Duomo (Cattedrale di Santa Maria Assunta), Siena

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La Cathédrale de Sainte Marie de l’Assomption

Piazza Duomo, 1. Sienne.

Informations : 

  • Call center : + 39 0577 236300
  • sienasms@operalaboratori.com
  • http://www.santamariadellascala.com
  • Pavement de la Cathédrale :
    • Les marqueteries de marbre sont découvertes une fois par an, à partir du 18 août (deux jours après le Palio de l’Assunta), et jusqu’à fin octobre. Le reste du temps, la majorité des œuvres est dissimulée sous des bâches de protection.

Se rendre à la Cathédrale :


« L’édifice du Haut Moyen Âge se dressait sur un escarpement rocheux qui contraignit à l’agrandissement de la cathédrale. Des solutions hardies furent donc adoptées, pour l’aménagement de la façade orientale ou pour le projet d’agrandissement de l’édifice vers Vallepiatta et l’édification dans le Planum Sainte-Marie d’une nef nouvelle – le Duomo nuovo, resté inachevé. Le chantier suscita l’acheminement de matériaux nombreux dont les caractéristiques sont perceptibles dans la structure même de l’édifice – comme l’adoption de voûtes plutôt que de couvertures en bois (capriate), comme l’emploi de briques au lieu de pierres au XIIIe siècle – ou dans son apparence – l’usage de parements en marbres blancs et noirs. L’usage des matériaux les plus communs tenait donc des circonstances et relevait d’un choix. Ce ne fut pas le cas des matériaux précieux (métaux et bois rares) qu’il fallut faire venir de loin, ni de la plupart des matières premières comme la chaux, le plâtre, le sable et l’eau qui se trouvaient en abondance à proximité de la ville et qui ne suscitèrent pas d’importants problèmes d’approvisionnements (hormis l’organisation du transport). Elles contribuèrent à faire considérer la cathédrale comme un ‘produit du terroir’. Les archives de l’Œuvre nous offrent la possibilité de mieux percevoir non seulement l’importance des ressources employées, mais aussi leur localisation et leur intense exploitation. » [1]GIORGI, Andrea, et MOSCADELLI, Stefano, « La cathédrale comme ‘produit du terroir’. Ressources naturelles et matières premières dans la construction de la cathédrale de Sienne : choix et approvisionnements (XIIIe-XIVe siècles) », Médiévales [En ligne], 53, automne 2007, mis en ligne le 03 novembre 2010 ;  URL … Poursuivre

Histoire de la Cathédrale en quelques dateS

« L’origine et les premiers phases de construction de la cathédrale de Sienne », écrivait Enzo Carli en 1976, « sont enveloppées d’une obscurité que même la lumière incertaine d’une légende n’a pas pu éclairer. De celle-ci, qui est sans aucun doute l’une des cathédrales les plus prestigieuses, les plus distinguées et les plus riches d’Europe, on ne connaît même pas avec une certaine approximation l’époque et les circonstances de la fondation, et on ne sait pas davantage quelle était son apparence primitive. De même, la chronologie de ses parties les plus anciennes est extrêmement incertaine et soulève d’innombrables questions encore loin d’être résolues. Selon la tradition, il semblerait qu’une première cathédrale à Sienne, dédiée à San Bonifacio, se dressait au sommet de la colline sur laquelle s’est formée la ville romaine, appelée Castelvecchio, et où il est d’usage d’indiquer une ancienne tour comme étant la prison dans laquelle Sant’Ansano, évangélisateur et saint patron de la ville, a été emprisonné : mais déjà au IXe siècle, cette église, ainsi que son évêché en annexe, avait été transférée à son emplacement actuel et avait pris le titre de Santa Maria. » [2]« L’origine e le prime vicende costruttive del Duomo di Siena sono avvolte in un’oscurità che nemmeno la incerta luce di qualche leggenda è stata capace di rischiarare. Di quella che senza dubbio è tra le più prestigiose, insigni e ricche cattedrali d’Europa non conosciamo neppure con una certa approssimazione l’epoca e le circostanze della fondazione, non … Poursuivre

