Eremo di San Leonardo al Lago, Monteriggioni

Ermitage de San Leonardo al Lago

Strada dell’Osteriaccia, 4, località Santa Colomba (Monteriggioni).

Informations :

Se rendre à San Leonardo al Lago :

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Présentation

Le long de l’un des parcours de la Via Francigena qui traverse le pays siennois tout près de Santa Colomba et au beau milieu des bois de chênes et de chênes verts, dans un lieu qui fut (et dune certaine manière demeure) un désert, s’élève l’ermitage de San Leonardo al Lago. L’ermitage tire son nom d’un lac que de nombreux textes anciens qualifient de marais, situé tout proche et asséché au XVIIIe s. afin de cultiver les terres particulièrement fertiles. Les premières informations relatives à la présence d’une communauté d’ermites datent de l’année 1112. Cependant, la présence de cette communauté semble remonter à une époque plus lointaine. En 1239, l’ermitage devient propriété des Augustiniens, pui, en 1250, une bulle papale le réunit à celui, plus ancien et plus célèbre, de San Salvatore de Lecceto. La présence dans ces lieux d’importantes personnalités religieuses locales, parmi lesquelles le bienheureux Agostino Novello, qui y passa les dernières années de sa vie et y mourut en 1309, a contribué à transformer par la suite San Leonardo en lieu de pèlerinage.

Les restes d’une enceinte fortifiée et deux tours, l’une ronde, l’autre carrée, attestent du fait qu’en 1366, l’ermitage a été fortifié pour accueillir les populations voisines de Santa Colomba en périodes de troubles. Le développement architectural du complexe monastique reflète l’adhésion des premiers ermites à un principe de construction propre aux Ordres situés dans la mouvance augustinienne : des édifices de plan rectangulaire articulés autour d’un cloître.

Le Monastère connut une période de grande prospérité grâce aux donations de terres et aux offrandes des dévots, sans compter les contributions provenant des institutions publiques parmi lesquelles, en premier lieu, l’Ospedale di Santa Maria della Scala et la République de Sienne, qui promurent toutes deux son rayonnement. Au Trecento, la petite église romane primitive a été agrandie et transformée en une nouvelle structure gothique à nef unique, divisée en trois travées et comportant une abside rectangulaire. 

Le maître mot qui caractérise l’aspect extérieur des bâtiments est l’austérité. Les hautes façades sont plates et privées de tout ornement superflu, à l’exception, parfois, de quelques bandeaux de pierre venus souligner la structure de l’édifice.

L’église

La façade

Elle est précédée d’un escalier qui peine à suivre la pente du terrain.

L’abside

Intérieur de l’église

Le bâtiment conventuel

Le réfectoire

Dans l’ancien réfectoire, on peut voir une fresque de Giovanni di Paolo, chef-d’œuvre de la peinture siennoise du Quattrocento, qui représente une Crucifixion (v. 1445) parvenue jusqu’à nous à l’état fragmentaire.

Le cloître