
Stefano di Giovanni di Consolo di Cortona dit ‘Il Sassetta’ (Sienne ou Cortone, 1392 [?], documenté à Sienne à partir de 1426 – 1450 ou 1451)
Le grand Triptyque de l’Arte della Lana, peint par Sassetta entre juillet 1423 et la fin de l’année 1426 pour la chapelle de l’Arte della Lana [2]Arte della Lana : Corporation ou Guilde des arts et métiers qui regroupait tous les métiers qui produisaient ou travaillaient la laine. Ce fut pendant un temps l’une des plus puissantes et les plus riches de son époque. C’est également la seule guilde qui, à Sienne, conserva son autonomie durant toute son existence (*). (*) Machtelt Israëls, « Altars on the street: the wool … Poursuivre) de Sienne [3]Les informations retrouvées dans les Statuts de l’Arte della Lana indiquent avec précision la période au cours de laquelle le polyptyque, destiné à orner une chapelle attenante à l’église de S. Pellegrino à Sienne, à été exécuté, soit entre juillet 1423 et la fin de l’année 1426., a été démembré, et ses compartiments dispersés en 1777, après la suppression des guildes [4]Le 3 février 1770, le gouvernement du grand-duc de Toscane Pietro Leopoldo supprimait « tous les matricules, taxes, empêchements prescrits anciennement sur qui voulait exercer des Arts » étaient abolis à Florence (*). Seule subsistait l’obligation de se faire enregistrer dans le registre des artisans, mais cette inscription, pour laquelle un droit fort modeste était perçu, était … Poursuivre. Première commande d’importance pour l’artiste, il s’agit également d’une « œuvre d’importance exceptionnelle pour toute la peinture siennoise du Quattrocento, et d’une exceptionnelle beauté, ainsi que l’attestent les différents fragments conservés, où sont déjà visibles les toutes premières des nouveautés révolutionnaires de la Renaissance, tant pour ce qui concerne la perspective des architectures, qui ne sont plus gothiques, que pour l’importante recherche de naturalisme dans les différentes figures et dans les paysages aux ciels cristallins dont la couleur se dégrade progressivement vers l’horizon. Cela est particulièrement vérifiable dans les historiettes de la prédelle qui sont fort heureusement parvenues jusqu’à nous, bien qu’il ne s’agisse que de fragments. [5]Pietro TORRITI, La Pinacoteca di Siena. I dipinti dal XII al XV secolo, Genova, Monte dei Paschi di Siena, 1977, p. 240. » Pietro Torriti ne manque pas de relever le caractère exceptionnel de l’œuvre et de souligner qu’entre 1423 et 1426, Sassetta doit être considéré comme « le peintre le plus moderne d’Europe » : de fait, on ne connaît, à la même période, soit avant 1423, aucune œuvre de Masaccio ni de Fra Angelico, les seuls qui auraient alors pu rivaliser avec lui sur le terrain de la représentation spatiale et de l’illusion de la profondeur qu’il est possible de créer, en peinture, sur un support plan.
