Le « Credo »

Le Credo (fr. : « Je crois ») est une profession de foi catholique dont l’intitulé reprend la première parole.

Il existe trois formules du Credo prononcées par l’Eglise : le Symbole de Nicée-Constantinople, le Symbole des Apôtres et le Symbole de la foi dans la nuit pascale.

Le Symbole de Nicée-Constantinople est celui dont nous connaissons le mieux l’histoire. En 325, les évêques l’ont rédigé lors d’un concile tenu à Nicée, afin de réfuter la thèse d’un prêtre chrétien, Arius, niant la divinité de Jésus. Il ne suffisait pas de l’excommunier, il fallait aussi affirmer le Christ à la fois « vraiment homme et vraiment Dieu ». En 381, se tient un nouveau concile, à Constantinople. Il reprend le symbole de Nicée, cette fois à l’occasion d’une contestation portant sur la divinité de l’Esprit Saint. En 451, se tient un troisième concile, cette fois à Chalcédoine. Ce dernier « verrouille » le texte du symbole de Nicée-Constantinople tel que nous le connaissons à l’heure actuelle. Les catholiques (chrétiens de Rome) ont pourtant assez vite modifié le symbole de Nicée-Constantinople en ajoutant que l’Esprit Saint procédait du Père « et du Fils » (latin : filioque). Les orthodoxes ont, quant à eux, toujours refusé cet ajout de la formule « et du Fils ». La polémique a pris certaines proportions et provoqué la séparation des Églises d’Orient (Constantinople) et d’Occident (Rome) lors du schisme de 1054. Lorsque le pape Jean-Paul II a eu l’occasion de recevoir, à Rome, le patriarche de Constantinople Bartoloméos Ier, celui-ci a récité le symbole de Nicée-Constantinople sans le “filioque”, une première, manifestant ainsi un désir de réconciliation entre catholiques et orthodoxes sur cette divergence. [1]

On ne connaît pas l’origine du Symbole des apôtres.  Les chrétiens de Rome ont peut-être qualifié « des Apôtres » ce symbole parce qu’il contient douze articles dont chacun aurait été donné par l’un des douze apôtres (?) …

Le Symbole de la foi dans la nuit pascale est le même que le précédent, mis sous la forme d’un dialogue. La formule en a été restaurée par Vatican II, pour la nuit de Pâques,

Symbole de Nicée-Constantinople

« Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem cæli et terræ, visibilium omnium, et invisibilium.
Et in unum Dominum Iesum Christum, Filium Dei unigenitum. Et ex Patre natum ante omnia sæcula. Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero. Genitum, non factum, consubstantialem Patri : per quem omnia facta sunt. Qui propter nos homines, et propter nostram salutem descendit de cælis. Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine : et homo factus est. Crucifíxus étiam pro nobis : sub Pontio Pilato passus, et sepultus est. Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas. Et ascendit in cælum : sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos, et mortuos : cuius regni non erit finis.
Et in Spíritum Sanctum, Dominum, et vivificantem : qui ex Patre, Filioque procedit. Qui cum Patre, et Filio simul adoratur, et conglorificatur : qui locutus est per Prophetas.
Et unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam. Confíteor unum baptisma in remissionem peccatorum. Et expecto resurrectionem mortuorum. Et vitam venturi sæculi. Amen. 
» [2]

      1. Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem caeli et terrae, visibilium omnium et invisibilium.
      2. Et in unum Dominum Jesum Christum Filium Dei unigenitum.
        Et ex Patre natum ante omnia saecula. Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero.
      3. Genitum, non factum, consubstantialem Patri : per quem omnia facta sunt. Qui propter nos homines, et propter nostram salutem decendit de caelis.
      4. Et incarnatus est de Spiritu sancto ex Maria Virgine : Et homo factus est.
      5. Crucifixus etiam pro nobis : sub Pontio Pilato passus, et sepultus est.
      6. Et resurrexit tertia die, secundum Scripturas.
      7. Et ascendit in caelum : sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria, judicare vivos et mortuos : cujus regni non erit finis.
      8. Et in Spiritum sanctum, Dominum, et vivificantem : qui ex Patre Filioque procedit. Qui cum Patre et Filio simul adoratur, et conglorificatur : qui locutus est per Prophetas.
      9. Et unam, sanctam, catholicam, et apostolicam Ecclesiam.
      10. Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum.
      11. Et expecto resurrectionem mortuorum.
      12. Et vitam venturi saeculi.

Symbole des apôtres

Les chrétiens de Rome ont peut-être appelé « des Apôtres » ce symbole parce qu’il contient douze articles, dont chacun aurait été donné par l’un des douze apôtres (?). [2]

    1. Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.
    2. Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
    3. qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie,
    4. a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli,
    5. est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts,
    6. est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant,
    7. d’où il viendra juger les vivants et les morts.
    8. Je crois en l’Esprit Saint,
    9. à la sainte Église catholique, à la communion des saints,
    10. à la rémission des péchés,
    11. à la résurrection de la chair,
    12. à la vie éternelle.

[1] D’après : https://croire.la-croix.com/Les-formations-Croire.com/Theologie/Le-Credo-pas-a-pas/D-ou-vient-le-Credo/Les-trois-Credo, consulté le 3 janvier 2020.

[2] « Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles ; il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. Amen. »