent habituellement à l’argile cuit sa coloration orangée (celle-ci est liée à la présence des minéraux de fer contenus dans la terre.
3 La pietra fetida (fr. : « pierre fétide ») est ainsi nommée en raison de l’odeur désagréable de souffre qui en émane lorsqu’on la sculpte. Il s’agit d’un type de pierre calcaire tendre (et donc facile à sculpter), typique de la zone de Chiusi.
4 Attique : en référence à la péninsule de l’Attique qui constituait le territoire de la cité-État d’Athènes. Si les artisans athéniens n’ont inventé ni la poterie, ni l’usage du tour (celui-ci était apparu à la fin du IVe millénaire au Proche-Orient et s’était répandu dans l’ensemble du bassin méditerranéen), il est cependant vrai que, grâce à la qualité de ses gisements d’argile et à l’habileté de ses potiers, Athènes produisit durant plusieurs siècles une céramique sans équivalent dans le monde grec.
La domination de la céramique attique s’établit vers la fin du VIIe siècle av. J.-C., supplantant la production corinthienne, diffusée jusqu’au VIe siècle dans presque tout le monde méditerranéen. À partir de 550 av. J.C. et jusqu’à la fin du IVe siècle av. J.-C, la production athénienne régnera par la qualité de ses produits, d’abord à figures noires, puis à figures rouges.
5 Protomé : représentation de l’avant-corps d’un animal réel ou fictif.
6 Akheilos : démon marin de la mythologie grecque, mi-homme, mi requin. Pour s’être vanté d’être plus beau que la déesse Aphrodite, celle-ci le punit en condamnant le demi-dieu d’une grande beauté qu’il était alors à la laideur éternelle.
7 Columen : terme antique utilisé en architecture pour désigner la plus haute poutre de la charpente d’un toit.
8 Un cippe est une stèle en pierre de forme carrée ou ronde, portant une inscription. Ce petit monument servait à l’origine de borne indicatrice du tracé (par ex. d’un aqueduc romain, portant le nom de l’auteur de l’ouvrage, ainsi que d’autres indications) ou de borne-frontière délimitant une propriété. Par la suite, le terme désigne un petit monument sous la forme d’un pilier bas qui signalait l’emplacement d’une tombe et portait une inscription funéraire (les Étrusques marquaient le genre du défunt par une forme particulière, en forme de bouchon ou d’oignon pour les hommes, en forme de cylindre pour les femmes dans la nécropole du Crucifix du Tuf d’Orvieto). Ce petit édicule, à peine élevé du sol, renfermait une excavation destinée à recevoir une urne funéraire. 
9 Char antique à deux roues, attelé de deux chevaux de front, généralement utilisé pour les courses.
10 Dans la sculpture grecque archaïque, le terme xoanon qualifie une effigie de bois ou de pierre, représentée les bras collés le long du corps. À l’époque archaïque, le sculpteur procède à partir de « plans qui se croisent dans les angles et qui se développent selon les principaux points de vue, de telle sorte que l’image apparaît […] cubique », à l’imitation des plus anciennes statues réalisées dans un tronc d’arbre préalablement taillé comme une poutre. A l’époque hellénistique, le terme, de manière générique, qualifie une statue cultuelle ». Dizionario Treccani.
11 L’Hadès est le nom du royaume des morts dans la Grèce Antique. C’est un lieu souterrain où règne le dieu Hadès – raison pour laquelle on parle souvent de « royaume d’Hadès » ou « de l’Hadès » – pour signifier les Enfers (au pluriel). Le royaume d’Hadès est l’endroit où toutes les âmes vont pour être jugées après la mort. Elles y sont retenues comme des ombres sans force ni sentiment, mais qui peuvent reprendre vie quand on les évoque, en général par une libation de sang à même le sol.
