Jésus de Nazareth

Selon le Nouveau Testament, Jésus de Nazareth (Jésus-Christ), enfanté miraculeusement par la Vierge Marie, est le Messie [1]Jacques Le Goff écrit : « L’étymologie de messie en hébreu – tout comme sa traduction en grec : christos (Christ) – confère à ce mot le sens de ‘oint’. L’onction est le signe et l’instrument de la vocation de l’attendu. Elle a privilégié de grands personnages : rois et fils de rois, fils de Dieu, à commencer chez les Hébreux par le roi David et sa descendance, puis … Poursuivre annoncé par l’Ancien Testament.

Iconographie
Épisodes de l’Enfance du Christ :
Épisodes de la vie publique du Christ :
Épisodes de la Passion du Christ :
Épisodes de la Résurrection du Christ :
Différents types iconographiques de la représentation du Christ
  • Christ Pantocrator
  • Christ de Piété
  • Le Christ aux plaies ou Christ mort soutenu par deux anges, très similaire mais apparu plus récemment (au XVe siècle, la représentation met l’accent sur les cinq plaies du Christ, lequel n’est pas vu en buste mais en pieds, le plus souvent dans un paysage) 
  • Le Christ de pitié ou Christ aux liens, une des figures du Christ souffrant attendant la mort pendant sa Passion
  • Le Christ aux outrages, portant des attributs royaux en présence des soldats se moquant de lui
  • Le Christ à la colonne, attaché et flagellé

La figure du Christ assis a été décrite en 1905 par Émile Mâle, qui date sa diffusion de la fin du XVe ou du commencement du XVIe siècle. Ce moment pris sur le vif aurait pu être inspiré aux artistes par les représentations de la Passion au cours des Mystères [2]Émile Mâle, « L’Art français de la fin du Moyen-Âge : l’apparition du pathétique », Revue des Deux Mondes, 29 (1905), p. 666..

symboles du Christ
  • Agneau : « Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccatum mundi» [3]« Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. ») Jn 1, 29. L’image de l’Agneau de Dieu prend son origine dans l’Ancien Testament et, surtout, dans l’agneau pascal des hébreux. Dans la forme ci-dessus, qui figure dans la narration de l’Evangile selon Jean, la formule, proclamée par la bouche de Jean Baptiste lors du Baptême, s’applique à Jésus Christ qui est identifié ici comme le Messie attendu selon les prophéties de l’Ancien Testament : elle le désigne explicitement dans son rôle de victime sacrificielle pour la rédemption des pêchés de l’humanité.
  • Bon pasteur : Le bon pasteur portant la brebis sur ses épaules représente le Christ sauveur et l’âme qu’il a sauvée. Ce symbole est fréquemment présent sur les sculptures ; on le trouve également souvent gravé sur les tombes.
  • Colonne (de l’Annonciation)
  • Poisson : En grec, poisson se dit IXOYC (ichtus). Disposées verticalement les cinq lettres de ce mot forment un acrostiche [4]Un acrostiche peut être constitué par la première lettre de chaque ligne ou chaque paragraphe d’un texte. : « Ἰησοῦς Χριστὸς Θεοῦ Υἱός, Σωτήρ / Iēsoûs Khristòs Theoû Huiòs Sōtḗr », soit « Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur ». Les premiers chrétiens persécutés l’utilisaient comme code secret pour se reconnaître entre eux. [5]Paul FieldhouseFood, Feasts, and Faith: An Encyclopedia of Food Culture in World Religions, Santa Barbara (Californie), ABC-CLIO, USA, 2017, p. 214. « […] si l’on joint les premières lettres de ces cinq mots grecs que nous avons dit signifier Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur, on trouvera Ichthus, qui veut dire en grec poisson, nom mystique du Sauveur, parce que lui seul a pu demeurer vivant, c’est-à-dire exempt de péché, au milieu des abîmes de notre mortalité, semblables aux profondeurs de la mer. » (Saint AugustinLa Cité de Dieu, XVIII, 23).

Notes

Notes
1 Jacques Le Goff écrit : « L’étymologie de messie en hébreu – tout comme sa traduction en grec : christos (Christ) – confère à ce mot le sens de ‘oint’. L’onction est le signe et l’instrument de la vocation de l’attendu. Elle a privilégié de grands personnages : rois et fils de rois, fils de Dieu, à commencer chez les Hébreux par le roi David et sa descendance, puis chez les chrétiens par Jésus-Christ, fils de Dieu, oint par le Saint-Esprit guidant la main de Jean Baptiste. » Jacques Le Goff, « L’attente dans le Christianisme : le Purgatoire », Communications, Année 2000, 79, p. 295.
2 Émile Mâle, « L’Art français de la fin du Moyen-Âge : l’apparition du pathétique », Revue des Deux Mondes, 29 (1905), p. 666.
3 « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. ») Jn 1, 29.
4 Un acrostiche peut être constitué par la première lettre de chaque ligne ou chaque paragraphe d’un texte.
5 Paul FieldhouseFood, Feasts, and Faith: An Encyclopedia of Food Culture in World Religions, Santa Barbara (Californie), ABC-CLIO, USA, 2017, p. 214.

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