CHRONOLOGIE
1058Alors que ses dimensions sont encore modestes, la Cathédrale, datant peut-être du neuvième siècle, accueille le synode qui dépose l’antipape Benoît X et élit Nicolas II. Il est « à peu près certain » [3]Enzo Carli, op. cit, p. 3. que sa façade est orientée perpendiculairement à l’actuelle. Il n’existe aucune preuve de l’existence antérieure d’un temple dédié à Minerve à cet endroit.
XIIe siècleC’est à cette époque que le bâtiment, doté d’une façade vers l’Ouest (du côté de l’Hôpital Santa Maria della Scala), pourrait avoir été transformé en basilique.
18 novembre 1179 Selon une croyance datant du milieu du XVe s., cette date est celle de la consécration de la nouvelle cathédrale, en présence du pape siennois Alexandre III (Ranuccio Bandinelli) [4]C’est la raison pour laquelle chaque année, tous les 18 novembre, la bannière papale est exposée sous la voûte du chœur en mémoire de l’événement.. En réalité, l’événement a bien eu lieu un 18 novembre, à une année imprécise, mais en présence de plusieurs évêques selon un usage fréquent. [5]Le témoignage de cet événement se trouve dans l’Ordo Officiorum Ecclesiae senensis (1215), qui constitue une source ancienne et incontestable.
1193Une bulle de Célestin III témoigne qu’à cette date, l’orientation de la façade a déjà changé : elle est dorénavant tournée vers l’Hôpital.
1196L’Opera di Santa Maria, constituée d’une députation de citoyens, est chargée de la maîtrise d’œuvre des travaux, en grande partie financés par la Municipalité, et pourvoie à l’achat des matériaux de construction et aux versement des salaires des dix maestri assermentés.
Avant décembre 1226Le bureau des sorties de la Biccherna enregistre à partir de cette époque des contrats relatifs à la construction et la décoration de la cathédrale.
1227La Biccherna enregistre une série de paiements pour des marbres blancs et noirs.
1238-1285Les moines de l’abbaye cistercienne de San Galgano contribuent fortement à l’avancement des travaux.
1258La direction de l’Œuvre de la Cathédrale est confiée aux moines de l’Abbaye de San Galgano, réputés pour leurs compétences d’administrateurs. Ces derniers conserveront la charge jusqu’en 1314. Ils rendent compte de leur mission devant le « Consiglio della Campana ».
1259De nouveaux paiements relatifs au chœur sont enregistrés.
1259-1264Construction de la coupole.
1260-1265Le gros œuvre ainsi que la coupole de la nouvelle cathédrale sont achevés.
1263Achats de plomb pour la couverture de l’édifice et paiement au maître-fondeur pérugin Rosso Padellaio [6]Rosso Padellaio est probablement l’habile artisan qui, en 1277, exécuta la tazza de bronze de la Fontana Maggiore de Perugia ainsi qu’une architrave, également en bronze, de la Cathédrale d’Orvieto. pour la « pomme » ou sphère de cuivre placée au sommet de la coupole.
1267Edification de l’abside (celle-ci sera démolie pour être agrandie)
1268La chaire réalisée par Nicola Pisano, avec l’aide de son fils Giovanni, d’Arnolfo fi Cambio, de Lapo di Ricevuto et d’autres encore, est installée à droite de la croisée du transept (elle sera déplacée en 1532).
À partir de 1280Au cours des vingt dernières années du XIIIe siècle, l’Opera del Duomo charge Giovanni Pisano de construire une nouvelle façade de la cathédrale car, par rapport à l’édifice roman, la nef a été agrandie de quelques mètres vers l’hôpital de Santa Maria de la Scala. Cette extension entraîne la démolition de l’ancienne façade, plus en retrait que l’actuelle et, peut-être, précédée d’un portique : en mai 1284, la première pierre de la nouvelle est posée lors d’une cérémonie solennelle.
Entre 1280 et 1284Réalisation du corps longitudinal de la nef.
1284Début de la construction de la partie inférieure de la façade par Giovanni Pisano.
1297Un document mentionne qu’à cette époque, Giovanni Pisano travaille encore comme contremaître pour la construction de la partie inférieure de la façade.
1297Giovanni Pisano abandonne le chantier de la cathédrale, laissant les travaux de la façade interrompus à la hauteur des gâbles des portails. Une nouvelle équipe de maîtres tailleurs de pierre, dans laquelle se trouve Camaino di Crescentino, prend le relai. [7]Cette information tirée des archives est d’une grande importance car elle corrige la date de la réalisation de la partie haute de la façade tout en jetant un éclairage sur son évaluation. « Un lourd préjugé critique a pesé sur la définition stylistique de la partie supérieure de la façade de la cathédrale de Sienne pendant près d’un siècle, affectant profondément sa … Poursuivre
