Giovanni Antonio Bazzi, dit ‘Il Sodoma’

Giovanni Antonio Bazzi dit ‘Il Sodoma’ (Vercelli 1477- Siena 1549), peintre.

Sa période d’apprentissage dans l’atelier piémontais de Martino Spanzotti définit son style, proche du classicisme ombrien. Il est accueilli à Sienne grâce à des agents proches de la puissante famille Spannocchi et, après le décor du réfectoire du couvent de Sant’Anna in Camprena, réalisé le célèbre cycle des Storie di Benedetto dans le cloître de l’abbaye olivetaine de Monte Oliveto Maggiore (1505-1508).

À Sienne, il entre en contact avec Benedetto Chigi pour le palais duquel il peint un décor sur le thème des Métamorphoses d’Ovide. Il est actif à Sienne entre 1510 et 1515, date de la réalisation de la Déposition et de la Flagellation de la Basilique de San Francesco (aujourd’hui à la Pinacoteca Nazionale). Il est de nouveau à Sienne entre 1525 et 1538, période à laquelle appartiennent ses œuvres les plus célèbres : les fresques de la Cappella di Santa Caterina dans l’église de San Domenico (1526), les saints Victor et Ansano (1529), ainsi que le Bienheureux Bernardo Tolomei (1533) pour le Palazzo Pubblico, la Nativité de la Vierge de la Porte Pispini (1531), l’Assunta pour la Cappella di Piazza, sur le Campo (1537), l’Adoration des Mages pour l’église de Sant’Agostino (1533). [1]

À propos du surnom : “Sodoma”

Selon Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes de Giorgio Vasari, publiées en 1568, l’artiste était toujours entouré de jeunes gens, dont il goûtait fort la compagnie, ce qui lui aurait valu son surnom de Sodoma (italien pour Sodome). Vasari ajoute, que loin d’en prendre ombrage, l’artiste en tirait gloire. Toujours selon la même source, après la victoire d’un des chevaux du Sodoma dans une course à Florence, son surnom aurait été scandé dans la ville, indisposant les citoyens (?).

Selon une autre sources non moins crédible que la précédente, ce fameux surnom viendrait d’une formule dialectale (“Su’nduma”, pour “Su ! Andiamo !”, en français : “Allons-y !”) sans cesse répétée par l’artiste.

[1] D’après Gabriele Fattorini, « Biografie degli artisti« , in Siena nel Rinascimento. Arte per la città. Cinisello Balsamo, Silvana Editoriale, 2007, pag. 358.