Son aspect a été décrit par le père siennois Angiolo Maria Carapelli [6]Angiolo Maria Carapelli : né à Sienne en 1647, il y est mort en 1732 (Bullettino Senese di Storia Patria, CXVII, Sienne, Accademia senese degli intronati, 2010). en 1718 [7]« Accanto alla Porta di questa Chiesa vi è come una Maestà [?], o Cappella, dove è una tavola dipintovi il Venerabile in un ostensorio antico con molti Angeli che l’adorano, sopra S. Maria Sant(issi)ma, ed il Padre Eterno, ai laterali S. Antonio Abbate, e S. Tomaso d’Aquino, e nell’antico gradino diverse istorie in piccole figure che sono dei miracoli del Sacr(amen)to, … Poursuivre et, avec une plus grande précision, par l’abbé Girolamo Carli vers le milieu du XVIIIe siècle [8]« Tavola dell’Arte della Lana presso S. Pellegrino. Gran Tavola terminante in molte Piramidi acutissime. In mezzo Ostensiorio Gotico, sostenuto da molti Angeli, che suonan lunghe Trombe, Arpe, Organi f. in gran fondo d’oro, e colle vesti con grand’oro, che hanno un poco patito. Le teste sono graziose, tutto il resto cattivo. Sotto sono due Castelli con fabbriche, e … Poursuivre »
Les deux chroniqueurs, qui ont vu le polyptyque in situ alors qu’il était encore conservé dans son intégrité et l’ont décrit très soigneusement, rapportent que le compartiment central comportait dans sa partie inférieure les deux vers suivants : « HINC OPUS OMNE. PATRES. STEPHANUS CONSTRUIT AD ARAS SENENSIS JOHANNIS . AGENS CITRA LAPSUS ADULTOS [9]Contrairement à la traduction ancienne qu’en avait donné l’Abbé Carli (*), ces deux vers signifient
(*) « »
Comme l’indique encore l’abbé Carli, le panneau central était consacré à la Gloire de l’Eucharistie sous la forme d’un grand ostensoir. Ce panneau est aujourd’hui perdu, de même qu’il ne subsiste rien des panneaux latéraux.
Se fondant sur les indications de Carli, Federico Zeri [10]Federico ZERI, « Towards a Reconstruction of Sassetta’s Arte Della Lana Triptych (1423-6) », The Burlington Magazine, vol. 98, no. 635, 1956, pp. 36–41. JSTOR, http://www.jstor.org/stable/871796. Accessed 18 Mar. 2024. a proposé d’identifier les panneaux ayant appartenu au polyptyque de l’Arte della Lana, en intégrant notamment à l’ensemble les deux petits paysages (Una città sul mare » ; Un castello in riva al mare. Pinacoteca Nazionale de Sienne) aujourd’hui attribués à Sassetta (après avoir été longtemps considérés de la main d’Ambrogio Lorenzetti…), même si leur intégration dans l’œuvre soulève encore de nombreuses questions liées notamment à leur emplacement, à leur format et à leur signification dans ce contexte.
- Una città sul mare » ; Un castello in riva al mare. Pinacoteca Nazionale de Sienne
[11]Machtelt ISRAËLS, « Sassetta’s Arte della Lana Altar-piece and the Cult of Corpus Domini in Siena », The Burlington Magazine, CXLIII (2001), pp. 532-543.
[12]Machtelt ISRAËLS, « Altars on the street: the wool guild, the Carmelites and the feast of Corpus Domini in Siena (1356 –1456) », Renaissance Studies, XX, 2006, pp. 180-200.
Registre principal
- Sant’Antonio Abate (volet latéral droit ?). Sienne, Museo di San Donato, Banca Monte dei Paschi.
Remarque : pour des raisons stylistiques, et parce qu’une description rédigée par l’abbé Gian Girolamo Carli au XVIIIe s. fait état de la présence d’un Saint Antoine Abbé, ce panneau a longtemps été considéré comme le volet droit du Polittico dell’Arte della Lana. Cette appartenance est aujourd’hui largement remise en cause.
ELÉMENTS DU COURONNEMENT
- Il Profeta Elia ; Il Profeta Eliseo. Sienne, Pinacoteca Nazionale.
Remarque : en 1956, Zeri a associé l’Angelo Annunciante (Massa Marittima, Museo Civico) et la Vergine Annunziata (New-York, Yale University Art Gallery) au Retable de l’Arte della Lana [13]Federico ZERI, op. cit., pp. 36–41.. Cette suggestion a depuis été largement rejetée par la critique.