1299Camaino di Crescentino est mentionné pour la première fois en relation avec l’Œuvre de la cathédrale, en tant que témoin dans une transaction financière. [8]Silvia Colucci, « Le sculture della parte alta della facciata del duomo e l’enigma di Camaino di Crescentino », op. cit., p. 93.
Entre 1299 et 1317 env.La façade est complétée sous la conduite de l’architecte Camaino di Crescentino, père du sculpteur Tino di Camaino.
22 février 1300Avec la bulle « Antiquorum habet fida relatio », le pape Boniface VIII inaugure le premier jubilée de l’Église Catholique. L’année 1300 devient la première Année Sainte, même si la bulle indique la date du jour de Noël 1299 pour en marquer le début. [9]Les entrées de la nouvelle façade existaient déjà lorsque Boniface VIII annonce l’Année Sainte : au-dessus du portail de droite, une inscription jubilaire est encore lisible aujourd’hui, sculptée directement sur le linteau déjà en place.Il s’agit d’une gravure originale de l’an 1300, bien que l’épigraphe ne contienne aucune datation, contrairement à … Poursuivre
1302Camaino di Crescentino apparaît à plusieurs reprises comme « sindaco e procuratore » (« maire et procureur ») de l’Œuvre dans divers actes notariés, comme preuve de l’existence d’une relation fiduciaire.
1310Camaino di Crescentino est documenté en tant que maître d’œuvre (capomaestro) de l’Opera del Duomo de 1310 à 1318.
1319« Un véritable tournant s’opère dans l’année, lorsque les maîtres actifs sur le site sont réduits à dix « de melioribus et utilioribus » : Camaino di Crescentino est mentionné en tête de liste. Bien qu’il ne soit pas qualifié de maître d’œuvre (et ne le sera jamais), il est probable qu’il ait occupé un rôle important ; on peut donc supposer que dans la première décennie du siècle le sculpteur avait largement gagné les faveurs de la direction de l’Œuvre. » [10]Silvia Colucci, « Le sculture della parte alta della facciata del duomo e l’enigma di Camaino di Crescentino », op. cit., p. 91
1311La Maestà de Duccio est installée sur le maître-autel datant de 1260.
1313Fin de la construction du campanile.
21 avril 1313Début des travaux d’agrandissement de la cathédrale (sur une longueur de deux travées) du côté de l’abside, en direction de Vallepiatta (ces travaux sont conduits par Camaino di Crescentino). L’entreprise est particulièrement complexe pour des motifs aussi bien techniques que statiques (la grande mole devait s’ériger au-dessus du versant abrupt de la colline de Vallepiatta), mais aussi pour des motifs esthétiques, sans nuire a l’équilibre architectonique à l’intérieur du temple, en particulier par rapport à la coupole. Commencé le 21 avril [11]Vittorio Lusini, Il duomo di Siena, I. Sienne, 1911, p. 115. le grand œuvre se poursuit sans interruption malgré les difficultés, si bien que dans l’espace créé sous le prolongement de l’abside est creusé le baptistere de San Giovanni dont les puissantes voutes ogivales seront achevées en 1326 (ibid., p. 162).
1317Trois chroniques évoquent le fait qu’en mai 1317, la façade est en voie d’achèvement, « au moins jusqu’au niveau de la rose compris [12]Enzo Carli, dans Antje Middeldorf Kosegarten, Scultori senesi nel « Duomo Vecchio ». Studi per la scultura a Siena (1250-1330). Siena, Ente Provinciale per il Turismo di Siena, 1988, introduction (non paginée). », comme l’a montré Antje Middeldorf Kosegarten, et que des travaux d’agrandissement sont en cours à l’est, avec l’ajout de deux travées supplémentaires du côté de l’abside entraînant le comblement de la « crypte ». La construction en a été rendue possible par la création du baptistère situé en contrebas, qui a servi de substruction. Chacune des deux branches du transept a été prolongée et la nef surélevée. L’hexagone sous le dôme n’est plus le centre de symétrie de l’église qui préexistait avant ces expansions.
1321Camaino di Crescentino est à nouveau maître d’œuvre (capomastro) de l’Opera del Duomo et le restera jusqu’à sa mort. [13]Au cours des années 1319 et 1320, la charge de maître d’œuvre est assumée par son fils Tino.
1333Achèvement de la partie inférieure de la façade.
1339Au sommet de sa prospérité, Sienne semble avoir considéré que la Cathédrale ne reflétait ni l’ampleur prise par la ville, ni l’augmentation de sa population et de sa richesse, et pas davantage l’expansion de la vie municipale. Survient le désir d’imiter Florence et la construction de sa nouvelle et gigantesque cathédrale. C’est alors que l’on envisage de développer le bâtiment existant de telle sorte que le corps longitudinal devienne le transept d’une nouvelle construction. Le projet impliquait la construction de trois nouvelles nefs, dont la principale viendrait s’insérer dans l’église existante à la hauteur du dôme ; en outre, une grande abside semi-circulaire avec chapelles rayonnantes devait être construite au nord.
