Cenni di Francesco, « Giudizio finale »

Cenni di Francesco (Florence, documenté à partir de 1369 – v. 1415)

Il Giudizio finale (Le jugement dernier), v. 1413.

Fresque

Inscription :

Provenance : In situ.

San Gimignano, église de San Lorenzo in Ponte.

La scène du Jugement dernier, qui se déroule sur le mur de l’abside, est divisée en deux registres. Au sommet, apparaît le Christ assis sur l’arc de l’iris en compagnie sa mère et, comme elle, coiffé d’une couronne. C’est donc bien en qualité de roi et reine des cieux que l’un et l’autre paraissent au jour du Jugement dernier, Jésus comme juge et Marie, dans le rôle d’intercesseur qui est le sien de façon coutumière. La lumière éblouissante de l’empyrée brille à travers la mandorle soutenue par un double cercle de séraphins ardents et de chérubins tout bleus, et tous pourvus de six ailes.

Le cercle s’élargit aux anges représentés selon leurs différences dans la hiérarchie céleste. Nous pouvons reconnaître les Trônes avec leurs miroirs et les Puissances munis de leurs boucliers. A droite, deux anges appartenant à la fanfare céleste font sonner les longues trompettes qui doivent appeller les morts à ressusciter le jour dernier. Il est probable que deux autres anges joueurs de trompette se dissimulent derrière l’importante lacune que l’on constate symétriquement, à gauche de l’œuvre. Enfin, un l’orchestre céleste accompagne des chanteurs disséminés dans l’intervalle. Ces derniers chantent les hymnes célestes et sont accompagnés de la viole à bras, de la lyre, de la flûte, du théorbe, de la trompette et de l’orgue portatif dont les instrumentistes que l’on voit alignés de part et d’autre de l’axe de l’image, au bord du cercle qui les sépare des apôtres.

Dans le registre inférieur, la Cour céleste est composée des douze apôtres assis frontalement sur un long banc, d’une manière qui les assimile aux témoins dont on sait la présence au jour dit. La plupart d’entre eux est identifiée par un attribut qui le désigne symboliquement :

Il reste donc à identifier Jacques le Mineur (ou le Juste) et Simon le Zélote. Matthias, quant à lui, est rarement représenté dans ce type de configuration.