ELÉMENTS DE LA PRÉDELLE
Dans l’économie générale d’un polyptyque consacré au mystère de l’Eucharistie, la prédelle donnait logiquement à voir la Cène, dernier repas du Christ et des apôtres avant l’Arrestation au Jardin des oliviers, au cours duquel, précisément, fut institué le sacrement eucharistique. La prédelle était constituée de sept compartiments comportant, dans cet ordre [14], deux Scènes de la vie de saint Antoine dont la Tentation (Sienne, Pinacoteca Nazionale), l’Exécution d’un hérétique sur un bûcher (Musée de Melbourne), La Cène (Sienne, Pinacoteca Nazionale), le Miracle du Saint Sacrement (Barnard Castle, Bowes Museum), Saint Thomas d’Aquin en prière devant l’autel de la Vierge (Budapest, Musée des Beaux-Arts) et enfin Saint Thomas d’Aquin en prière devant le Crucifix (Vatican, Pinacothèque).
Si tous les compartiments de la prédelle pouvaient être réunis provisoirement, ce qui constituerait un événement, la prédelle aurait une organisation visuelle dont le montage ci-dessus tente de donner un aperçu [14]Le premier panneau tout à gauche, qui était également consacré à saint Antoine, semble définitivement perdu. :
- Sant’Antonio battuto dai diavoli. Sienne, Pinacoteca Nazionale.
- The burning of a heretic (Bûcher d’un hérétique avec l’élévation de l’hostie). Melbourne, National Gallery Victoria.
- Ultima Cena. Sienne, Pinacoteca Nazionale.
- A Miracle of the Eucharistic (Un miracle du saint Sacrement). Fragment de prédelle. Barnard Castle, Bowes Museum.
- Aquinói Szent Tamás imája (Saint Thomas d’Aquin en prière devant l’image). Budapest, Musée National.
- San Tommaso d’Aquino innanzi al Crocifisso (Saint Thomas d’Aquin devant le Crucifix), Rome, Musei Vaticani.
PILASTRES LATÉRAUX
Les pilastres extérieurs du polyptyque comprenait encore huit petit panneaux oblongs, représentant quatre Docteurs de l’Eglise, Jérôme, Grégoire, Ambroise et Augustin, ainsi les quatre saints patrons de Sienne, Ansano, Victor, Savino et Crescentius. Enfin deux pinacles surmontaient l’ensemble, représentant les prophètes Elie et Elisée (pinacothèque de Sienne).
- I Santi Vittore, Ansano, Savino e Crescenzio. Sienne, Pinacoteca Nazionale.
- I Santi Girolamo, Gregorio, Ambrogio e Agostino. Sienne, Pinacoteca Nazionale.
Notes
| 1↑ | Alessandro BAGNOLI (dir.), « Il Sassetta e il suo tempo. Uno sgardo sull’arte senese del primo Quattrocento » (cat. d’exp. Massa Marittima, Museo di San Pietro all’Orto, mars-juillet 2024), Florence, Centro Di, 2024, p. 41. |
|---|---|
| 2↑ | Arte della Lana : Corporation ou Guilde des arts et métiers qui regroupait tous les métiers qui produisaient ou travaillaient la laine. Ce fut pendant un temps l’une des plus puissantes et les plus riches de son époque. C’est également la seule guilde qui, à Sienne, conserva son autonomie durant toute son existence (*).
(*) Machtelt Israëls, « Altars on the street: the wool guild, the Carmelites and the feast of Corpus Domini in Siena (1356 –1456) », Renaissance Studies, XX (2006), p. |
| 3↑ | Les informations retrouvées dans les Statuts de l’Arte della Lana indiquent avec précision la période au cours de laquelle le polyptyque, destiné à orner une chapelle attenante à l’église de S. Pellegrino à Sienne, à été exécuté, soit entre juillet 1423 et la fin de l’année 1426. |
| 4↑ | Le 3 février 1770, le gouvernement du grand-duc de Toscane Pietro Leopoldo supprimait « tous les matricules, taxes, empêchements prescrits anciennement sur qui voulait exercer des Arts » étaient abolis à Florence (*). Seule subsistait l’obligation de se faire enregistrer dans le registre des artisans, mais cette inscription, pour laquelle un droit fort modeste était perçu, était désormais automatique (**). Si cette mesure ne signifiait pas encore l’abolition des corporations, contrairement à ce que voulurent croire certains et à ce que l’historiographie libérale du XIXe siècle vulgarisa, elle constituait néanmoins le prélude à la réorganisation globale du monde du travail. Ainsi, la Toscane remettait en cause avant la France de Turgot tout l’édifice corporatif. » Corine Maitte, « Le réformisme éclairé et les corporations : l’abolition des Arts en Toscane », dans Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2002/1 (no49-1), pp. 56-88.