Le projet du Duomo Nuovo est confié à Lando di Pietro après la résolution du Conseil Général du 23 Août 1339.
1340Le travail est dorénavant supervisé par sculpteur et architecte Giovanni di Agostino.
1348La peste, ainsi que des effondrements de la structure survenues cette année-là, conduisent à l’interruption des travaux.
1355Arrêt définitif du projet du Duomo Nuovo. Il subsiste dans l’actuelle Piazza della Quercia des vestiges plus ou moins visibles de cet échec : au sol, les marques de l’empattement des piliers de la nef, encastrés dans la façade du bâtiment du Museo dell’Opera Metropolitana del Duomo, des piliers déjà construits, et surtout, l’énorme façade de la cathédrale inachevée, appelée « Facciatone »). 
1357 (fin mai-juin)Interruption des travaux suite à la démolition ou, peut-être, à l’écroulement de certaines parties du Duomo nuovo ; éloignement temporaire du chantier du contremaître Domenico d’Agostino.
Après 1357Après l’abandon du projet de la nouvelle cathédrale, les Siennois se résignent à terminer l’ancienne construction et, quelques années plus tard, les travaux reprennent sous la direction de Domenico di Agostino, frère de Giovanni.
1364Achèvement de l’oculus (l’« occhio de la rota ») et des dernières fenêtres du nouveau chœur de la cathédrale.
Milieu du XIVe s.Giovanni di Cecco reprend la direction des travaux à une date imprécise.
Vers 1370La partie supérieure de la façade est achevée par Giovanni di Cecco. L’architecte semble avoir modifié les dessins de ses prédécesseurs pour donner à l’édifice un aspect plus gothique, avec notamment de hauts tympans et pinacles, héritage de l’influence de la cathédrale d’Orvieto.
1375Installation d’un nouveau maître-autel dans le chœur agrandi, entraînant le déplacement de la Maestà de Duccio sur cet autel, où elle demeurera jusqu’en 1506.
1382Achèvement de la nouvelle abside et augmentation de la hauteur des voûtes de la nef centrale.
1409Construction de la sacristie.
1412Benedetto di Bindo peint les fresques de la sacristie.
1438Giovanni Borghesi succède à Jacopo della Quercia en tant qu’Operaio ou surintendant de la cathédrale. Il demeure en fonction jusqu’en 1449. À ce titre, il est responsable d’une série de commandes importantes, parmi lesquelles la rénovation de la résidence épiscopale (détruite au XVIIe s.), du côté droit de la cathédrale.
1449Construction de la Chapelle de la Madonna delle Grazie.
1450Antonio Federighi assume pendant quelques mois la charge de capomastro de l’Œuvre de la Cathédrale avant de partir pour Orvieto où il prend en charge la coordination de l’Œuvre de la Cathédrale de la ville.
1458De retour d’Orvieto depuis un an (1457), Antonio Federighi se voit à nouveau confier la charge de capomastro (il la conservera jusqu’en 1480).
1480Giovanni di Stefano remplace Federighi en devenant capomastro.
Entre 1481 et 1488Alberto Arringhieri est recteur de l’Œuvre de la Cathédrale (il sera appelé une nouvelle fois à assurer cette charge en 1515).
1492Construction de la Bibliothèque Piccolomini.
1503-1507Pintoricchio peint le décor de la Libreria Piccolomini.
1506Pandolfo Petrucci ordonne le retrait la Maestà du maître-autel et passe commande à Baldassarre Peruzzi d’un nouvel autel qui ne sera achevé qu’en 1541. [14]« 1506 marque pour le Duomo de Sienne une année de transformation très importante dans l’organisation et dans l’aménagement des espaces intérieurs : interventions vraiment radicales, qui manifestèrent à toute la communauté civique une nouvelle conception des espaces de culte, c’est-à-dire des lieux réservés au clergé et de ceux où pouvait se réunir le peuple des fidèles … Poursuivre
1544Domenico Beccafumi réalise les fresques du chœur.
Entre 1658 et 1668Le recteur de l’Opera Metropolitana Ludovico de Vecchi, conseillé par Giovanelli Orlandi et avec l’accord du pape Alexandre VII Chigi, fait démolir le palais du recteur et le palais épiscopal qui, depuis le Moyen Âge flanquaient la façade de la Cathédrale.
Démolition de l’ancienne chapelle de la Madonna delle Grazie située dans nef de la Cathédrale.
1661Construction de la chapelle Chigi, également appelée Cappella del Voto, sur un dessin du Bernin.
1666Mise en place de la lanterne de la coupole, conçue par le Bernin.
PRINCIPAUX AGRANDISSEMENTS RÉALISÉS AU FIL DU TEMPS DANS LE CHŒUR ET LE TRANSEPT
CHRONOLOGIE
1. Le chœur avant 1215 (d’après Kees van der Ploeg [15]Kees van der Ploeg, « Architectural and liturgical aspects of Siena Cathedral in the Middle Ages », dans Henk W. van Os, Sienese Altarpieces. 1215-1460, Groningen, Egbert Forsten, 1988, pp. 105-147..