12 Dans la mythologie grecque, les Gorgones sont trois sœurs (Sthéno, Euryale et Méduse). Créatures fantastiques et malfaisantes, leur regard a le pouvoir de pétrifier ceux qui portent les yeux sur elles. Méduse seule est mortelle. Selon Ovide, « célèbre par sa beauté, Méduse fut l’objet des vœux de mille prétendants, et la cause de leur rivalité jalouse ; parmi tous ses attraits, ce qui charmait surtout les regards, c’était sa chevelure ; j’ai connu des personnes qui m’ont assuré l’avoir vue. Le souverain des mers profana, dit-on, sa beauté dans un temple de Minerve. La fille de Jupiter détourna les yeux, couvrit de l’égide son chaste visage, et, pour ne pas laisser cet attentat impuni, elle changea les cheveux de la Gorgone en d’horribles serpents ; maintenant même, afin de frapper ses ennemis d’épouvante et d’horreur, elle porte sur l’égide qui couvre son sein les serpents qu’elle fit naître ». Ovide, Métamorphoses, IV. 793-802. Persée armé d’une épée offerte par Hermès parvient à la décapiter, aidé par Athéna à qui il offre sa tête. La tête du monstre, le Gorgoneion, est l’un des attributs de cette déesse.
13 Cette mort est contée dans les Chants cypriens, l’une des épopées du Cycle troyen : Troïlus (ou Troïlos) est surpris par Achille alors qu’il fait abreuver ses chevaux. Poursuivi jusqu’à l’autel d’Apollon Thymbréen, il est décapité et sa tête est jetée aux Troyens qui viennent à son secours.
14 À la suite de la révélation de l’inceste d’Œdipe, Étéocle et Polynice chassent leur père de Thèbes. Ce dernier maudit alors ses deux fils et leur prédit qu’ils se diviseront et mourront de la main l’un de l’autre. Pour conjurer cette malédiction, Étéocle et Polynice décident alors de régner sur Thèbes un an chacun, en alternance. Mais Étéocle refuse de laisser le pouvoir à Polynice lorsque son tour arrive. Polynice lève par conséquent une armée en s’alliant à d’autres cités afin de reprendre le pouvoir, et les deux frères s’entretuent.
15 Le siège et la destruction complète de la cité grecque de Thèbes eurent lieu en décembre 335 av. J.-C. Alors que la cité se révolte contre la domination macédonienne imposée par Philippe II, Alexandre le Grand, jeune roi de Macédoine en guerre, au même moment, contre des tribus illyriennes, intervient rapidement afin de mater le soulèvement. Abandonnée par ses alliés, Thèbes combat seule la puissante armée macédonienne. Vaincue, elle est entièrement détruite sur ordre d’Alexandre.
16 La province romaine de Bétique (ou « La Bétique ») correspond grosso modo à l’actuelle Andalousie. Elle tire son nom du Baetis, nom latin du fleuve Guadalquivir.
17 Le sanglier a été envoyé par Artémis à Œnée, roi de Calydon, en Étolie, pour le punir : celui-ci a en effet oublié de faire une offrande à la déesse ainsi qu’il l’avait faite aux autres dieux lors de la fête des Thalysies (cette fête semble consister en des offrandes et des sacrifices à tous les dieux). Afin de débarrasser la région de ce fléau, Œnée demande l’assistance de nombreux héros provenant de toute la Grèce antique, dont Méléagre son fils. Une chasse est organisée, qui réunit notamment Atalante, Thésée, Pélée, Télamon, Castor et Pollux, Jason, Amphiaraos, et d’autres. C’est Méléagre lui-même qui porte à la bête le coup fatal.
18 Dans la mythologie grecque, Silène est un satyre, père adoptif et précepteur du dieu Dionysos, qui l’accompagne sans cesse. Il est en outre le dieu personnifiant l’Ivresse.
19 Ménades, chez les Grecs, ou Bacchantes chez les Romains, sont les adoratrices de Dionysos et de Bacchus.