(*) Governo della Toscana sotto il regno di Sua Maestà il re Leopoldo II, Florence, 1790. (**) Editto per l’abolizione delle tasse, leggi, ordini e consuetudini con le quali veniva ristretta l’ammissione all’esercizio delle Arti, 3 febbraio 1770, Leggi e Bandi, vol. V, n° 181, publié par Luigi DAL PANE, Il tramonto delle corporazioni in Italia (secoli XVIII e XIX), Milan, 1940, p. 203-210. |
| 5↑ | Pietro TORRITI, La Pinacoteca di Siena. I dipinti dal XII al XV secolo, Genova, Monte dei Paschi di Siena, 1977, p. 240. |
| 6↑ | Angiolo Maria Carapelli : né à Sienne en 1647, il y est mort en 1732 (Bullettino Senese di Storia Patria, CXVII, Sienne, Accademia senese degli intronati, 2010). |
| 7↑ | « Accanto alla Porta di questa Chiesa vi è come una Maestà [?], o Cappella, dove è una tavola dipintovi il Venerabile in un ostensorio antico con molti Angeli che l’adorano, sopra S. Maria Sant(issi)ma, ed il Padre Eterno, ai laterali S. Antonio Abbate, e S. Tomaso d’Aquino, e nell’antico gradino diverse istorie in piccole figure che sono dei miracoli del Sacr(amen)to, ove si vede scritto così Hinc opus omne. Patres. Stefanus construxit ad Aras. Senensis lohannis. Agens citra lapsus adultos. » Angiolo Maria CARAPELLI, Notizie delle chiese, e cose riguardevoli di Siena, BCS, B.VII.10, f. 32v, mise en ligne : http://www.memofonte.it/home/files/pdf/carapelli_pdf.pdf ; Machtelt ISRAËLS « Sassetta’s Arte della Lana Altar-Piece and the Cult of Corpus Domini in Siena », The Burlington Magazine, CXLIII, 2001, pp. 532–543. « Le document est cité pour la première fois par De Nicola (1913, 208) et pour la première fois transcrit par Pope-Hennessy (1939, 6-7). Cf. Israëls 2001, 532, n. 1. Avant Carapelli, le retable avait été brièvement mentionné lors de la visite canonique de l’évêque Francesco Bossi (1575) et dans une note de Giulio Mancini (XVIIe. s.). » Dóra SALLAY, Corpus of Sienese Paintings in Hungary 1420-1520, Florence, Centro Di, 2015, p. 77, note 10. |
| 8↑ | « Tavola dell’Arte della Lana presso S. Pellegrino. Gran Tavola terminante in molte Piramidi acutissime. In mezzo Ostensiorio Gotico, sostenuto da molti Angeli, che suonan lunghe Trombe, Arpe, Organi f. in gran fondo d’oro, e colle vesti con grand’oro, che hanno un poco patito. Le teste sono graziose, tutto il resto cattivo. Sotto sono due Castelli con fabbriche, e fortificazioni Gotiche con molte belle Torri, due Cupole f. In fondo leggesi II# [sic] in semigot. = Hinc opus Omne. Patres. Stefanus construxit ad aras Senensis Johannis. agens citra lapsus adultos. = Lateralmente sono in grande in 2 sportimenti separati S. Ant(onio). Ab(bate). e S. Tommaso d’Aquino con buone teste. Sopra in mezzo è la Mad(onn)a incoronata da Gesù Cristo; lateralmente in 2 sportimenti l’Annunziata; framezzo in 2 piramidine 2 Santini in mezze figure. Negli ultimi 2 sportimenti laterali 2 Santini per parte in piedi. Sotto è il gradino con sette storiette: a destra 3 di S. Antonio; in mezza la Cena del