2. Le chœur entre 1260 et 1317 (d’après Kees van der Ploeg) [16]Kees van der Ploeg, « Architectural and liturgical aspects of Siena Cathedral in the Middle Ages », dans Henk W. van Os, op.cit., 1988, pp. 105-147..  
3. Le Duomo après 1317 : agrandissement du chœur et du transept
(d’après Kees van der Ploeg) [17]Kees van der Ploeg, « Architectural and liturgical aspects of Siena Cathedral in the Middle Ages », dans Henk W. van Os, op.cit., 1988, pp. 105-147.
4. Superposition du plan de la cathédrale avant 1317 avec le plan actuel (d’après Kees van der Ploeg) [18]Kees van der Ploeg, « Architectural and liturgical aspects of Siena Cathedral in the Middle Ages », dans Henk W. van Os, op.cit., 1988, pp. 105-147..
Schéma 1 :
Le chœur avant 1215
– Le maître-autel se situe à l’entrée du chœur, en haut des quatre marches qui mènent à la nef.
– L’autel du Saint Sacrement est alors situé au fond du chœur.
– Entre les deux autels, deux rangées de stalles qui se font face.
– Une chaire en bois à gauche du maître-autel et le siège de l’évêque à droite.
– Une chaire en pierre en bas des marches devant le pilier de droite sous la coupole, approximativement là où sera installée celle de Nicola Pisano.
Schéma 2 : Le chœur entre 1260 et 1317– Un grand-maître autel (auquel est intégré l’autel du Saint Sacrement) est installé en haut des marches. 
– Derrière, se situent les stalles en U inversé, jusqu’au fond du chœur.
– La Maestà de Duccio est installée sur le maître-autel en 1311 ; elle y restera jusqu’en 1375.
– La chaire de Pisano est installée en 1268 au bas des quatre marches, devant le pilier de droite sous la coupole ; elle y restera jusqu’en 1532.
Schéma 3 :
Le Duomo après 1317 (agrandissement du chœur et du transept)
– Le chœur est élargi et sa profondeur augmentée de deux travées. De même, les dimensions du transept sont considérablement augmentées.
– Quatre autels latéraux dédiés aux saints protecteurs de Sienne sont créés, « faisant couronne à la Maestà » (du moins à partir de 1375, puisque de 1311 à cette date, l’œuvre était installée sur le précédent autel).
– En 1375, le maître-autel est déplacé et installé à l’entrée du chœur ; les stalles ceinturent dorénavant tout le chœur.
– La Maestà de Duccio est placée sur le nouveau maître-autel ; elle y restera jusqu’en 1506.
– La chaire de Pisano ne sera déplacée qu’en 1532. Une seconde chaire, située devant le pilier de gauche sous la coupole, aurait fait vis-à-vis à celle de Pisano.
– Le plan indique également deux constructions de la première moitié du XVe s. : la Sacristie au nord-ouest (1409), ainsi que la Cappella delle Grazie au sud-est (1449).
Schéma 4 : Superposition du plan de l’église avant 1317 avec le plan actuel– La Maestà a été transférée en 1375 de l’ancien maître-autel (rectangle rouge) vers le nouveau (rectangle vert), jusqu’en 1506 date à laquelle elle en a été ôtée pour permettre la construction de l’actuel maître-autel conçu par Baldassare Peruzzi.
– La chaire de Pisano a été déplacée en 1532 (de la croix rouge vers la croix jaune sur le plan).
– Construite depuis 1661, la Cappella del Voto, avec son plan circulaire, remplace l’ancienne Cappella delle Grazie.
– La Libreria Piccolomini a été construite en 1492.
ASPECTs Extérieurs de l’édifice
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Intérieur de l’édifice
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À Sienne, une célébration aussi solennelle que celle de la bataille de Montaperti s’effectuait en grande partie à l’intérieur de la cathédrale depuis que la ville s’était placée sous la protection de la Vierge peu avant le conflit avec les Florentins. Cet acte de confiance envers Marie était symbolisé dans la lunette du portail central de la façade par un groupe sculpté de Giovanni Pisano et son atelier, qui est resté en place au moins jusqu’en 1702. L’œuvre est connue grâce à une fresque que Domenico di Bartolo a peinte en 1441 à Santa Maria della Scala. Celle-ci représente la Distribution des aumônes : on y voit deux anges représentant la personnification de Sienne, à gauche, et le Capitaine du Peuple, à droite, tous deux agenouillés devant la Vierge. En 1262, la municipalité fondait une chapelle en l’honneur de la Vierge et de tous les saints fêtés l’un des jours où Sienne avait remporté une victoire ; l’autel était ainsi dédié à saint Boniface, saint du jour de Montaperti (4 septembre), et doté d’un dossal dont subsiste la Madonna del voto, aujourd’hui attribuée à Dietisalvi di Speme. Dans la Cathédrale, lieu de mémoire par excellence, le carroccio (chariot) de la ville a également été longtemps conservé. Immédiatement après Montaperti, il est placé dans une salle de l’évêché, puis dans la Cathédrale, où « il est encore mentionné dans l’inventaire de 1446 : ‘Uno caro con ruote chiamasi el carroccio anticho che si portò a la sconfitta di Monte Aperto’ [20]« Un chariot à roues appelé le carroccio anticho (chariot antique) qui a conduit à la défaite (des Florentins] à Monte Aperto. » » : on ne sait pas exactement comment celui-ci était présenté, cependant, une légende raconte que les deux antennes de ce chariot sont encore fixées contre deux colonnes du transept de la cathédrale [21]Une autre version présente ces deux pièces de bois comme les mats d’un navire.. Cependant, on sait qu’elles « ont été ornées d’aigles royaux tant que Sienne a été gibeline : en effet, deux aigles pro Carroccio Communis sont payées à l’orfèvre Tura di Bernardino (25 lires) pour la visite de Conradin de Hohenstaffen [22]Conrad de Souabe ou de Hohenstaufen, dit Conradin ou Corradino en Italie (Landshut [Bavière], 1252 – Naples, 1268), duc de Souabe (1254-1268) sous le nom de Conrad IV, roi de Sicile (1254-1258) sous le nom de Conrad II et roi de Jérusalem (1254-1268) sous le nom de Conrad III) : dernier descendant masculin des Hohenstaufen en ligne directe, il est exécuté sur l’ordre … Poursuivre à Sienne en 1268. » [23]Fulvio Cervini, « La natura figurata. Monumenti ai caduti e forme di sacralizzazione dei campi di battaglia medievali », p. 763.

Œuvres visibles dans la Cathédrale

L’étroite porte située sous le monument à Pietro Bambagini Galletti donne sur l’un des passages secrets ménagés dans l’épaisseur des murs de la Cathédrale qui en compte plusieurs. Celui-ci conduit à une petite salle dans laquelle est conservé, à l’intérieur d’un coffre fort, le second reliquaire du bras droit du Baptiste donné en 1464 à l’Église Métropolitaine par le pape Pie II.

Les œuvres de la Cathédrale classées par genre
PEINTURE
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Plan de la Cathédrale. Emplacement des peintures. D’après Paolo Bianchini (Sienne, Opera della Metropolitana), dans LORENZONI, Mario (a cura di), « Le pitture del duomo ». Cinisello Balsamo (Milano), Silvana Editoriale, 2008.

BAS-COTÉ GAUCHE

BRAS GAUCHE DU TRANSEPT

COUPOLE

CHŒUR

SACRISTIE (ne se visite pas)

BRAS DROIT DU TRANSEPT

BAS-COTÉ DROIT

  1. Domenico Maria CanutiSan Gaetano da Thiene
  2. Annibale MazzuoliSan Girolamo ha la visione della trasfigurazione
  3. Raffaello VanniEstasi di san Francesco di Sales
  4. Pietro DandiniSposalizio mistico di Santa Caterina da Siena con santi e il re David
  5. Raffaello VanniVisione del beato Pietro Pettinaio

SCULPTURE
Plan de la Cathédrale. Emplacement des sculptures. D’après Paolo Bianchini (Sienne, Opera della Metropolitana), dans LORENZONI, Mario (a cura di), « Le sculture del duomo ». Cinisello Balsamo (Milano), Silvana Editoriale, 2009.

CONTRE-FAÇADE

COLLATÉRAL GAUCHE

  • CANONICA (aujourd’hui « bookshop ») :
    • 68. Scultore del XIX secolo, Leone con stemma dell’Opera
    • 69abcd. Scultore del XIX secolo, Quattro figure bibliche

VAISSEAU CENTRAL

BRAS GAUCHE DU TRANSEPT

CROISÉE DU TRANSEPT

COUPOLE

CHŒUR

SACRISTIE

  • 41. Scultore degli inizi del XV secolo, Tabernacolo

BRAS DROIT DU TRANSEPT

COLLATÉRAL DROIT

VITRAIL

CONTRE-FAÇADE

NEF

  • Les hautes baies géminées trilobées de la claire-voie du vaisseau central n’ont d’autre que celle de donner de la lumière au sein de l’édifice ; elles sont dépourvues de vitraux.

TAMBOUR DE LA COUPOLE

ABSIDE

MARQUETERIE DE MARBRE
Giovanni Paciarelli, « Pavimento del Duomo di Siena », 1884.
Schéma de l’emplacement des marqueteries.

VAISSEAU CENTRAL

COLLATÉRAL GAUCHE

BRAS GAUCHE DU TRANSEPT

CROISÉE DU TRANSEPT

  • Marche du maître-autel :
    • Mosé
    • Giuda Maccabeo
    • ?
    • ?