Sig(no)re, ove sono belle teste, e l’Architettura non è Gotica; la 5 ha teste di donne e d’uomini anche più belle delle preced(ent)i, con ossesso liberato uno che spira nello atto che sta per communicarsi, e il demonio porta via l’anima sua; le ultime due appartengono a S. Tom(maso). d’Aquino, e riguardono il Sagramento. Di sufficiente conservazione […]. » (« Grand tableau terminé par de nombreux pyramides très pointues. Au milieu, ostensoir gothique, soutenu par de nombreux anges, jouant de longues trompettes, harpes, orgues, f[igures] dans un grand fond d’or, et portant des vêtements à gros or, qui ont un peu souffert. Les têtes sont gracieuses, tout le reste est mauvais. Au-dessous se trouvent deux châteaux avec des bâtiments et des fortifications gothiques avec de nombreuses belles tours, deux dômes f. En gros, on lit en [lettres] semi-gothiques : Hinc opus omne. Patres. Stefanus construit ad aras Senensis Johannis. Agens citra lapsus adultos – . Latéralement, ils sont grands en 2 projections distinctes Saint Antoine Abbé et saint Thomas d’Aquin avec de bonnes têtes. Au-dessus au milieu se trouve la Madone couronnée par Jésus-Christ ; latéralement, dans deux compartiments l’Annonciation ; encadrées de 2 petites pyramides d’images saintes en demi-figures. Dans les derniers volets latéraux, 2 saints debout de chaque côté. En dessous se trouve le gradin [la prédelle] avec sept petites scènes : à droite 3 de Sant’Antonio ; au milieu se trouve la Cène du Seigneur, où l’on voit de belles têtes, et l’architecture n’est pas gothique ; dans la 5ème, il y a des têtes de femmes et d’hommes encore plus belles que les précédentes, dont l’une meurt au moment où elle est sur le point de communier, et le diable lui enlève son âme ; les deux dernières appartiennent à S. Thomas d’Aquin, et concernent le sacrement [de l’Eucharistie]. De conservation convenable […]. Giovanni Girolamo CARLI, Notizie di Belle Arti estratte da vari libri (1768), BCS, ms C.VII.20, ff. 81r-82r. ; repris dans John POPE-HENNESSY, Sassetta, London, Chatto & Windus [1939], pp. 6-7. |
| 9↑ | Contrairement à la traduction ancienne qu’en avait donné l’Abbé Carli (*), ces deux vers signifient
(*) « |
| 10↑ | Federico ZERI, « Towards a Reconstruction of Sassetta’s Arte Della Lana Triptych (1423-6) », The Burlington Magazine, vol. 98, no. 635, 1956, pp. 36–41. JSTOR, http://www.jstor.org/stable/871796. Accessed 18 Mar. 2024. |
| 11↑ | Machtelt ISRAËLS, « Sassetta’s Arte della Lana Altar-piece and the Cult of Corpus Domini in Siena », The Burlington Magazine, CXLIII (2001), pp. 532-543. |
| 12↑ | Machtelt ISRAËLS, « Altars on the street: the wool guild, the Carmelites and the feast of Corpus Domini in Siena (1356 –1456) », Renaissance Studies, XX, 2006, pp. 180-200. |
| 13↑ | Federico ZERI, op. cit., pp. 36–41. |
| 14↑ | Le premier panneau tout à gauche, qui était également consacré à saint Antoine, semble définitivement perdu. |

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