CHŒUR

  • Double frise autour du maître autel :
    • Domenico BeccafumiIl vecchio Tobia con il figlio Tobiolo e l’arcangelo Raffaele
    • Domenico BeccafumiUna donna che rappresenta la Carità o una Sibilla
    • Domenico BeccafumiAdamo inginocchiato
    • Domenico BeccafumiUn profeta che guarda attentamente il cielo di spalle
    • Domenico BeccafumiSibilla ?
    • Domenico BeccafumiSacrificio d’Abele
    • Domenico BeccafumiUna donna seduta con un bambino
    • Domenico BeccafumiIl sacrificio di Melchisedech
    • Domenico BeccafumiUna donna seduta con un bambino
    • Domenico BeccafumiEva in ginocchio
    • Domenico BeccafumiUn profeta con un libro aperto davanti
    • Domenico BeccafumiEliseo che resuscita il figlio della Sunamita

BRAS DROIT DU TRANSEPT

COLLATÉRAL DROIT

Œuvres provenant de la Cathédrale
Autres sites faisant partie du complexe de la Cathédrale

Notes

Notes
1 GIORGI, Andrea, et MOSCADELLI, Stefano, « La cathédrale comme ‘produit du terroir’. Ressources naturelles et matières premières dans la construction de la cathédrale de Sienne : choix et approvisionnements (XIIIe-XIVe siècles) », Médiévales [En ligne], 53, automne 2007, mis en ligne le 03 novembre 2010 ;  URL : http://journals.openedition.org/medievales/3963 ; DOI : 10.4000/medievales.3963, consulté le 19 juillet 2019.
2 « L’origine e le prime vicende costruttive del Duomo di Siena sono avvolte in un’oscurità che nemmeno la incerta luce di qualche leggenda è stata capace di rischiarare. Di quella che senza dubbio è tra le più prestigiose, insigni e ricche cattedrali d’Europa non conosciamo neppure con una certa approssimazione l’epoca e le circostanze della fondazione, non sappiamo esattamente quale fosse il suo primitivo aspetto, mentre anche la cronologia delle sue parti più antiche è estremamente incerta e dà adito a innumerevoli interrogativi ancora ben lontani dall’essere risolti. Secondo la tradizione, sembrerebbe che una prima cattedrale di Siena, dedicata a San Bonifacio, sorgesse al culmine del colle su cui si era formato l’abitato romano, detto Castelvecchio e dove in una vetusta torre si suole indicare la prigione nella quale fu incarcerato Sant’Ansano, evangelizzatore e patrono della città: ma già nel IX secolo questa chiesa, con l’annesso Episcopio, era stata trasferita nel luogo attuale e aveva assunto il titolo di Santa Maria. » Enzo Carli, Il Duomo di Siena e il Museo del Opera del Duomo, Florence, Scala, 1976, p. 3.
3 Enzo Carli, op. cit, p. 3.
4 C’est la raison pour laquelle chaque année, tous les 18 novembre, la bannière papale est exposée sous la voûte du chœur en mémoire de l’événement.
5 Le témoignage de cet événement se trouve dans l’Ordo Officiorum Ecclesiae senensis (1215), qui constitue une source ancienne et incontestable.
6 Rosso Padellaio est probablement l’habile artisan qui, en 1277, exécuta la tazza de bronze de la Fontana Maggiore de Perugia ainsi qu’une architrave, également en bronze, de la Cathédrale d’Orvieto.
7 Cette information tirée des archives est d’une grande importance car elle corrige la date de la réalisation de la partie haute de la façade tout en jetant un éclairage sur son évaluation. « Un lourd préjugé critique a pesé sur la définition stylistique de la partie supérieure de la façade de la cathédrale de Sienne pendant près d’un siècle, affectant profondément sa connaissance et son évaluation. Le seul présupposé que le travail de Giovanni Pisano s’était arrêté au niveau des portails éclipsé la valeur des sculptures placées dans la partie haute, qui semblaient constituer une interprétation incomprise de son style, quand elles ne s’opposaient pas ouvertement à un rejet. Ajoutez à cela l’interprétation incorrecte de certains documents, qui avait conduit les spécialistes à dater l’exécution des sculptures entourant la rosace au cours de la huitième décennie du XIVe siècle, époque où le maître d’œuvre Giovanni di Cecco était en charge du chantier. Par voie de conséquence, elles avaient été négligées par la plupart des critiques, qui voyaient dans l’art de l’époque une phase de crise et de stagnation, méritant à peine des études approfondies. » (Silvia Colucci, « Le sculture della parte alta della facciata del duomo e l’enigma di Camaino di Crescentino », dans Roberto Bartalini (dir.), Scultura gotica senese, Turin, Allemandi, p. 91).
8 Silvia Colucci, « Le sculture della parte alta della facciata del duomo e l’enigma di Camaino di Crescentino », op. cit., p. 93.
9 Les entrées de la nouvelle façade existaient déjà lorsque Boniface VIII annonce l’Année Sainte : au-dessus du portail de droite, une inscription jubilaire est encore lisible aujourd’hui, sculptée directement sur le linteau déjà en place.
Il s’agit d’une gravure originale de l’an 1300, bien que l’épigraphe ne contienne aucune datation, contrairement à ce qu’affirment divers savants, comme Vittorio Lusini, qui évoque sa présence en ajoutant la date « A.D. MCCC », qui n’est pourtant pas inscrite sur le linteau. Disposée sur trois lignes, l’inscription se lit de la manière suivante : « ANNUS CENTENUS ROME SEMP(ER) E(ST) IUBILENUS / CRIMINA LAXANTUR CUI PENITET ISTA DONA(N)T(UR) / HEC DECLARAVIT BONIFATIUS ET ROBORAVIT » (« La centième année à Rome est toujours celle du jubilé / Les péchés sont pardonnés à ceux qui se repentent / Ceci a été déclaré et confirmé par Boniface ».
10 Silvia Colucci, « Le sculture della parte alta della facciata del duomo e l’enigma di Camaino di Crescentino », op. cit., p. 91
11 Vittorio Lusini, Il duomo di Siena, I. Sienne, 1911, p. 115.
12 Enzo Carli, dans Antje Middeldorf Kosegarten, Scultori senesi nel « Duomo Vecchio ». Studi per la scultura a Siena (1250-1330). Siena, Ente Provinciale per il Turismo di Siena, 1988, introduction (non paginée).
13 Au cours des années 1319 et 1320, la charge de maître d’œuvre est assumée par son fils Tino.
14 « 1506 marque pour le Duomo de Sienne une année de transformation très importante dans l’organisation et dans l’aménagement des espaces intérieurs : interventions vraiment radicales, qui manifestèrent à toute la communauté civique une nouvelle conception des espaces de culte, c’est-à-dire des lieux réservés au clergé et de ceux où pouvait se réunir le peuple des fidèles venus participer aux célébrations liturgiques. Au cours des mois d’été de l’année, on démolit l’enceinte de marbre du chœur des chanoines construite peu après le milieu du Duecento devant le maître-autel situé dans l’hexagone, sous la coupole. Même l’imposant ambon de Nicola Pisano, jusque-là uni à la structure du chœur, fut démonté et mis en magasin. En outre, on ôta le grandiose retable de Duccio di Buoninsegna du maître-autel, auquel fut substitué le haut ciboire de bronze que le sculpteur Lorenzo di Pietro, dit « il Vecchietta », avait créé quarante ans auparavant pour le maître-autel de l’église de l’hôpital de Santa Maria della Scala, lequel fut alors transporté sur celui de la Cathédrale. » Monika Butzek, « Un dibattito sul luogo idoneo del coro dei canonici e sull’altare maggiore nel duomo di Siena (1492) », dans Paola Maffei e Gian Maria Varanini (dir.), Honos alit artes. Studi per il settantesimo compleanno di Mario Ascheri. II. Gli universi particolariCittà e territori dal medioevo all’età moderna, Florence, Firenze University Press, 2014, p. 174,https://usiena-air.unisi.it/retrieve/handle/11365/974023/20445/ASCHERI%20VOL%20II%20light.pdf, consulté le 30.03.2022.
15 Kees van der Ploeg, « Architectural and liturgical aspects of Siena Cathedral in the Middle Ages », dans Henk W. van Os, Sienese Altarpieces. 1215-1460, Groningen, Egbert Forsten, 1988, pp. 105-147.
16 Kees van der Ploeg, « Architectural and liturgical aspects of Siena Cathedral in the Middle Ages », dans Henk W. van Os, op.cit., 1988, pp. 105-147.
17 Kees van der Ploeg, « Architectural and liturgical aspects of Siena Cathedral in the Middle Ages », dans Henk W. van Os, op.cit., 1988, pp. 105-147.
18 Kees van der Ploeg, « Architectural and liturgical aspects of Siena Cathedral in the Middle Ages », dans Henk W. van Os, op.cit., 1988, pp. 105-147.
19 Vestiges du grandiose projet d’agrandissement de la Cathédrale imaginé et initié au XIVe s.
20 « Un chariot à roues appelé le carroccio anticho (chariot antique) qui a conduit à la défaite (des Florentins] à Monte Aperto. »
21 Une autre version présente ces deux pièces de bois comme les mats d’un navire.
22 Conrad de Souabe ou de Hohenstaufen, dit Conradin ou Corradino en Italie (Landshut [Bavière], 1252 – Naples, 1268), duc de Souabe (1254-1268) sous le nom de Conrad IV, roi de Sicile (1254-1258) sous le nom de Conrad II et roi de Jérusalem (1254-1268) sous le nom de Conrad III) : dernier descendant masculin des Hohenstaufen en ligne directe, il est exécuté sur l’ordre de Charles Ier d’Anjou, frère cadet du roi de France Louis IX, alors qu’il vient d’avoir 16 ans.
23 Fulvio Cervini, « La natura figurata. Monumenti ai caduti e forme di sacralizzazione dei campi di battaglia medievali », p. 763.
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